La Mort d'Attis - Hyacinthe Colin de Vermont (1693-1761)
Artiste : Hyacinthe Colin De Vermont (1693-1761)
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Le dieu grec Attis était l'époux de Cybèle, déesse de la fertilité. Originaire de Phrygie, un royaume d'Anatolie centrale, il est souvent représenté coiffé d'un bonnet phrygien ; ce couvre-chef, en matière souple, se caractérisait par sa forme conique dont la pointe retombait vers l'avant. Attis s'apprêtait à épouser la fille d'un roi lorsque Cybèle, outrée, le rendit fou. Poussé par cette folie, Attis se castra puis se donna la mort au pied d'un palmier, scène illustrée par ce dessin. On y voit Attis brandissant son poignard, prêt à porter le coup fatal ; son bonnet, qu'il a ôté, gît au sol sur sa droite. Attis (ou « Atys » en français) a marqué la culture artistique française ; citons notamment le célèbre opéra de Piccinni, créé en 1780 pour l'Opéra de Paris, dont le dénouement est le suicide du dieu. Le dessin de Colin de Vermont se distingue par une exécution libre, aux lignes et aux formes plus souples que ne l'aurait exigé une étude préparatoire destinée à la gravure. Il s'agit vraisemblablement d'une esquisse rapide, favorisée par les qualités mêmes du médium employé. Comme le montre cette œuvre, la pierre se prête particulièrement bien au rendu des volumes et de l'atmosphère. Toutefois, dès la fin de la Renaissance, la sanguine commença à être utilisée comme un médium à part entière pour des dessins aboutis. Tous nos remerciements au professeur John Adamson pour avoir identifié le sujet de l'œuvre.
Le dieu grec Attis était l'époux de Cybèle, déesse de la fertilité. Originaire de Phrygie, un royaume d'Anatolie centrale, il est souvent représenté coiffé d'un bonnet phrygien ; ce couvre-chef, en matière souple, se caractérisait par sa forme conique dont la pointe retombait vers l'avant. Attis s'apprêtait à épouser la fille d'un roi lorsque Cybèle, outrée, le rendit fou. Poussé par cette folie, Attis se castra puis se donna la mort au pied d'un palmier, scène illustrée par ce dessin. On y voit Attis brandissant son poignard, prêt à porter le coup fatal ; son bonnet, qu'il a ôté, gît au sol sur sa droite. Attis (ou « Atys » en français) a marqué la culture artistique française ; citons notamment le célèbre opéra de Piccinni, créé en 1780 pour l'Opéra de Paris, dont le dénouement est le suicide du dieu. Le dessin de Colin de Vermont se distingue par une exécution libre, aux lignes et aux formes plus souples que ne l'aurait exigé une étude préparatoire destinée à la gravure. Il s'agit vraisemblablement d'une esquisse rapide, favorisée par les qualités mêmes du médium employé. Comme le montre cette œuvre, la pierre se prête particulièrement bien au rendu des volumes et de l'atmosphère. Toutefois, dès la fin de la Renaissance, la sanguine commença à être utilisée comme un médium à part entière pour des dessins aboutis. Tous nos remerciements au professeur John Adamson pour avoir identifié le sujet de l'œuvre.
3 600 €
Epoque : 18ème siècle
Style : Louis XV - Transition
Etat : Très bon état
Matière : Pastel
Largeur : 24cm
Hauteur : 19cm
Référence (ID) : 1803791
Disponibilité : En stock
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