À travers les champs - Robert Deborne (1870 - 1944)
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À travers les champs - Robert Deborne (1870 - 1944)

Artiste : Robert Deborne (1870 -1944)
Veuillez noter que les descriptions utilisent Google Traduction

Robert François Abel Deborne est né en 1870 à Viviers, une petite ville épiscopale du sud de la France. Son père était un riche propriétaire terrien et sa mère appartenait à une prestigieuse dynastie de vignerons établie à Gigondas, localité voisine. On sait peu de choses sur l'enfance de Deborne, mais compte tenu de ses origines familiales, il est probable qu'elle ait été aisée. Il a suivi sa scolarité à Viviers avant d'intégrer l'École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon ; durant cette période, il a résidé rue Fournet, dans le quartier des Brotteaux. En 1900, Deborne s'installe à Meudon, en banlieue parisienne. Il y épouse Marie Morel ; le couple a deux enfants, Jacques (1904-1976) et May (dates inconnues). Lors du Salon de Paris de 1903, Deborne expose une étude de nu intitulée *Femme au miroir*, œuvre malheureusement perdue depuis lors. En 1905, il participe au Salon d’automne, une exposition dissidente créée par Renoir et Rodin pour rivaliser avec le Salon officiel d'été, jugé trop bureaucratique et conservateur par de nombreux artistes. C'est précisément lors de ce Salon de 1905 que le fauvisme — mouvement auquel Deborne a pris part — a connu un lancement retentissant. La famille Deborne s'installe en Corse en 1911, mais ce bonheur est de courte durée. Peu avant la Première Guerre mondiale, Deborne abandonne sa famille sur l'île pour retourner dans sa ville natale de Viviers. Il peut alors se consacrer pleinement à sa passion pour la peinture, sans entraves ni distractions.
Au cours des années suivantes, il exposa à maintes reprises au Salon du Sud-Est, présentant principalement des paysages du Vivarais et des régions voisines du Rhône. Rien n'indique que Deborne ait exercé une quelconque profession, préférant consacrer sa vie à la peinture. Issu d'un milieu aisé, il n'est guère surprenant qu'il n'ait ressenti ni le besoin d'organiser des expositions personnelles ni celui de nouer des liens avec des mécènes ou des marchands d'art de son vivant, puisqu'il n'avait pas à gagner sa vie. Un héritage reçu d'une tante célibataire, Anna Barruol (issue de la branche viticole de la famille), contribua également à cette situation en lui permettant d'aménager un atelier au 4, avenue de la Station à Viviers, en 1929. Menant une existence plutôt solitaire, Deborne parcourait souvent les chemins tranquilles de la campagne de Viviers, chargé de son chevalet, de ses toiles et de sa boîte de peinture, généralement abrité sous un chapeau aux dimensions imposantes. Il restait principalement dans la région du Vivarais, effectuant toutefois quelques incursions sur les rives du Rhône, à proximité du château et des vignobles de sa famille maternelle. Il peignait en plein air, revenant inlassablement sur les mêmes lieux pour saisir les nuances des saisons. De fait, toutes ses toiles connues représentent des paysages printaniers, estivaux ou automnaux ; aucune scène hivernale n'a été répertoriée. Cette approche saisonnière explique en partie pourquoi Deborne ne participait pas au Salon de Paris, privilégiant au contraire le Salon d'Automne. Le Salon de Paris se tenait en été, période durant laquelle Deborne se consacrait à ses séances de peinture dans sa région. L'un de ses rares compagnons lors de ces sorties était le peintre postimpressionniste Paul Signac, avec qui il noua une amitié étroite après avoir exposé à ses côtés au Salon du Sud-Est. Signac rendait souvent visite à Deborne à Viviers, où il séjournait à la Villa les Maraniousques. En 1942, les forces nazies occupèrent Viviers. Deborne dissimula ses œuvres dans son atelier, mais il s'éteignit en juillet 1944, deux mois seulement avant la libération de sa ville natale. Ses œuvres demeurèrent en sécurité, cachées dans son atelier, pendant plus de 80 ans, jusqu'à ce que le petit-fils de l'artiste découvre par hasard ce trésor enfoui. C’est peut-être pour cette raison que les œuvres de Deborne ont été négligées par le canon postimpressionniste.
36 000 €

Epoque : 20ème siècle

Style : Art moderne

Etat : Très bon état

Matière : Huile sur toile

Largeur : 105cm

Hauteur : 68.5cm

Référence (ID) : 1811965

Disponibilité : En stock

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8 Cecil Court
London WC2N, Angleterre

02073790499

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