Le Jugement de Pâris – Glyn Warren Philpot (1884-1937)
Artiste : Glyn Warren Philpot (1884-1937)
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*Le Jugement de Pâris* de Glyn Warren Philpot illustre un épisode de la mythologie grecque classique où Pâris est chargé de désigner la plus belle déesse parmi Aphrodite, Héra et Athéna. Pâris choisit Aphrodite ; en récompense, elle lui offre l'amour d'Hélène, ce qui entraîne l'enlèvement de cette dernière et, par la suite, la guerre de Troie. Pâris se tient face aux trois déesses, tenant la pomme d'or qu'il doit remettre à Aphrodite. Aphrodite, Héra et Athéna tournent le dos au spectateur pour faire face à Pâris ; leurs postures entrelacées rappellent les représentations des Trois Grâces. Leurs tenues permettent de les identifier : Athéna apparaît avec son casque et sa lance, Aphrodite — traditionnellement représentée nue — est à moitié couverte d'une robe rose, tandis qu'Héra, épouse de Zeus, se tient entre elles. La toile est encadrée par des branches d'arbres dans la partie supérieure et par un mur situé en bas et à gauche, donnant au spectateur l'impression d'être un observateur extérieur plutôt qu'un participant à la scène. Philpot utilise une palette de tons pastel clairs pour saisir la vive lumière du soleil grec qui baigne la scène. Cette œuvre témoigne de l'évolution de Philpot vers le modernisme, amorcée après son installation à Paris en 1930. Lassé de peindre des portraits mondains, il s'oriente alors vers des thèmes plus mythologiques et liés à l'identité *queer*. Les personnages et le paysage sont stylisés et traités en aplats ; les traits sont suggérés plutôt que détaillés, créant un effet décoratif d'ensemble. Une attention particulière est portée aux drapés des déesses : les plis, aux couleurs et textures variées, sont magnifiquement rendus. Le regard est attiré par un navire à la voile rouge vif naviguant au loin ; ce rouge contraste avec les nuances de bleu environnantes et préfigure peut-être l'enlèvement d'Hélène, ce visage qui, selon la légende, « lança mille navires » pour la guerre de Troie.
Glyn Warren Philpot RA (1884-1937) était un peintre et sculpteur britannique, surtout connu pour ses portraits de personnalités de son époque. Ses œuvres apportent une contribution majeure à la représentation sensible de modèles noirs entre les années 1910 et 1930, tout en explorant des thématiques à la fois « queer » et religieuses. Né à Clapham, Philpot a grandi à Herne, dans le Kent, avant d'étudier à la Lambeth School of Art (aujourd'hui City and Guilds of London Art School) en 1900, puis à l'Académie Julian à Paris. Il a exposé pour la première fois à la Royal Academy en 1904 et en a été élu membre en 1923. Il a également été membre fondateur de la National Portrait Gallery en 1911. Portraitiste mondain très prisé, Philpot tirait de ces commandes des revenus lui permettant de voyager en France, en Italie, en Amérique et en Afrique du Nord, tout en continuant à peindre des œuvres à sujet. Ces dernières, au style plus moderne — plus plat et plus stylisé que ses créations antérieures —, reflètent son monde intérieur et ses contradictions : homosexuel, il s'était converti au catholicisme. Son intérêt pour le nu masculin et les portraits de jeunes hommes — identifiés comme étant ses amis, modèles ou amants — témoigne, selon toute vraisemblance, de l'acceptation progressive de sa propre sexualité. Philpot a entretenu une relation avec l'artiste Vivian Forbes (1891-1937) de 1923 à 1935. Une coupe d'amitié (« loving cup ») conservée au Brighton Museum témoigne de leur relation, tout comme le suicide de Forbes, survenu au lendemain des funérailles de Philpot en 1937. Philpot est décédé d'un accident vasculaire cérébral en 1937. Il repose dans un tombeau en granit rose au cimetière de l'église St Peter, dans l'ouest de Londres.
*Le Jugement de Pâris* de Glyn Warren Philpot illustre un épisode de la mythologie grecque classique où Pâris est chargé de désigner la plus belle déesse parmi Aphrodite, Héra et Athéna. Pâris choisit Aphrodite ; en récompense, elle lui offre l'amour d'Hélène, ce qui entraîne l'enlèvement de cette dernière et, par la suite, la guerre de Troie. Pâris se tient face aux trois déesses, tenant la pomme d'or qu'il doit remettre à Aphrodite. Aphrodite, Héra et Athéna tournent le dos au spectateur pour faire face à Pâris ; leurs postures entrelacées rappellent les représentations des Trois Grâces. Leurs tenues permettent de les identifier : Athéna apparaît avec son casque et sa lance, Aphrodite — traditionnellement représentée nue — est à moitié couverte d'une robe rose, tandis qu'Héra, épouse de Zeus, se tient entre elles. La toile est encadrée par des branches d'arbres dans la partie supérieure et par un mur situé en bas et à gauche, donnant au spectateur l'impression d'être un observateur extérieur plutôt qu'un participant à la scène. Philpot utilise une palette de tons pastel clairs pour saisir la vive lumière du soleil grec qui baigne la scène. Cette œuvre témoigne de l'évolution de Philpot vers le modernisme, amorcée après son installation à Paris en 1930. Lassé de peindre des portraits mondains, il s'oriente alors vers des thèmes plus mythologiques et liés à l'identité *queer*. Les personnages et le paysage sont stylisés et traités en aplats ; les traits sont suggérés plutôt que détaillés, créant un effet décoratif d'ensemble. Une attention particulière est portée aux drapés des déesses : les plis, aux couleurs et textures variées, sont magnifiquement rendus. Le regard est attiré par un navire à la voile rouge vif naviguant au loin ; ce rouge contraste avec les nuances de bleu environnantes et préfigure peut-être l'enlèvement d'Hélène, ce visage qui, selon la légende, « lança mille navires » pour la guerre de Troie.
Glyn Warren Philpot RA (1884-1937) était un peintre et sculpteur britannique, surtout connu pour ses portraits de personnalités de son époque. Ses œuvres apportent une contribution majeure à la représentation sensible de modèles noirs entre les années 1910 et 1930, tout en explorant des thématiques à la fois « queer » et religieuses. Né à Clapham, Philpot a grandi à Herne, dans le Kent, avant d'étudier à la Lambeth School of Art (aujourd'hui City and Guilds of London Art School) en 1900, puis à l'Académie Julian à Paris. Il a exposé pour la première fois à la Royal Academy en 1904 et en a été élu membre en 1923. Il a également été membre fondateur de la National Portrait Gallery en 1911. Portraitiste mondain très prisé, Philpot tirait de ces commandes des revenus lui permettant de voyager en France, en Italie, en Amérique et en Afrique du Nord, tout en continuant à peindre des œuvres à sujet. Ces dernières, au style plus moderne — plus plat et plus stylisé que ses créations antérieures —, reflètent son monde intérieur et ses contradictions : homosexuel, il s'était converti au catholicisme. Son intérêt pour le nu masculin et les portraits de jeunes hommes — identifiés comme étant ses amis, modèles ou amants — témoigne, selon toute vraisemblance, de l'acceptation progressive de sa propre sexualité. Philpot a entretenu une relation avec l'artiste Vivian Forbes (1891-1937) de 1923 à 1935. Une coupe d'amitié (« loving cup ») conservée au Brighton Museum témoigne de leur relation, tout comme le suicide de Forbes, survenu au lendemain des funérailles de Philpot en 1937. Philpot est décédé d'un accident vasculaire cérébral en 1937. Il repose dans un tombeau en granit rose au cimetière de l'église St Peter, dans l'ouest de Londres.
42 000 €
Epoque : 20ème siècle
Style : Art moderne
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur toile
Largeur : 90cm
Hauteur : 111.5cm
Référence (ID) : 1804077
Disponibilité : En stock
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