Ruelle au Caire – Carl Werner (1808-1894)
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Ruelle au Caire – Carl Werner (1808-1894)

Artiste : Carl Werner (1808-1894)
Veuillez noter que les descriptions utilisent Google Traduction

Nous avons ici un dessin préparatoire que Werner a probablement réalisé *in situ*, dans l'intention de s'en servir pour élaborer ultérieurement des compositions picturales. Cette œuvre, d'une grande richesse de détails, témoigne de la minutie des artistes orientalistes ainsi que de leur souci de l'esthétique et de l'exactitude. De retour dans son atelier, Werner s'appuyait sur ces détails pour soutenir sa mémoire au cours de son travail. L'œuvre révèle une attention particulière portée aux éléments architecturaux, l'artiste s'attachant notamment à rendre les arcades ornées et les échoppes en bois qui bordent la rue.

Carl Friedrich Heinrich Werner est né à Weimar en 1808, fils d'un professeur de piano et d'une chanteuse. Durant sa jeunesse, il étudie à la fois la peinture et l'architecture, avant de conclure que la première constitue sa véritable vocation. Ce sont ses représentations de monuments architecturaux qui lui valent ses premiers succès. Ses expositions à Dresde attirent l'attention du directeur de l'Académie des beaux-arts, lui permettant d'obtenir une bourse de voyage. Encouragé par Goethe, Werner décide de se rendre en Italie. Il y passe les vingt années suivantes à perfectionner son art à Rome, Venise, Bologne et Florence. Ce n'est qu'en 1852 qu'il entreprend son premier voyage en Orient, visitant la Terre sainte et l'Égypte. En 1864, il retourne en Égypte et parcourt toute la vallée du Nil. À son retour, il visite également Jaffa, Jérusalem, Bethléem, Hébron, Beyrouth et Damas, réalisant des croquis détaillés pour ses futures compositions. S'imprégnant totalement de la vie locale, il parvient à capturer dans ses œuvres la vitalité et l'effervescence du quotidien. Werner réalise des croquis puis des peintures — principalement à l'aquarelle, bien qu'il ait également produit quelques huiles — représentant surtout des paysages et des monuments. Ses œuvres, d'un grand intérêt historique, se distinguent par leur réalisme et la précision de leurs détails ; il excelle également dans le rendu de la lumière. Parmi ses meilleures réalisations figurent ses vues de Jérusalem, et notamment celle du Dôme du Rocher qu'il a représenté, fait rare, depuis l'intérieur, alors que la plupart des voyageurs le peignaient généralement de loin. Sa présence à l'intérieur du sanctuaire était d'autant plus remarquable que l'accès en était alors interdit aux non-musulmans. Werner a exposé régulièrement tout au long de sa carrière : à partir de 1858 avec l'Association des artistes de Berlin, dès 1861 à l'Académie de Berlin et à partir de 1870 à l'Académie de Dresde.
Il a également exposé à Londres entre 1860 et 1878, notamment à la Royal Academy et, à de nombreuses reprises, à la New Watercolour Society, dont il fut d'abord membre associé puis membre à part entière. Par ailleurs, il était membre de l'Académie de Venise et a exposé ses œuvres en Italie. Ses peintures figurent dans plusieurs grandes galeries et musées européens, tels que le Victoria and Albert Museum (V&A), le musée de Venise et la National Gallery de Berlin. En 1882, à l'âge de 74 ans, Werner est nommé professeur d'aquarelle à l'Académie des beaux-arts de Leipzig. Il retourne à Rome en 1891. Il s'éteint deux ans plus tard à Leipzig, à l'âge de 85 ans. Cette toile est empreinte d'un réalisme saisissant, nourri par la vaste expérience de voyage de Werner en Égypte. Bien qu'elle ait été réalisée en atelier, l'artiste s'est appuyé sur ses études dessinées pour la concevoir. La précision de son trait se manifeste dans le rendu détaillé de divers motifs architecturaux, allant des arcs outrepassés aux panneaux de pierre ornés. Les nuances de rouge profond des tapis apportent une touche de couleur qui tranche avec la palette aux tons sable du reste de la composition, sans pour autant l'écraser ; elles offrent au contraire un cadre naturel aux trois personnages figurant au centre du tableau. Outre sa connaissance de l'architecture du Moyen-Orient, cette œuvre témoigne de la profonde compréhension qu'avait Werner des coutumes culturelles égyptiennes. La scène se déroule dans un bazar : un homme âgé examine la qualité d'un tapis proposé par un marchand. Il s'agissait là d'une situation courante dont Werner a sans doute été témoin à maintes reprises, tant le commerce textile et le système des bazars sont ancrés dans les cultures égyptienne et ottomane. Dans l'ensemble, ce tableau constitue une magnifique illustration de l'admiration que Werner vouait à l'Égypte, à son peuple et à sa culture.
960 €

Epoque : 19ème siècle

Style : Orientaliste

Etat : Très bon état

Matière : Papier

Largeur : 27cm

Hauteur : 42.5cm

Référence (ID) : 1818403

Disponibilité : En stock

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8 Cecil Court
London WC2N, Angleterre

02073790499

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