L'Eglise au Paysage - Robert Deborne (1870 - 1944)
L'Eglise au Paysage - Robert Deborne (1870 - 1944)-photo-2
1803719-main-6a70a25876629.jpg 1803719-6a70a25895eef.jpg

L'Eglise au Paysage - Robert Deborne (1870 - 1944)

Artiste : Robert Deborne (1870 -1944)
Veuillez noter que les descriptions utilisent Google Traduction

L'œuvre de Deborne, *L'Église au paysage*, représente une église nichée au cœur de la campagne de Viviers. L'édifice se dresse entre les arbres verdoyants du premier plan et les collines aux pentes douces de l'arrière-plan, le tout sous un ciel bleu clair et lumineux qui évoque la chaleur paisible et idyllique d'une journée d'été. Deborne emploie une palette de couleurs vives, typique du fauvisme : le jaune éclatant de l'église est rehaussé par les nuances orangées des champs environnants. Cette œuvre illustre parfaitement l'approche caractéristique de Deborne en matière de couleur, privilégiant les aplats aux dégradés. Cela se manifeste notamment dans le rendu soigné de la lumière sur le flanc de la colline, traduit par des zones de gris plus clair aux reflets violacés. Bien qu'influencé par Cézanne, Deborne s'approprie ces influences pour saisir la beauté de la région de Viviers et exprimer le lien profond qui l'unissait à cette partie de la France.
Robert François Abel Deborne est né en 1870 à Viviers, une petite ville épiscopale du sud de la France. Son père était un riche propriétaire terrien et sa mère appartenait à une prestigieuse dynastie de vignerons établie à Gigondas, localité voisine. On sait peu de choses sur l'enfance de Deborne, mais compte tenu de ses origines familiales, il est probable qu'elle ait été aisée. Il a suivi sa scolarité à Viviers avant d'intégrer l'École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon ; durant cette période, il a résidé rue Fournet, dans le quartier des Brotteaux. En 1900, Deborne s'installe à Meudon, en banlieue parisienne. Il y épouse Marie Morel ; le couple a deux enfants, Jacques (1904-1976) et May (dates inconnues). Lors du Salon de Paris de 1903, Deborne expose une étude de nu intitulée *Femme au miroir*, œuvre malheureusement perdue depuis lors. En 1905, il participe au Salon d’automne, une exposition dissidente créée par Renoir et Rodin pour rivaliser avec le Salon officiel d'été, jugé trop bureaucratique et conservateur par de nombreux artistes. C'est précisément lors de ce Salon de 1905 que le fauvisme — mouvement auquel Deborne a pris part — a connu un lancement retentissant. La famille Deborne s'installe en Corse en 1911, mais ce bonheur est de courte durée. Peu avant la Première Guerre mondiale, Deborne abandonne sa famille sur l'île pour retourner dans sa ville natale de Viviers. Il peut alors se consacrer pleinement à sa passion pour la peinture, sans entraves ni distractions. Au cours des années suivantes, il exposa à maintes reprises au Salon du Sud-Est, présentant principalement des paysages du Vivarais et des régions rhodaniennes voisines. Rien n'indique que Deborne ait exercé une quelconque profession, préférant consacrer sa vie à la peinture. Issu d'un milieu aisé, il n'est guère surprenant qu'il n'ait éprouvé ni le besoin d'organiser des expositions personnelles ni celui de nouer des liens avec des mécènes ou des marchands d'art de son vivant, puisqu'il n'avait pas à gagner sa vie. Un héritage reçu d'une tante célibataire, Anna Barruol (issue de la branche viticole de la famille), contribua également à cette situation en lui permettant d'aménager un atelier au 4, avenue de la Station à Viviers, en 1929. Menant une existence plutôt solitaire, Deborne parcourait souvent les chemins tranquilles de la campagne de Viviers, son chevalet, sa toile et sa boîte de peinture à la main, généralement abrité sous un chapeau démesuré. Il restait principalement dans la région du Vivarais, s'aventurant parfois sur les rives du Rhône, à proximité du château et des vignobles de sa famille maternelle. Il peignait en plein air, revenant inlassablement sur les mêmes lieux pour saisir les nuances des saisons. De fait, toutes ses œuvres connues représentent des paysages printaniers, estivaux ou automnaux ; aucune scène hivernale n'a été répertoriée. Cette approche saisonnière explique en partie pourquoi Deborne ne participait pas au Salon de Paris, privilégiant le Salon d'Automne. Le Salon de Paris se tenait en été, période durant laquelle Deborne sillonnait sa région pour peindre. L'un de ses rares compagnons lors de ces expéditions fut le peintre postimpressionniste Paul Signac, avec qui il noua une amitié étroite après avoir exposé à ses côtés au Salon du Sud-Est. Signac rendait souvent visite à Deborne à Viviers, où il séjournait à la Villa les Maraniousques. En 1942, les forces nazies occupèrent Viviers. Deborne dissimula ses œuvres dans son atelier, mais il s'éteignit en juillet 1944, deux mois seulement avant la libération de sa ville natale. Ses œuvres demeurèrent cachées en toute sécurité dans son atelier pendant plus de 80 ans, jusqu'à ce que le petit-fils de l'artiste découvre par hasard ce trésor enfoui. C’est peut-être pour cette raison que les œuvres de Deborne ont été négligées par le canon postimpressionniste.
33 600 €

Epoque : 20ème siècle

Style : Art moderne

Etat : Très bon état

Matière : Huile sur toile

Largeur : 104cm

Hauteur : 68cm

Référence (ID) : 1803719

Disponibilité : En stock

Imprimer fiche

8 Cecil Court
London WC2N, Angleterre

02073790499

Suivre l'antiquaire

CONTACTER

Recevez notre newsletter

facebook
instagram

Darnley Fine Art Ltd
L'Eglise au Paysage - Robert Deborne (1870 - 1944)
1803719-main-6a70a25876629.jpg

02073790499



Un message de confirmation vous sera envoyé par info@proantic.com.
Vérifiez votre messagerie, y compris le "courrrier Indésirable".