La Mise au tombeau du Christ – Peinture italienne du XVe siècle
Artiste : école Italienne Du Xve Siècle
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La Mise au tombeau du Christ constituait l'un des thèmes majeurs de l'art religieux italien, se distinguant par un langage pictural propre et une attention particulière portée aux émotions des protagonistes. Comme c'est souvent le cas dans les œuvres similaires de cette époque, la scène se déroule en extérieur, avec une ville fortifiée et deux montagnes visibles à l'arrière-plan. Les personnages soutenant le corps inerte du Christ sont ceux traditionnellement associés à cet épisode : Marie-Madeleine tient une partie du linceul près de la tête de Jésus, l'autre main pressée contre son cœur ; Marie de Béthanie se tient à ses côtés, le regard tourné vers le spectateur, l'invitant ainsi à participer à la scène ; Jean l'Évangéliste, le disciple bien-aimé, semble incapable de détacher son regard de la scène poignante qui s'offre à lui tout en aidant à déposer le corps de Jésus dans le sarcophage ; la Vierge Marie serre son fils dans ses bras, refusant de le lâcher, et presse l'une de ses mains contre ses lèvres pour l'embrasser ; Joseph d'Arimathie se tient au premier plan, vêtu de riches étoffes, et soutient délicatement le corps de Jésus près de la plaie causée par la Sainte Lance ; enfin, Nicodème, malgré son grand âge, s'agenouille pour déposer avec précaution les pieds ensanglantés de Jésus dans le tombeau. Contrairement à certaines représentations de la Mise au tombeau qui montrent les personnages en proie à une émotion extrême, l'auteur de ce tableau a conféré à son œuvre une atmosphère bien plus sombre. Le soin avec lequel Nicodème et Joseph d'Arimathie manipulent le corps de Jésus témoigne de leur respect, tandis que l'incapacité de Jean l'Évangéliste à détourner le regard trahit l'effroi que lui inspire la scène.
La réaction de la Vierge Marie, d'une subtilité rare, est peut-être ce qu'il y a de plus déchirant : un ultime baiser pour son fils, ravi à la vie bien trop tôt et de manière véritablement barbare. Ce geste rappelle au spectateur — qu'il soit d'hier ou d'aujourd'hui — que Jésus était humain ; il n'était pas seulement le Fils de Dieu, mais aussi le fils d'une jeune femme nommée Marie. Tandis que se déroule cette scène poignante, Marie de Béthanie croise le regard du spectateur, l'impliquant directement dans le récit et faisant appel à sa piété et à sa dévotion. La composition et la technique du tableau sont également remarquables. Le tombeau, orienté vers le spectateur et laissant apparaître une béance noire, est traité en raccourci pour en souligner la perspective fuyante. Le linceul et la main inerte de Jésus projettent des ombres sur la pierre par ailleurs luisante, l'artiste rendant les zones de lumière par un blanc éclatant. Le réalisme troublant des plaies sanglantes de Jésus accentue le pathétique de la scène. Les auréoles dorées des personnages sont d'une beauté délicate, témoignant de la maîtrise de l'artiste dans l'art de la dorure à la mixtion. Ces auréoles d'or font écho à la cape de Joseph d'Arimathie, un vêtement qui reflète la richesse du personnage. Malgré cette somptuosité, l'artiste a veillé à ce que l'habit ne détourne pas l'attention de la scène elle-même, en harmonisant sa couleur avec celle du sarcophage et des vêtements de Nicodème. La manche jaune de la tunique de Nicodème — aux plis magnifiquement rendus autour du coude — offre une transition visuelle face à l'or de la cape de Joseph d'Arimathie. Grâce à ces choix judicieux, le maître de l'œuvre a su préserver la gravité et la ferveur religieuse de la scène, tout en lui conservant une grande qualité esthétique.
La Mise au tombeau du Christ constituait l'un des thèmes majeurs de l'art religieux italien, se distinguant par un langage pictural propre et une attention particulière portée aux émotions des protagonistes. Comme c'est souvent le cas dans les œuvres similaires de cette époque, la scène se déroule en extérieur, avec une ville fortifiée et deux montagnes visibles à l'arrière-plan. Les personnages soutenant le corps inerte du Christ sont ceux traditionnellement associés à cet épisode : Marie-Madeleine tient une partie du linceul près de la tête de Jésus, l'autre main pressée contre son cœur ; Marie de Béthanie se tient à ses côtés, le regard tourné vers le spectateur, l'invitant ainsi à participer à la scène ; Jean l'Évangéliste, le disciple bien-aimé, semble incapable de détacher son regard de la scène poignante qui s'offre à lui tout en aidant à déposer le corps de Jésus dans le sarcophage ; la Vierge Marie serre son fils dans ses bras, refusant de le lâcher, et presse l'une de ses mains contre ses lèvres pour l'embrasser ; Joseph d'Arimathie se tient au premier plan, vêtu de riches étoffes, et soutient délicatement le corps de Jésus près de la plaie causée par la Sainte Lance ; enfin, Nicodème, malgré son grand âge, s'agenouille pour déposer avec précaution les pieds ensanglantés de Jésus dans le tombeau. Contrairement à certaines représentations de la Mise au tombeau qui montrent les personnages en proie à une émotion extrême, l'auteur de ce tableau a conféré à son œuvre une atmosphère bien plus sombre. Le soin avec lequel Nicodème et Joseph d'Arimathie manipulent le corps de Jésus témoigne de leur respect, tandis que l'incapacité de Jean l'Évangéliste à détourner le regard trahit l'effroi que lui inspire la scène.
La réaction de la Vierge Marie, d'une subtilité rare, est peut-être ce qu'il y a de plus déchirant : un ultime baiser pour son fils, ravi à la vie bien trop tôt et de manière véritablement barbare. Ce geste rappelle au spectateur — qu'il soit d'hier ou d'aujourd'hui — que Jésus était humain ; il n'était pas seulement le Fils de Dieu, mais aussi le fils d'une jeune femme nommée Marie. Tandis que se déroule cette scène poignante, Marie de Béthanie croise le regard du spectateur, l'impliquant directement dans le récit et faisant appel à sa piété et à sa dévotion. La composition et la technique du tableau sont également remarquables. Le tombeau, orienté vers le spectateur et laissant apparaître une béance noire, est traité en raccourci pour en souligner la perspective fuyante. Le linceul et la main inerte de Jésus projettent des ombres sur la pierre par ailleurs luisante, l'artiste rendant les zones de lumière par un blanc éclatant. Le réalisme troublant des plaies sanglantes de Jésus accentue le pathétique de la scène. Les auréoles dorées des personnages sont d'une beauté délicate, témoignant de la maîtrise de l'artiste dans l'art de la dorure à la mixtion. Ces auréoles d'or font écho à la cape de Joseph d'Arimathie, un vêtement qui reflète la richesse du personnage. Malgré cette somptuosité, l'artiste a veillé à ce que l'habit ne détourne pas l'attention de la scène elle-même, en harmonisant sa couleur avec celle du sarcophage et des vêtements de Nicodème. La manche jaune de la tunique de Nicodème — aux plis magnifiquement rendus autour du coude — offre une transition visuelle face à l'or de la cape de Joseph d'Arimathie. Grâce à ces choix judicieux, le maître de l'œuvre a su préserver la gravité et la ferveur religieuse de la scène, tout en lui conservant une grande qualité esthétique.
11 400 €
Epoque : Antérieure au 16ème siècle
Style : Haute époque-Renaissance-Louis XIII
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur bois
Largeur : 63cm
Hauteur : 59cm
Référence (ID) : 1804073
Disponibilité : En stock
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