L'Amazonomachie
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L'amazonomachie incarne l'idéal grec de civilisation. Les Amazones étaient dépeintes comme un peuple sauvage et barbare, tandis que les Grecs représentaient une civilisation porteuse de progrès humain. Le sarcophage romain en marbre original, datant de 330-310 av. J.-C. et dont ce moulage est tiré, a été mis au jour en 1557 dans l'ancienne cité royale de Soloi, à Chypre. Il fut transporté à Venise l'année suivante. Acquis par la famille Fugger en 1567, il fut ensuite acheté par les Habsbourg dans la première moitié du XVIIe siècle. Selon Bruno Snell, l'amazonomachie s'interprète ainsi : « Pour les Grecs, la Titanomachie et la lutte contre les Géants demeuraient des symboles de la victoire remportée par leur propre monde sur un univers étranger ; tout comme les combats contre les Amazones et les Centaures, elles continuent de marquer la conquête grecque sur tout ce qui est barbare, sur toute monstruosité et toute grossièreté. » L'amazonomachie est également perçue comme le signe d'une émergence du féminisme dans la culture grecque. Dans *La Chute de Troie* de Quintus de Smyrne, Penthésilée, reine des Amazones venue combattre aux côtés des Troyens durant la guerre de Troie, s'exprime en ces termes : « Nous ne sommes pas inférieures aux hommes par la force ; nos yeux sont semblables, nos membres aussi ; nous voyons la même lumière, nous respirons le même air ; notre nourriture ne diffère pas. Quel don le ciel a-t-il donc accordé aux hommes qu'il nous aurait refusé ? » Selon Josine Blok, l'amazonomachie offre deux contextes distincts pour définir le héros grec : soit les Amazones représentent l'un des fléaux dont le héros délivre le pays après avoir vaincu un monstre, soit elles incarnent une variante du motif d'Attis, dans lequel le héros rejette la sexualité humaine liée au mariage et à la procréation. « Au Ve siècle, l'Empire achéménide de Perse lança une série d'invasions contre la Grèce antique. C'est pourquoi certains spécialistes estiment que, dans la majeure partie de l'art grec du Ve siècle, les Perses étaient représentés de manière allégorique sous les traits des Centaures et des Amazones. » Les métopes occidentales du Parthénon représentent un combat entre Grecs et Amazones. Malgré son état mutilé, les spécialistes s'accordent généralement à dire que la scène représente l'invasion de l'Attique par les Amazones. La frise du temple d'Apollon à Bassae présente différents types d'amazonomachies — liées à la guerre de Troie, à Héraclès, etc. —, tout comme celle du mausolée d'Halicarnasse. (Source : Wiki)
L'amazonomachie incarne l'idéal grec de civilisation. Les Amazones étaient dépeintes comme un peuple sauvage et barbare, tandis que les Grecs représentaient une civilisation porteuse de progrès humain. Le sarcophage romain en marbre original, datant de 330-310 av. J.-C. et dont ce moulage est tiré, a été mis au jour en 1557 dans l'ancienne cité royale de Soloi, à Chypre. Il fut transporté à Venise l'année suivante. Acquis par la famille Fugger en 1567, il fut ensuite acheté par les Habsbourg dans la première moitié du XVIIe siècle. Selon Bruno Snell, l'amazonomachie s'interprète ainsi : « Pour les Grecs, la Titanomachie et la lutte contre les Géants demeuraient des symboles de la victoire remportée par leur propre monde sur un univers étranger ; tout comme les combats contre les Amazones et les Centaures, elles continuent de marquer la conquête grecque sur tout ce qui est barbare, sur toute monstruosité et toute grossièreté. » L'amazonomachie est également perçue comme le signe d'une émergence du féminisme dans la culture grecque. Dans *La Chute de Troie* de Quintus de Smyrne, Penthésilée, reine des Amazones venue combattre aux côtés des Troyens durant la guerre de Troie, s'exprime en ces termes : « Nous ne sommes pas inférieures aux hommes par la force ; nos yeux sont semblables, nos membres aussi ; nous voyons la même lumière, nous respirons le même air ; notre nourriture ne diffère pas. Quel don le ciel a-t-il donc accordé aux hommes qu'il nous aurait refusé ? » Selon Josine Blok, l'amazonomachie offre deux contextes distincts pour définir le héros grec : soit les Amazones représentent l'un des fléaux dont le héros délivre le pays après avoir vaincu un monstre, soit elles incarnent une variante du motif d'Attis, dans lequel le héros rejette la sexualité humaine liée au mariage et à la procréation. « Au Ve siècle, l'Empire achéménide de Perse lança une série d'invasions contre la Grèce antique. C'est pourquoi certains spécialistes estiment que, dans la majeure partie de l'art grec du Ve siècle, les Perses étaient représentés de manière allégorique sous les traits des Centaures et des Amazones. » Les métopes occidentales du Parthénon représentent un combat entre Grecs et Amazones. Malgré son état mutilé, les spécialistes s'accordent généralement à dire que la scène représente l'invasion de l'Attique par les Amazones. La frise du temple d'Apollon à Bassae présente différents types d'amazonomachies — liées à la guerre de Troie, à Héraclès, etc. —, tout comme celle du mausolée d'Halicarnasse. (Source : Wiki)
7 200 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Napoleon III
Etat : Très bon état
Matière : Plâtre
Largeur : 156cm
Hauteur : 83cm
Référence (ID) : 1804045
Disponibilité : En stock
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