Portrait de jeune fille – Leopold Carl Müller (1834-1892)
Artiste : Leopold Carl Müller (1834-1892)
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Au cours de ses voyages, Müller a peint une série de portraits d'étude représentant des individus isolés, afin d'illustrer la diversité des cultures et des costumes des populations égyptiennes. Ce portrait figure une *fallaha* — une paysanne autochtone de la vallée du Nil. Les *fellaheen* constituent l'une des plus anciennes populations d'Égypte ; leurs lignées et leurs traditions remontent à l'essor de l'Égypte antique. À l'époque du séjour de Müller en Égypte, la population des *fellaheen* était bien plus nombreuse qu'aujourd'hui, l'urbanisation ayant conduit beaucoup d'entre eux à s'installer dans les villes du pays. Müller a eu recours à de larges coups de pinceau et a volontairement délaissé les détails des vêtements de la *fallaha* pour attirer l'attention sur son visage. Ses yeux, soulignés de khôl, sont baissés et confèrent à l'œuvre une atmosphère de sérénité. Il est fort probable que ce portrait empreint de bienveillance, aux remarquables carnations, ait inspiré les figures secondaires (*staffage*) peuplant les grandes peintures à l'huile de l'artiste.
Leopold Carl Müller est né à Dresde en 1834 de parents autrichiens ; il a d'abord été formé par son père, lithographe de profession. Il a ensuite suivi une formation artistique officielle à l'Académie de Vienne, où il a étudié sous la direction de Karl von Blaas et de Christian Ruben. Après le décès de son père, Müller a travaillé comme illustrateur pour un journal viennois afin de subvenir aux besoins de sa famille. Il a néanmoins poursuivi ses études, entreprenant de fréquents voyages en Italie, en Égypte et en Hongrie, et s'est forgé une solide réputation grâce à ses scènes de la vie quotidienne. À la fin des années 1860, Müller a obtenu une bourse gouvernementale pour se rendre à l'Exposition universelle de Paris, où il a été marqué par le mouvement orientaliste. Dès le début des années 1870, il a commencé à effectuer des voyages réguliers en Égypte, dans les Balkans et en Turquie, se consacrant à la peinture de portraits et de scènes de genre. Müller disposait d'un atelier au Caire, où il travaillait plusieurs mois d'affilée afin de s'imprégner de la culture égyptienne et de créer des œuvres réalistes ; ses élèves le surnommaient d'ailleurs « Müller l'Égyptien ». Müller a connu un immense succès à travers l'Europe, exposant notamment à Berlin, Vienne et Dresde. Le prince de Galles l'a même personnellement encouragé à envoyer des œuvres pour les exposer à Londres. Enseignant à l'Académie de Vienne — il a notamment eu pour élève Ludwig Deutsch —, il est souvent considéré comme le père de l'école orientaliste autrichienne. Müller est décédé en 1892, à l'âge de 57 ans, et a été inhumé au cimetière central de Vienne.
Au cours de ses voyages, Müller a peint une série de portraits d'étude représentant des individus isolés, afin d'illustrer la diversité des cultures et des costumes des populations égyptiennes. Ce portrait figure une *fallaha* — une paysanne autochtone de la vallée du Nil. Les *fellaheen* constituent l'une des plus anciennes populations d'Égypte ; leurs lignées et leurs traditions remontent à l'essor de l'Égypte antique. À l'époque du séjour de Müller en Égypte, la population des *fellaheen* était bien plus nombreuse qu'aujourd'hui, l'urbanisation ayant conduit beaucoup d'entre eux à s'installer dans les villes du pays. Müller a eu recours à de larges coups de pinceau et a volontairement délaissé les détails des vêtements de la *fallaha* pour attirer l'attention sur son visage. Ses yeux, soulignés de khôl, sont baissés et confèrent à l'œuvre une atmosphère de sérénité. Il est fort probable que ce portrait empreint de bienveillance, aux remarquables carnations, ait inspiré les figures secondaires (*staffage*) peuplant les grandes peintures à l'huile de l'artiste.
Leopold Carl Müller est né à Dresde en 1834 de parents autrichiens ; il a d'abord été formé par son père, lithographe de profession. Il a ensuite suivi une formation artistique officielle à l'Académie de Vienne, où il a étudié sous la direction de Karl von Blaas et de Christian Ruben. Après le décès de son père, Müller a travaillé comme illustrateur pour un journal viennois afin de subvenir aux besoins de sa famille. Il a néanmoins poursuivi ses études, entreprenant de fréquents voyages en Italie, en Égypte et en Hongrie, et s'est forgé une solide réputation grâce à ses scènes de la vie quotidienne. À la fin des années 1860, Müller a obtenu une bourse gouvernementale pour se rendre à l'Exposition universelle de Paris, où il a été marqué par le mouvement orientaliste. Dès le début des années 1870, il a commencé à effectuer des voyages réguliers en Égypte, dans les Balkans et en Turquie, se consacrant à la peinture de portraits et de scènes de genre. Müller disposait d'un atelier au Caire, où il travaillait plusieurs mois d'affilée afin de s'imprégner de la culture égyptienne et de créer des œuvres réalistes ; ses élèves le surnommaient d'ailleurs « Müller l'Égyptien ». Müller a connu un immense succès à travers l'Europe, exposant notamment à Berlin, Vienne et Dresde. Le prince de Galles l'a même personnellement encouragé à envoyer des œuvres pour les exposer à Londres. Enseignant à l'Académie de Vienne — il a notamment eu pour élève Ludwig Deutsch —, il est souvent considéré comme le père de l'école orientaliste autrichienne. Müller est décédé en 1892, à l'âge de 57 ans, et a été inhumé au cimetière central de Vienne.
30 000 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Orientaliste
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur bois
Largeur : 21.5cm
Hauteur : 32cm
Référence (ID) : 1818381
Disponibilité : En stock
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