Louis XIV Commode In Precious Wood Veneer, Paris Circa 1710-1720.
Commode Louis XIV en placage de bois précieux, Paris vers 1710–1720.
Importante commode d’époque Louis XIV, travail parisien du début du XVIIIe siècle, vers 1710–1720, réalisée en placage de bois précieux et richement ornée de bronzes dorés.
Elle appartient à ces modèles encore pleinement inscrits dans le vocabulaire classique de la fin du règne de Louis XIV et des premières années de la Régence. Sa forme en D, avec ressaut à l’arrière, angles largement arrondis et façade très légèrement cintrée, lui donne une architecture puissante, presque monumentale, tout en conservant une grande justesse de proportions. L’arrondi prononcé du plateau accompagne celui du corps et renforce cette silhouette très construite, où la courbe reste maîtrisée par une logique encore profondément classique.
Cette typologie est caractéristique des premières grandes commodes parisiennes : un meuble d’apparat autant que d’usage, né dans les dernières années du XVIIe siècle et devenu, au début du XVIIIe siècle, l’un des terrains privilégiés de l’ébénisterie. Le faubourg Saint-Antoine joue alors un rôle essentiel dans le développement de ces nouvelles formes. Les ébénistes y travaillent dans un environnement particulièrement actif, où circulent bois, modèles et savoir-faire, favorisant l’émergence de pièces d’une grande qualité d’exécution.
La façade ouvre par trois rangs de tiroirs, selon une disposition ancienne, sans traverse haute : les tiroirs supérieurs coulissent directement sous le plateau. Cette construction, que l’on retrouve sur les modèles précoces, rattache encore le meuble aux usages du règne de Louis XIV. Les tiroirs sont montés en noyer, avec leurs fonds anciens, et le bâti conserve son intégrité d’origine. Le meuble a également conservé ses serrures, ses bronzes et son ordre de montage ancien, ce qui constitue un élément remarquable pour une commode de cette période.
Le placage forme l’un des grands intérêts de la pièce. L’ensemble est traité en frisage géométrique continu, sans réserve claire pour les bronzes, mais selon une composition où panneaux et encadrements créent une profondeur subtile. Les tiroirs présentent des compositions rectangulaires équilibrées, jouant sur l’orientation des fibres et les variations de ton. On y reconnaît l’usage de bois précieux tels que le satiné, l’amarante et un palissandre sur dosse, dont les nuances se fondent dans une coloration chaude, rouge-brun, profonde et vibrante.
Ce choix donne au meuble une présence singulière : il ne cherche pas l’opposition marquée, mais une richesse fondée sur les reflets, les raccords et la lecture du fil. La couleur, dense et lumineuse à la fois, dialogue parfaitement avec la dorure des bronzes.
Le plateau constitue un élément rare. Contrairement à beaucoup de commodes de cette époque dont le dessus de bois fut remplacé par un marbre, celui-ci a conservé son plateau plaqué d’origine, ceint d’une forte lingotière en bronze doré. Son décor marqueté développe une composition géométrique complexe d’entrelacs et de formes circulaires, dans le même esprit de profondeur que la façade. Sa conservation est un point essentiel dans l’appréciation du meuble.
L’ornementation de bronze doré est d’une belle qualité. Les poignées à mains tombantes, les entrées de serrure, les sabots à feuilles d’acanthe, la lingotière, ainsi que les cannelures et joncs de cuivre structurent le meuble sans l’alourdir. Les bronzes soulignent les lignes, accompagnent les volumes et participent pleinement à l’équilibre de l’ensemble.
Les entrées de serrure présentent un décor à têtes de coq affrontées, motif que l’on rencontre sur certains meubles parisiens de la fin du règne de Louis XIV. Le coq, associé à la représentation du royaume de France, s’inscrit ici dans un registre symbolique discret mais significatif.
Par la forme de ses sabots, de ses poignées et la qualité de sa ciselure, cette garniture s’inscrit dans le niveau des belles productions parisiennes du début du XVIIIe siècle, dans un esprit que l’on peut rapprocher de meubles associés aux grands ateliers parisiens tels Doirat ou Criaerd. La commode n’est pas estampillée, ce qui est cohérent pour une pièce de cette date, l’estampille n’étant pas encore systématique dans les premières décennies du XVIIIe siècle.
Cette commode se distingue enfin par son état de conservation. Elle a conservé son bâti, ses fonds, son plancher arrière, ses serrures, ses bronzes, son plateau plaqué et sa lingotière. L’ensemble offre une lecture particulièrement complète d’une grande commode parisienne vers 1710–1720, encore pleinement Louis XIV dans son architecture, mais déjà portée par la vitalité de l’ébénisterie parisienne du début du XVIIIe siècle.
Elle a fait l’objet d’une intervention respectueuse dans notre atelier : les bronzes ont été déposés puis nettoyés, et l’ancien vernis, qui obscurcissait la lecture des placages, a été retiré. Un vernis au tampon incolore a ensuite été appliqué, permettant de retrouver la clarté et la richesse des bois, et de redonner toute leur profondeur et leur éclat aux veinages.
Dimensions : Largeur au dos : 129,5 cm Profondeur : 65 cm Hauteur : 82,5 cm
Importante commode d’époque Louis XIV, travail parisien du début du XVIIIe siècle, vers 1710–1720, réalisée en placage de bois précieux et richement ornée de bronzes dorés.
Elle appartient à ces modèles encore pleinement inscrits dans le vocabulaire classique de la fin du règne de Louis XIV et des premières années de la Régence. Sa forme en D, avec ressaut à l’arrière, angles largement arrondis et façade très légèrement cintrée, lui donne une architecture puissante, presque monumentale, tout en conservant une grande justesse de proportions. L’arrondi prononcé du plateau accompagne celui du corps et renforce cette silhouette très construite, où la courbe reste maîtrisée par une logique encore profondément classique.
Cette typologie est caractéristique des premières grandes commodes parisiennes : un meuble d’apparat autant que d’usage, né dans les dernières années du XVIIe siècle et devenu, au début du XVIIIe siècle, l’un des terrains privilégiés de l’ébénisterie. Le faubourg Saint-Antoine joue alors un rôle essentiel dans le développement de ces nouvelles formes. Les ébénistes y travaillent dans un environnement particulièrement actif, où circulent bois, modèles et savoir-faire, favorisant l’émergence de pièces d’une grande qualité d’exécution.
La façade ouvre par trois rangs de tiroirs, selon une disposition ancienne, sans traverse haute : les tiroirs supérieurs coulissent directement sous le plateau. Cette construction, que l’on retrouve sur les modèles précoces, rattache encore le meuble aux usages du règne de Louis XIV. Les tiroirs sont montés en noyer, avec leurs fonds anciens, et le bâti conserve son intégrité d’origine. Le meuble a également conservé ses serrures, ses bronzes et son ordre de montage ancien, ce qui constitue un élément remarquable pour une commode de cette période.
Le placage forme l’un des grands intérêts de la pièce. L’ensemble est traité en frisage géométrique continu, sans réserve claire pour les bronzes, mais selon une composition où panneaux et encadrements créent une profondeur subtile. Les tiroirs présentent des compositions rectangulaires équilibrées, jouant sur l’orientation des fibres et les variations de ton. On y reconnaît l’usage de bois précieux tels que le satiné, l’amarante et un palissandre sur dosse, dont les nuances se fondent dans une coloration chaude, rouge-brun, profonde et vibrante.
Ce choix donne au meuble une présence singulière : il ne cherche pas l’opposition marquée, mais une richesse fondée sur les reflets, les raccords et la lecture du fil. La couleur, dense et lumineuse à la fois, dialogue parfaitement avec la dorure des bronzes.
Le plateau constitue un élément rare. Contrairement à beaucoup de commodes de cette époque dont le dessus de bois fut remplacé par un marbre, celui-ci a conservé son plateau plaqué d’origine, ceint d’une forte lingotière en bronze doré. Son décor marqueté développe une composition géométrique complexe d’entrelacs et de formes circulaires, dans le même esprit de profondeur que la façade. Sa conservation est un point essentiel dans l’appréciation du meuble.
L’ornementation de bronze doré est d’une belle qualité. Les poignées à mains tombantes, les entrées de serrure, les sabots à feuilles d’acanthe, la lingotière, ainsi que les cannelures et joncs de cuivre structurent le meuble sans l’alourdir. Les bronzes soulignent les lignes, accompagnent les volumes et participent pleinement à l’équilibre de l’ensemble.
Les entrées de serrure présentent un décor à têtes de coq affrontées, motif que l’on rencontre sur certains meubles parisiens de la fin du règne de Louis XIV. Le coq, associé à la représentation du royaume de France, s’inscrit ici dans un registre symbolique discret mais significatif.
Par la forme de ses sabots, de ses poignées et la qualité de sa ciselure, cette garniture s’inscrit dans le niveau des belles productions parisiennes du début du XVIIIe siècle, dans un esprit que l’on peut rapprocher de meubles associés aux grands ateliers parisiens tels Doirat ou Criaerd. La commode n’est pas estampillée, ce qui est cohérent pour une pièce de cette date, l’estampille n’étant pas encore systématique dans les premières décennies du XVIIIe siècle.
Cette commode se distingue enfin par son état de conservation. Elle a conservé son bâti, ses fonds, son plancher arrière, ses serrures, ses bronzes, son plateau plaqué et sa lingotière. L’ensemble offre une lecture particulièrement complète d’une grande commode parisienne vers 1710–1720, encore pleinement Louis XIV dans son architecture, mais déjà portée par la vitalité de l’ébénisterie parisienne du début du XVIIIe siècle.
Elle a fait l’objet d’une intervention respectueuse dans notre atelier : les bronzes ont été déposés puis nettoyés, et l’ancien vernis, qui obscurcissait la lecture des placages, a été retiré. Un vernis au tampon incolore a ensuite été appliqué, permettant de retrouver la clarté et la richesse des bois, et de redonner toute leur profondeur et leur éclat aux veinages.
Dimensions : Largeur au dos : 129,5 cm Profondeur : 65 cm Hauteur : 82,5 cm
11 000 €
Period: 18th century
Style: Louis 14th, Regency
Condition: Fully restored
Material: Wood marquetry
Reference (ID): 1750273
Availability: In stock
Print





































