Portrait d’un corsaire – Francis Hayman (1708-1776)
Artiste : Francis Hayman (1708-1776)
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Il s’agit ici d’un petit portrait en pied d’un capitaine qui, à l’aide de son tricorne, attire notre regard vers son navire. Il se tient au pied d’une falaise ; sur la droite, un navire est au mouillage dans la baie, arborant le pavillon rouge (« Red Ensign ») ainsi qu’une flamme de commandement. Le personnage représenté ne porte pas d’uniforme, et le navire est vraisemblablement un bâtiment marchand ou un corsaire. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les corsaires constituaient une part importante des forces militaires en mer. Lors de la première guerre anglo-néerlandaise, les corsaires anglais s’en prirent au commerce dont dépendaient entièrement les Provinces-Unies, capturant plus de 1 000 navires marchands néerlandais. Il est possible que le personnage représenté sur ce tableau soit le corsaire George Walker (décédé en 1777).
Francis Hayman est né en 1708 au sein d’une famille respectable du Devonshire. Il entama sa formation dès l’âge de dix ans sous la tutelle du peintre d’histoire Robert Brown, qui était probablement son oncle. Dans les années 1730, on sait qu’il travailla à la réalisation de décors pour les théâtres populaires de Goodman’s Fields et de Drury Lane. Il établit un atelier sur St Martin’s Lane et fit preuve d’une grande polyvalence, s’imposant comme l’un des peintres les plus importants de son époque, tant dans le domaine du portrait et de l’illustration que dans celui de la peinture d’histoire. Il fut, en effet, l’un des premiers peintres anglais considérés comme possédant une habileté et une maîtrise capables de rivaliser avec celles des maîtres étrangers — tels que Holbein ou Kneller — que la Cour avait fait venir pour pallier les lacunes supposées des artistes locaux. Sous l’impulsion de William Hogarth, Hayman et d’autres artistes contribuèrent à faire naître un nouveau mouvement dans le paysage artistique anglais. Thomas Gainsborough compta parmi ses élèves ; on raconte d’ailleurs que Hayman l’initia aux aspects les plus licencieux et dépravés de la vie londonienne. Après avoir principalement gagné sa vie comme illustrateur, Hayman reçut, dans les années 1740, une commande de Jonathan Tyers, propriétaire des Vauxhall Pleasure Gardens : il s’agissait de réaliser une série de quatre grandes toiles célébrant les victoires britanniques durant la guerre de Sept Ans. Sa collaboration avec Tyers se poursuivit et, au cours de la décennie suivante, il exécuta plusieurs grandes peintures décoratives destinées aux loges de réception richement ornées, qui constituaient l’une des attractions les plus prisées de ces jardins.
Son succès en tant que peintre de portraits et de « scènes de conversation » (conversation pieces) tenait à son style décontracté : il délaissait les cadres et les poses formels, alors en usage, pour privilégier les environnements raffinés de la bourgeoisie urbaine, dont il illustrait le mode de vie privilégié. Ces œuvres s’inscrivaient souvent dans le style rococo, qui connut une grande vogue en Angleterre au début du XVIIIe siècle. En 1768, Hayman figure parmi les membres fondateurs de la Royal Academy ; fait assez ironique, compte tenu de son tempérament plutôt fantasque, il occupa la fonction de bibliothécaire de l’Académie de 1771 jusqu’à sa mort, en 1776. On pense qu’il s’est marié à deux reprises, bien qu’il ne subsiste aucune trace de son premier mariage. Hayman mourut de la goutte en février 1776, dans sa demeure de Dean Street, à Soho. Il fut inhumé dans une tombe anonyme, située dans le cimetière voisin de l’église St Anne.
Il s’agit ici d’un petit portrait en pied d’un capitaine qui, à l’aide de son tricorne, attire notre regard vers son navire. Il se tient au pied d’une falaise ; sur la droite, un navire est au mouillage dans la baie, arborant le pavillon rouge (« Red Ensign ») ainsi qu’une flamme de commandement. Le personnage représenté ne porte pas d’uniforme, et le navire est vraisemblablement un bâtiment marchand ou un corsaire. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les corsaires constituaient une part importante des forces militaires en mer. Lors de la première guerre anglo-néerlandaise, les corsaires anglais s’en prirent au commerce dont dépendaient entièrement les Provinces-Unies, capturant plus de 1 000 navires marchands néerlandais. Il est possible que le personnage représenté sur ce tableau soit le corsaire George Walker (décédé en 1777).
Francis Hayman est né en 1708 au sein d’une famille respectable du Devonshire. Il entama sa formation dès l’âge de dix ans sous la tutelle du peintre d’histoire Robert Brown, qui était probablement son oncle. Dans les années 1730, on sait qu’il travailla à la réalisation de décors pour les théâtres populaires de Goodman’s Fields et de Drury Lane. Il établit un atelier sur St Martin’s Lane et fit preuve d’une grande polyvalence, s’imposant comme l’un des peintres les plus importants de son époque, tant dans le domaine du portrait et de l’illustration que dans celui de la peinture d’histoire. Il fut, en effet, l’un des premiers peintres anglais considérés comme possédant une habileté et une maîtrise capables de rivaliser avec celles des maîtres étrangers — tels que Holbein ou Kneller — que la Cour avait fait venir pour pallier les lacunes supposées des artistes locaux. Sous l’impulsion de William Hogarth, Hayman et d’autres artistes contribuèrent à faire naître un nouveau mouvement dans le paysage artistique anglais. Thomas Gainsborough compta parmi ses élèves ; on raconte d’ailleurs que Hayman l’initia aux aspects les plus licencieux et dépravés de la vie londonienne. Après avoir principalement gagné sa vie comme illustrateur, Hayman reçut, dans les années 1740, une commande de Jonathan Tyers, propriétaire des Vauxhall Pleasure Gardens : il s’agissait de réaliser une série de quatre grandes toiles célébrant les victoires britanniques durant la guerre de Sept Ans. Sa collaboration avec Tyers se poursuivit et, au cours de la décennie suivante, il exécuta plusieurs grandes peintures décoratives destinées aux loges de réception richement ornées, qui constituaient l’une des attractions les plus prisées de ces jardins.
Son succès en tant que peintre de portraits et de « scènes de conversation » (conversation pieces) tenait à son style décontracté : il délaissait les cadres et les poses formels, alors en usage, pour privilégier les environnements raffinés de la bourgeoisie urbaine, dont il illustrait le mode de vie privilégié. Ces œuvres s’inscrivaient souvent dans le style rococo, qui connut une grande vogue en Angleterre au début du XVIIIe siècle. En 1768, Hayman figure parmi les membres fondateurs de la Royal Academy ; fait assez ironique, compte tenu de son tempérament plutôt fantasque, il occupa la fonction de bibliothécaire de l’Académie de 1771 jusqu’à sa mort, en 1776. On pense qu’il s’est marié à deux reprises, bien qu’il ne subsiste aucune trace de son premier mariage. Hayman mourut de la goutte en février 1776, dans sa demeure de Dean Street, à Soho. Il fut inhumé dans une tombe anonyme, située dans le cimetière voisin de l’église St Anne.
8 200 €
Epoque : 18ème siècle
Style : Antiquités anglaises
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur toile
Largeur : 36cm
Hauteur : 51cm
Référence (ID) : 1850310
Disponibilité : En stock
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