Louis XVI-period Mahogany Cylinder Desk, Paris, Circa 1780–1790.
Bureau à cylindre parisien d’époque Louis XVI, réalisé en acajou massif et placage d’acajou, remarquable par la qualité de sa construction, le soin apporté à ses mécanismes et son très bel état de conservation.
De proportions équilibrées, le meuble présente une architecture sobre et rigoureuse caractéristique des productions parisiennes des dernières décennies du XVIIIᵉ siècle. Il repose sur quatre hauts pieds fuselés et cannelés, terminés par leurs petits sabots en bronze d’origine et soulignés à leur raccordement avec la ceinture par des bagues moulurées en laiton.
Les quatre montants sont également cannelés. Ce vocabulaire vertical se poursuit sur les montants arrondis encadrant le cylindre ainsi que sur les petits pilastres séparant les trois tiroirs de la partie supérieure, créant une grande continuité dans l’architecture du meuble.
Le bureau est coiffé de son dessus de marbre blanc d’origine, conservé sans cassure. Celui-ci présente seulement quelques très petites taches d’oxydation, fréquentes sur les marbres blancs anciens. Il est ceinturé de sa galerie ajourée en laiton d’origine, également bien conservée.
La façade supérieure ouvre par trois tiroirs disposés au-dessus d’un important cylindre plaqué de larges feuilles d’acajou soigneusement sélectionnées pour leur veinage. Son ouverture découvre un théâtre intérieur architecturé, rythmé par des pilastres cannelés et composé de casiers, de trois tiroirs et de compartiments inférieurs.
Le tiroir droit est spécialement aménagé de petits compartiments destinés aux accessoires nécessaires à l’écriture.
L’écritoire coulissant offre une importante surface de travail garnie de son ancien cuir vert à vignette dorée. Deux tirettes latérales, également garnies de leur ancien cuir vert, permettent de porter la largeur utile du bureau à 216 cm lorsqu’elles sont entièrement déployées. Ces trois cuirs présentent une belle patine d’usage, avec variations de teinte et usures superficielles, mais sans trous ni déchirures. Leur vieillissement homogène s’accorde particulièrement bien avec la patine générale de l’acajou.
La partie inférieure ouvre par cinq tiroirs : un large tiroir central et deux tiroirs superposés de chaque côté. L’un des tiroirs latéraux renferme en outre un compartiment intérieur fermé par un couvercle muni de sa propre serrure.
La qualité de fabrication apparaît particulièrement dans la construction du mécanisme du cylindre. Contrairement aux systèmes dans lesquels celui-ci coulisse directement dans une rainure ménagée dans le bois, les glissières sont ici garnies de laiton, formant un véritable chemin de coulissement métallique. Cette disposition particulièrement soignée limite l’usure du bois et assure un guidage précis et durable du cylindre.
Le bâti est essentiellement construit en chêne, le bois résineux étant réservé aux panneaux secondaires des côtés et du revers. Les tiroirs sont quant à eux entièrement montés en chêne. Les assemblages, très proprement exécutés, et le choix des bois témoignent du soin apporté à la fabrication de ce meuble.
La quincaillerie présente elle aussi une remarquable homogénéité. Le bureau conserve l’ensemble de ses serrures d’origine à canon trèfle, système de fermeture bien documenté dans la serrurerie française du XVIIIᵉ siècle. Une clé à trèfle conservée avec le meuble permet de faire fonctionner les différentes serrures.
Le revers est entièrement fini et plaqué d’acajou, de même que les côtés. Le bureau a ainsi été conçu pour pouvoir être disposé en milieu de pièce, et non exclusivement adossé à un mur.
Aucune estampille ni poinçon de jurande n’a été retrouvé lors de l’examen du meuble. Sa conception, ses matériaux et son exécution permettent néanmoins de le rattacher à une production parisienne de belle qualité de la fin du règne de Louis XVI.
Cette typologie trouve des rapprochements significatifs dans les œuvres de plusieurs grands ébénistes parisiens. Des bureaux estampillés Claude-Charles Saunier, Nicolas Petit et Étienne Avril présentent ainsi des caractéristiques très voisines : emploi dominant de l’acajou, trois tiroirs supérieurs, cylindre, théâtre intérieur architecturé, tirettes latérales, pieds fuselés et cannelés, dessus de marbre blanc et galerie ajourée. Certains exemplaires de Nicolas Petit conservent également des serrures et clés à trèfle.
Ces rapprochements permettent de replacer le présent bureau dans cette famille de grands meubles fonctionnels en acajou développée par les ébénistes parisiens sous Louis XVI, sans permettre toutefois une attribution à l’un de ces ateliers en l’absence d’estampille.
Le meuble conserve enfin un ancien vernis au tampon en très bel état. Particulièrement visible en lumière rasante sur le cylindre, sa transparence met en valeur le veinage et la profondeur de l’acajou tout en conservant une surface fine aux pores peu creusés. Les légères marques et usures d’usage sont cohérentes avec l’ancienneté du meuble et participent à l’homogénéité de sa patine.
Très bel état général de conservation. Marbre, galerie, serrures, bagues et sabots d’origine. Anciens cuirs patinés, sans trous ni déchirures. Ancien vernis au tampon conservé. Petites traces et usures d’usage conformes à l’âge du meuble.
Provenance : château de l’Oise.
H. 121 × L. 132 × P. 69 cm
Hauteur de l’écritoire : 73 cm
Largeur avec les deux tirettes latérales déployées : 216 cm
Profondeur avec l’écritoire ouvert : 100 cm
De proportions équilibrées, le meuble présente une architecture sobre et rigoureuse caractéristique des productions parisiennes des dernières décennies du XVIIIᵉ siècle. Il repose sur quatre hauts pieds fuselés et cannelés, terminés par leurs petits sabots en bronze d’origine et soulignés à leur raccordement avec la ceinture par des bagues moulurées en laiton.
Les quatre montants sont également cannelés. Ce vocabulaire vertical se poursuit sur les montants arrondis encadrant le cylindre ainsi que sur les petits pilastres séparant les trois tiroirs de la partie supérieure, créant une grande continuité dans l’architecture du meuble.
Le bureau est coiffé de son dessus de marbre blanc d’origine, conservé sans cassure. Celui-ci présente seulement quelques très petites taches d’oxydation, fréquentes sur les marbres blancs anciens. Il est ceinturé de sa galerie ajourée en laiton d’origine, également bien conservée.
La façade supérieure ouvre par trois tiroirs disposés au-dessus d’un important cylindre plaqué de larges feuilles d’acajou soigneusement sélectionnées pour leur veinage. Son ouverture découvre un théâtre intérieur architecturé, rythmé par des pilastres cannelés et composé de casiers, de trois tiroirs et de compartiments inférieurs.
Le tiroir droit est spécialement aménagé de petits compartiments destinés aux accessoires nécessaires à l’écriture.
L’écritoire coulissant offre une importante surface de travail garnie de son ancien cuir vert à vignette dorée. Deux tirettes latérales, également garnies de leur ancien cuir vert, permettent de porter la largeur utile du bureau à 216 cm lorsqu’elles sont entièrement déployées. Ces trois cuirs présentent une belle patine d’usage, avec variations de teinte et usures superficielles, mais sans trous ni déchirures. Leur vieillissement homogène s’accorde particulièrement bien avec la patine générale de l’acajou.
La partie inférieure ouvre par cinq tiroirs : un large tiroir central et deux tiroirs superposés de chaque côté. L’un des tiroirs latéraux renferme en outre un compartiment intérieur fermé par un couvercle muni de sa propre serrure.
La qualité de fabrication apparaît particulièrement dans la construction du mécanisme du cylindre. Contrairement aux systèmes dans lesquels celui-ci coulisse directement dans une rainure ménagée dans le bois, les glissières sont ici garnies de laiton, formant un véritable chemin de coulissement métallique. Cette disposition particulièrement soignée limite l’usure du bois et assure un guidage précis et durable du cylindre.
Le bâti est essentiellement construit en chêne, le bois résineux étant réservé aux panneaux secondaires des côtés et du revers. Les tiroirs sont quant à eux entièrement montés en chêne. Les assemblages, très proprement exécutés, et le choix des bois témoignent du soin apporté à la fabrication de ce meuble.
La quincaillerie présente elle aussi une remarquable homogénéité. Le bureau conserve l’ensemble de ses serrures d’origine à canon trèfle, système de fermeture bien documenté dans la serrurerie française du XVIIIᵉ siècle. Une clé à trèfle conservée avec le meuble permet de faire fonctionner les différentes serrures.
Le revers est entièrement fini et plaqué d’acajou, de même que les côtés. Le bureau a ainsi été conçu pour pouvoir être disposé en milieu de pièce, et non exclusivement adossé à un mur.
Aucune estampille ni poinçon de jurande n’a été retrouvé lors de l’examen du meuble. Sa conception, ses matériaux et son exécution permettent néanmoins de le rattacher à une production parisienne de belle qualité de la fin du règne de Louis XVI.
Cette typologie trouve des rapprochements significatifs dans les œuvres de plusieurs grands ébénistes parisiens. Des bureaux estampillés Claude-Charles Saunier, Nicolas Petit et Étienne Avril présentent ainsi des caractéristiques très voisines : emploi dominant de l’acajou, trois tiroirs supérieurs, cylindre, théâtre intérieur architecturé, tirettes latérales, pieds fuselés et cannelés, dessus de marbre blanc et galerie ajourée. Certains exemplaires de Nicolas Petit conservent également des serrures et clés à trèfle.
Ces rapprochements permettent de replacer le présent bureau dans cette famille de grands meubles fonctionnels en acajou développée par les ébénistes parisiens sous Louis XVI, sans permettre toutefois une attribution à l’un de ces ateliers en l’absence d’estampille.
Le meuble conserve enfin un ancien vernis au tampon en très bel état. Particulièrement visible en lumière rasante sur le cylindre, sa transparence met en valeur le veinage et la profondeur de l’acajou tout en conservant une surface fine aux pores peu creusés. Les légères marques et usures d’usage sont cohérentes avec l’ancienneté du meuble et participent à l’homogénéité de sa patine.
Très bel état général de conservation. Marbre, galerie, serrures, bagues et sabots d’origine. Anciens cuirs patinés, sans trous ni déchirures. Ancien vernis au tampon conservé. Petites traces et usures d’usage conformes à l’âge du meuble.
Provenance : château de l’Oise.
H. 121 × L. 132 × P. 69 cm
Hauteur de l’écritoire : 73 cm
Largeur avec les deux tirettes latérales déployées : 216 cm
Profondeur avec l’écritoire ouvert : 100 cm
2 800 €
Period: 18th century
Style: Louis 16th, Directory
Condition: Good condition
Material: Mahogany
Reference (ID): 1813390
Availability: In stock
Print






































