Small Cabinet In Precious Wood Veneer, Stamped Nicolas Grevenich, Louis XVI Period.
Artist: Nicolas Grevenich
Armoirette en placage de bois précieux à frisage en ailes de papillon, estampillée Nicolas Grevenich, époque Louis XVI.
Élégante armoirette d’époque Louis XVI, aux proportions élancées et à l’architecture parfaitement maîtrisée, ouvrant par deux vantaux en façade et reposant sur de petits pieds droits. Elle est coiffée d’un plateau de marbre Sainte-Anne, mouluré d’un congé en quart de rond, dont la teinte nuancée s’accorde harmonieusement avec la richesse des placages.
La façade présente un décor particulièrement raffiné en placage de bois de rose disposé en frisage en ailes de papillon, formant de larges panneaux symétriques à effet de miroir. Les vantaux sont encadrés de filets de buis sur fond d’amarante, structurant la composition avec une grande rigueur.
Ce dispositif décoratif, à la fois sobre et parfaitement maîtrisé, participe d’une lecture très architecturée du meuble, où dominent lignes droites, équilibre des proportions et organisation orthonormée des surfaces. Il s’inscrit pleinement dans le vocabulaire néoclassique du plein style Louis XVI, caractéristique des productions parisiennes des années 1780, où l’ornement se met au service de la construction.
Les montants antérieurs à pans coupés, plaqués de bois de rose disposé en travers et soulignés de filets de buis sur fond d’amarante, renforcent cette verticalité et cette rigueur architecturale. Les côtés, traités avec le même soin, sont ornés d’un placage de bois de satiné en chevrons à deux feuilles, dit en livre ouvert, encadré de filets de buis sur fond d’amarante, assurant une parfaite cohérence décorative sur l’ensemble des faces visibles.
La traverse basse, légèrement chantournée, est agrémentée d’un tablier en bronze doré à décor de rinceaux, dont la présence, mesurée et élégante, s’inscrit parfaitement dans l’esprit Louis XVI.
L’intérieur, en chêne, est muni d’étagères d’origine, conservées.
Le meuble présente un bâti parfaitement conforme aux pratiques parisiennes du XVIIIe siècle : structure en chêne, arrière composé de planches et traverses en chêne, dessus également en chêne, tandis que les côtés et les portes sont réalisés en résineux. Cet assemblage caractéristique, associé à l’absence de transformation, confirme qu’il s’agit bien d’un meuble conçu dès l’origine comme armoirette, et non d’un élément recomposé ou transformé.
L’estampille de Nicolas Grevenich, accompagnée du poinçon de la jurande des menuisiers-ébénistes (JME), est frappée sur l’arase supérieure du meuble.
Jurande des menuisiers-ébénistes (JME): Le poinçon JME correspond à la Jurande des menuisiers-ébénistes de Paris, corporation chargée de contrôler et réglementer la production du mobilier sous l’Ancien Régime. Instauré par les statuts de 1743, il ne devient réellement effectif et systématiquement appliqué qu’à partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle, notamment autour de 1751, lorsque les contrôles se renforcent. Apposé après validation du travail par les jurés de la corporation, il garantit qu’un meuble a été réalisé par un maître reçu à Paris, dans le respect des règles de qualité imposées par la profession. Son usage prend fin avec la suppression des corporations en 1791, lors de la Révolution française. Il constitue aujourd’hui un marqueur essentiel d’authenticité et d’origine parisienne pour le mobilier du XVIIIe siècle.
Nicolas Grevenich (1735–1820): Ébéniste d’origine rhénane, Nicolas Grevenich (1735–1820) est reçu maître à Paris le 6 juillet 1768. Il s’établit d’abord rue du Bac, puis quai Malaquais et enfin rue Monceau Saint-Gervais, où il exerce jusqu’au début de l’Empire. Actif durant la seconde moitié du XVIIIe siècle, il développe une production reconnue pour la qualité de son exécution, la précision de ses placages et l’équilibre de ses compositions. Après quelques débuts encore marqués par le goût Louis XV, il s’oriente rapidement vers les styles Transition puis Louis XVI, dont il adopte pleinement le vocabulaire néoclassique, privilégiant des lignes droites, des compositions structurées et une ornementation mesurée. Sa réputation est suffisamment établie pour être mentionnée dans l’Almanach général des marchands du Royaume comme l’un des artisans notables de sa profession. En 1791, il reçoit une commande du Garde-Meuble de la Couronne pour la réalisation d’écrans en acajou destinés au palais des Tuileries, attestant de sa reconnaissance dans les milieux officiels. Ses productions — commodes, secrétaires, bureaux et meubles d’appui — se distinguent par un travail particulièrement soigné des placages, souvent disposés en feuilles ou en compositions symétriques, encadrées de filets, dans un esprit d’élégance sobre et maîtrisée.
L’ensemble se présente dans un très bel état de conservation. Le meuble a fait l’objet d’un revernissage respectueux de sa lecture et de sa patine. Le placage est très bien conservé, sans manque ni saut, avec seulement quelques anciennes restaurations d’usage, discrètes et cohérentes avec l’âge du meuble. Les bronzes, volontairement peu présents, sont de belle qualité de ciselure et de dorure.
Il convient de souligner que les montants antérieurs à pans coupés sont restés dans leur état d’origine, sans aucun ajout décoratif : l’absence totale de perçages ou de traces de fixation confirme qu’ils n’ont jamais reçu de bronzes et que le meuble n’a fait l’objet d’aucun enrichissement postérieur. Cette sobriété participe pleinement à l’élégance et à la justesse de sa conception d’origine.
Dimensions au marbre: Hauteur : 133 cm Largeur : 73,5 cm
Élégante armoirette d’époque Louis XVI, aux proportions élancées et à l’architecture parfaitement maîtrisée, ouvrant par deux vantaux en façade et reposant sur de petits pieds droits. Elle est coiffée d’un plateau de marbre Sainte-Anne, mouluré d’un congé en quart de rond, dont la teinte nuancée s’accorde harmonieusement avec la richesse des placages.
La façade présente un décor particulièrement raffiné en placage de bois de rose disposé en frisage en ailes de papillon, formant de larges panneaux symétriques à effet de miroir. Les vantaux sont encadrés de filets de buis sur fond d’amarante, structurant la composition avec une grande rigueur.
Ce dispositif décoratif, à la fois sobre et parfaitement maîtrisé, participe d’une lecture très architecturée du meuble, où dominent lignes droites, équilibre des proportions et organisation orthonormée des surfaces. Il s’inscrit pleinement dans le vocabulaire néoclassique du plein style Louis XVI, caractéristique des productions parisiennes des années 1780, où l’ornement se met au service de la construction.
Les montants antérieurs à pans coupés, plaqués de bois de rose disposé en travers et soulignés de filets de buis sur fond d’amarante, renforcent cette verticalité et cette rigueur architecturale. Les côtés, traités avec le même soin, sont ornés d’un placage de bois de satiné en chevrons à deux feuilles, dit en livre ouvert, encadré de filets de buis sur fond d’amarante, assurant une parfaite cohérence décorative sur l’ensemble des faces visibles.
La traverse basse, légèrement chantournée, est agrémentée d’un tablier en bronze doré à décor de rinceaux, dont la présence, mesurée et élégante, s’inscrit parfaitement dans l’esprit Louis XVI.
L’intérieur, en chêne, est muni d’étagères d’origine, conservées.
Le meuble présente un bâti parfaitement conforme aux pratiques parisiennes du XVIIIe siècle : structure en chêne, arrière composé de planches et traverses en chêne, dessus également en chêne, tandis que les côtés et les portes sont réalisés en résineux. Cet assemblage caractéristique, associé à l’absence de transformation, confirme qu’il s’agit bien d’un meuble conçu dès l’origine comme armoirette, et non d’un élément recomposé ou transformé.
L’estampille de Nicolas Grevenich, accompagnée du poinçon de la jurande des menuisiers-ébénistes (JME), est frappée sur l’arase supérieure du meuble.
Jurande des menuisiers-ébénistes (JME): Le poinçon JME correspond à la Jurande des menuisiers-ébénistes de Paris, corporation chargée de contrôler et réglementer la production du mobilier sous l’Ancien Régime. Instauré par les statuts de 1743, il ne devient réellement effectif et systématiquement appliqué qu’à partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle, notamment autour de 1751, lorsque les contrôles se renforcent. Apposé après validation du travail par les jurés de la corporation, il garantit qu’un meuble a été réalisé par un maître reçu à Paris, dans le respect des règles de qualité imposées par la profession. Son usage prend fin avec la suppression des corporations en 1791, lors de la Révolution française. Il constitue aujourd’hui un marqueur essentiel d’authenticité et d’origine parisienne pour le mobilier du XVIIIe siècle.
Nicolas Grevenich (1735–1820): Ébéniste d’origine rhénane, Nicolas Grevenich (1735–1820) est reçu maître à Paris le 6 juillet 1768. Il s’établit d’abord rue du Bac, puis quai Malaquais et enfin rue Monceau Saint-Gervais, où il exerce jusqu’au début de l’Empire. Actif durant la seconde moitié du XVIIIe siècle, il développe une production reconnue pour la qualité de son exécution, la précision de ses placages et l’équilibre de ses compositions. Après quelques débuts encore marqués par le goût Louis XV, il s’oriente rapidement vers les styles Transition puis Louis XVI, dont il adopte pleinement le vocabulaire néoclassique, privilégiant des lignes droites, des compositions structurées et une ornementation mesurée. Sa réputation est suffisamment établie pour être mentionnée dans l’Almanach général des marchands du Royaume comme l’un des artisans notables de sa profession. En 1791, il reçoit une commande du Garde-Meuble de la Couronne pour la réalisation d’écrans en acajou destinés au palais des Tuileries, attestant de sa reconnaissance dans les milieux officiels. Ses productions — commodes, secrétaires, bureaux et meubles d’appui — se distinguent par un travail particulièrement soigné des placages, souvent disposés en feuilles ou en compositions symétriques, encadrées de filets, dans un esprit d’élégance sobre et maîtrisée.
L’ensemble se présente dans un très bel état de conservation. Le meuble a fait l’objet d’un revernissage respectueux de sa lecture et de sa patine. Le placage est très bien conservé, sans manque ni saut, avec seulement quelques anciennes restaurations d’usage, discrètes et cohérentes avec l’âge du meuble. Les bronzes, volontairement peu présents, sont de belle qualité de ciselure et de dorure.
Il convient de souligner que les montants antérieurs à pans coupés sont restés dans leur état d’origine, sans aucun ajout décoratif : l’absence totale de perçages ou de traces de fixation confirme qu’ils n’ont jamais reçu de bronzes et que le meuble n’a fait l’objet d’aucun enrichissement postérieur. Cette sobriété participe pleinement à l’élégance et à la justesse de sa conception d’origine.
Dimensions au marbre: Hauteur : 133 cm Largeur : 73,5 cm
3 200 €
Period: 18th century
Style: Louis 16th, Directory
Condition: Fully restored
Material: Wood marquetry
Reference (ID): 1730388
Availability: In stock
Print






































