"Un Baptême ; Costumes Alsaciens", Edouard Pingret (1788-1875), huile sur toile
"Un Baptême ; Costumes Alsaciens", Edouard Pingret (1788-1875), huile sur toile-photo-2
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"Un Baptême ; Costumes Alsaciens", Edouard Pingret (1788-1875), huile sur toile

Artiste : Edouard Henri Théophile Pingret (saint-quentin, 1788 - Paris, 1875)

Edouard Henri Théophile Pingret (Saint-Quentin, 1788– Paris, 1875)

Un Baptême ; costumes alsaciens

Peinture à l’huile sur sa toile et son châssis d’origine
101 x 81 cm
Signée en bas à gauche et datée 1831
Très bel état de surface
Exposition : Paris, Salon de 1831, sous le numéro 1683)
Provenance : Collection du Père Mathieu, curé de Parempuyre (Gironde) au milieu du XXe siècle.

   Issu d’une famille protestante assez aisée de Saint-Quentin, Edouard Pingret se forme à la peinture à Paris auprès de Jacques-Louis David, puis de Jean-Baptiste Régnault. Après un séjour à Rome, il commence une carrière de portraitiste et peintre de genre. Dès 1810, il participe au Salon où il exposera jusqu’en 1867 des œuvres nombreuses, marquées par une réelle habileté et une précision d’exécution qui font de lui une sorte d’héritier de Boilly. Sous la Monarchie de Juillet, il devient un artiste à la mode. La famille royale le soutient et il reçoit des commandes de tableaux pour les galeries historiques de Versailles. En 1843, il illustre dans un luxueux album la rencontre de Louis-Philippe et de la reine Victoria au château de Windsor. Toute la bonne société fréquente son pittoresque atelier, haut lieu de la collectionnite encombré de meubles Haute Epoque et de curiosités exotiques. Mais la chute du régime en 1848 le prive de sa clientèle et il part au Mexique pour recommencer une carrière. Il conquiert la célébrité en représentant en pionnier les costumes, métiers et usages locaux – peignant aussi bien les « peons » mexicains que les Indiens de Californie. L’homme est cependant colérique. Il se fâche volontiers, se perd en procès, frappe l’ambassadeur d’Angleterre et se retrouve en prison. De retour en France, il tente de vendre au Louvre l’énorme collection d’antiquités précolombiennes qu’il avait amassée en Amérique ; n’y parvenant pas, il accuse en public le comte de Nieuwerkerke, surintendant des Beaux-Arts, d’avoir ruiné les Rubens du Louvre par des restaurations abusives.

   Au Salon de 1831, - où il expose notamment un portrait de Paganini -, Pingret inaugure avec notre Baptême alsacien un genre qui lui sera cher, celui-là même qui fera sa réputation au Mexique : la peinture des traditions et des costumes régionaux. Il y reviendra lors du Salon suivant, celui de 1833, avec un Mariage à Bordeaux, qui forme presque un pendant à la toile alsacienne ; ainsi qu’avec une Paysanne des Alpes, canton de Fribourg. En 1834, il publiera un recueil de Costumes des Pyrénnées (sic) en quarante lithographies, appelé à un grand succès. La découverte des provinces françaises et de leurs pittoresques « mœurs » relevait alors de la modernité romantique. La description de nos costumes régionaux était le versant national de la mode picturale pour les types populaires italiens, dont Léopold Robert était la figure emblématique. Elle coïncidait aussi avec l’exploration d’une « France pittoresque » dont l’entreprise éditoriale du baron Taylor révélait les monuments et les paysages. Les costumes constituaient alors de forts marqueurs identitaires, des signes d’appartenance aussi bien à une classe sociale, à un métier, qu’à une région ou une nation. L’intérêt du XIXe siècle pour les identités provinciales et leurs traditions populaires allait d’ailleurs donner naissance à de très sérieuses études folkloristiques, à l’origine de l’ethnographie française. En tant que peintre, Pingret le comprit parmi les premiers. Il n’est pas anodin de savoir qu’il avait vivement critiqué les notables de l’Académie mexicaine des Beaux-Arts parce qu’ils ne traitaient que de sujets romains ou bibliques, au lieu de trouver leurs modèles dans le monde qui les environnait.

   Loin de l’univers académique, une peinture comme Un Baptême ; costumes alsaciens représente déjà, sous une séduisante apparence, une enquête sociologique. C’est aussi un témoignage précieux sur une époque appelée à évoluer. Au temps de notre tableau, les traditions régionales ne se sont pas encore figées, vitrifiées en « folklore » (au sens restrictif du mot). Les Alsaciennes assistant à ce baptême portent ainsi des coiffes locales en forme de nœuds papillons. Mais ces coiffes sont vivement colorées, de même que les broderies ornant leurs corsages, et elles n’ont pas atteint l’ampleur énorme des grands nœuds d’étoffe noire qui caractériseront les femmes d’Alsace – celles de Hansi – dans les dernières décennies du XIXe siècle.

12 000 €
credit

Epoque : 19ème siècle

Style : Autre style

Etat : Très bon état

Matière : Huile sur toile

Longueur : 101

Largeur : 81

Référence (ID) : 1735123

Disponibilité : En stock

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Roger Allo
Bordeaux 33000, France

0680031230

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Galerie Horizon Chimérique
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