Nature morte – Harmen Loeding (v. 1637 – v. 1673)
Artiste : Harmen Loeding (v. 1637 – V. 1673)
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Dans cette très belle nature morte, Loeding représente une table partiellement recouverte d’une étoffe brune bordée de franges argentées, sur laquelle s’étalent des cerises rouges translucides, des pommes, des raisins et des sarments de vigne entrelacés. Au centre se dresse un grand verre à vin, appelé « Roemer », dont la paroi reflète la fenêtre de la pièce. Un éclairage puissant, venant de la gauche, crée une atmosphère particulière et projette un subtil jeu de lumière sur les textures des fruits. Loeding déploie ici tout son talent pour rendre une grande diversité de matières et de textures, ainsi que pour saisir les reflets lumineux sur des objets variés. Dans ses natures mortes, il privilégie souvent un format vertical et une composition pyramidale où les objets sont étroitement rassemblés, comme c’est le cas ici. Au fil des siècles, les fruits ont été parmi les sujets les plus récurrents dans la peinture de nature morte. Non seulement ils offrent à l’artiste une riche palette de couleurs et de textures, mais ils sont également porteurs de symboles : le raisin, par exemple, évoque le plaisir et la sensualité, en lien avec Bacchus, le dieu romain du vin. L’intégration d’objets en métaux précieux permettait à l’artiste de démontrer sa maîtrise dans la représentation de surfaces réfléchissantes. Par ailleurs, dans cette « vanité », l’assiette en or — en équilibre précaire au bord de la table — souligne la tension entre matérialisme et morale. Le verre, matériau coûteux à cette époque, se prête à une symbolique d’autant plus riche : un verre à moitié vide illustre parfaitement la fragilité et le caractère éphémère de l’existence humaine.
Harmen Loeding est né à Leyde vers 1637 et a été admis au sein de la guilde de Saint-Luc de Leyde en 1664. À l’instar d’autres villes néerlandaises, Leyde exigeait l’adhésion à une guilde pour pouvoir vendre des marchandises relevant de catégories spécifiques. Bien qu’il n’existe aucune trace de sa formation artistique ou des influences qu’il a pu recevoir, il appartenait vraisemblablement au cercle d’artistes — incluant notamment Pieter de Ring et Gerrit Dou — qui a fondé et fait perdurer cette guilde. La dernière mention de Loeding en tant que membre remonte à 1673. L’un des genres les plus variés et les plus riches à avoir émergé des spécialisations artistiques néerlandaises du XVIIe siècle est celui du « pronkstilleven » (nature morte ostentatoire) : il s’agit de représentations de tables richement garnies, où se côtoient des textures somptueuses — verreries ouvragées, coupes dorées, précieuses coquilles de nautile montées en objets d’art, vaisselle en argent, porcelaines chinoises rares, ainsi que des fruits coûteux et autres mets délicats. Harmen Loeding fut l’un des peintres virtuoses de ces compositions, s’inscrivant dans la lignée des célèbres natures mortes « pronk » de Jan Davidsz de Heem.
On trouve ses œuvres dans les collections de musées situés à Amsterdam, Francfort (Städel), Glasgow, Hambourg, Karlsruhe, Cassel, Munich, Schwerin, ainsi qu’au Liechtenstein (Vienne).
Dans cette très belle nature morte, Loeding représente une table partiellement recouverte d’une étoffe brune bordée de franges argentées, sur laquelle s’étalent des cerises rouges translucides, des pommes, des raisins et des sarments de vigne entrelacés. Au centre se dresse un grand verre à vin, appelé « Roemer », dont la paroi reflète la fenêtre de la pièce. Un éclairage puissant, venant de la gauche, crée une atmosphère particulière et projette un subtil jeu de lumière sur les textures des fruits. Loeding déploie ici tout son talent pour rendre une grande diversité de matières et de textures, ainsi que pour saisir les reflets lumineux sur des objets variés. Dans ses natures mortes, il privilégie souvent un format vertical et une composition pyramidale où les objets sont étroitement rassemblés, comme c’est le cas ici. Au fil des siècles, les fruits ont été parmi les sujets les plus récurrents dans la peinture de nature morte. Non seulement ils offrent à l’artiste une riche palette de couleurs et de textures, mais ils sont également porteurs de symboles : le raisin, par exemple, évoque le plaisir et la sensualité, en lien avec Bacchus, le dieu romain du vin. L’intégration d’objets en métaux précieux permettait à l’artiste de démontrer sa maîtrise dans la représentation de surfaces réfléchissantes. Par ailleurs, dans cette « vanité », l’assiette en or — en équilibre précaire au bord de la table — souligne la tension entre matérialisme et morale. Le verre, matériau coûteux à cette époque, se prête à une symbolique d’autant plus riche : un verre à moitié vide illustre parfaitement la fragilité et le caractère éphémère de l’existence humaine.
Harmen Loeding est né à Leyde vers 1637 et a été admis au sein de la guilde de Saint-Luc de Leyde en 1664. À l’instar d’autres villes néerlandaises, Leyde exigeait l’adhésion à une guilde pour pouvoir vendre des marchandises relevant de catégories spécifiques. Bien qu’il n’existe aucune trace de sa formation artistique ou des influences qu’il a pu recevoir, il appartenait vraisemblablement au cercle d’artistes — incluant notamment Pieter de Ring et Gerrit Dou — qui a fondé et fait perdurer cette guilde. La dernière mention de Loeding en tant que membre remonte à 1673. L’un des genres les plus variés et les plus riches à avoir émergé des spécialisations artistiques néerlandaises du XVIIe siècle est celui du « pronkstilleven » (nature morte ostentatoire) : il s’agit de représentations de tables richement garnies, où se côtoient des textures somptueuses — verreries ouvragées, coupes dorées, précieuses coquilles de nautile montées en objets d’art, vaisselle en argent, porcelaines chinoises rares, ainsi que des fruits coûteux et autres mets délicats. Harmen Loeding fut l’un des peintres virtuoses de ces compositions, s’inscrivant dans la lignée des célèbres natures mortes « pronk » de Jan Davidsz de Heem.
On trouve ses œuvres dans les collections de musées situés à Amsterdam, Francfort (Städel), Glasgow, Hambourg, Karlsruhe, Cassel, Munich, Schwerin, ainsi qu’au Liechtenstein (Vienne).
30 000 €
Epoque : 17ème siècle
Style : Autre style
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur bois
Largeur : 31cm
Hauteur : 38cm
Référence (ID) : 1850065
Disponibilité : En stock
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