Portrait de Lady Frances Hends – William Wissing (1656-1687)
Artiste : William Wissing (1656-1687)
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Il s'agit d'un portrait en buste d'une jeune femme, peint sur fond uni et agrémenté d'un cartouche. Le modèle porte une robe bleue laissant entrevoir le chemisier, rehaussée d'une étoffe drapée décorative ainsi que d'une profusion de perles et de boutons somptueux. La qualité de l'œuvre est remarquable, et le traitement tout en finesse permet de saisir la personnalité du modèle. L'artiste a mis l'accent sur la féminité séduisante du modèle, soulignée par le drapé souple et les cheveux retombant sur ses épaules. La finesse de l'exécution témoigne de l'approche intime de l'artiste envers les beautés de la cour, comme en attestent les traits délicatement rendus et le regard captivant du modèle. En effet, la délicatesse de la peinture et l'expressivité du visage sont caractéristiques de l'atelier de William Wissing. Par ailleurs, les couleurs employées pour le drapé de la robe ainsi que la virtuosité du coup de pinceau sont remarquablement bien conservées.
Willem Wissing, connu en Angleterre sous le nom de William Wissing (1656 – 10 septembre 1687), était un portraitiste néerlandais ayant exercé en Angleterre. Né soit à Amsterdam, soit à La Haye, il y suivit l'enseignement de Willem Doudijns (1630-1697) et d'Arnoldus van Ravestyn (1615-1690). En 1676, il s'installa en Angleterre, où il étudia auprès de Peter Lely et devint son assistant. Après la mort de Lely en 1680, Wissing s'imposa comme son élève le plus éminent. Godfrey Kneller fut le seul portraitiste contemporain en Angleterre à pouvoir rivaliser avec lui. Parmi les modèles royaux de Wissing figurent Charles II d'Angleterre, Catherine de Bragance, Georges de Danemark et James Scott, 1er duc de Monmouth. En 1685, Jacques II d'Angleterre envoya Wissing aux Pays-Bas pour peindre les portraits de son gendre et de sa fille néerlandais, les futurs Guillaume III et Marie II d'Angleterre. Ces portraits furent souvent reproduits ; certaines versions sont exposées dans le grand hall du bâtiment Wren, au College of William and Mary de Williamsburg, en Virginie. Wissing mourut en 1687, au sommet de sa gloire de portraitiste, à Burghley House, la demeure de John Cecil, 5e comte d'Exeter, près de Stamford dans le Lincolnshire. Certains soupçonnèrent un empoisonnement motivé par la jalousie face à son succès. Selon Arnold Houbraken, son épitaphe était *Immodicis brevis est aetas*, signifiant « Brève est la vie des êtres d'exception ». Il fut inhumé en l'église Saint-Martin de Stamford, dans le Lincolnshire. Son compatriote néerlandais Jan van der Vaart travailla dans son atelier, réalisant les draperies et les paysages des portraits peints par Wissing. Après la mort de Wissing en 1687, van der Vaart reprit son atelier. De nombreux portraits de personnalités réalisés par Wissing, ainsi que son autoportrait, furent diffusés sous forme de mezzotintes.
Il s'agit d'un portrait en buste d'une jeune femme, peint sur fond uni et agrémenté d'un cartouche. Le modèle porte une robe bleue laissant entrevoir le chemisier, rehaussée d'une étoffe drapée décorative ainsi que d'une profusion de perles et de boutons somptueux. La qualité de l'œuvre est remarquable, et le traitement tout en finesse permet de saisir la personnalité du modèle. L'artiste a mis l'accent sur la féminité séduisante du modèle, soulignée par le drapé souple et les cheveux retombant sur ses épaules. La finesse de l'exécution témoigne de l'approche intime de l'artiste envers les beautés de la cour, comme en attestent les traits délicatement rendus et le regard captivant du modèle. En effet, la délicatesse de la peinture et l'expressivité du visage sont caractéristiques de l'atelier de William Wissing. Par ailleurs, les couleurs employées pour le drapé de la robe ainsi que la virtuosité du coup de pinceau sont remarquablement bien conservées.
Willem Wissing, connu en Angleterre sous le nom de William Wissing (1656 – 10 septembre 1687), était un portraitiste néerlandais ayant exercé en Angleterre. Né soit à Amsterdam, soit à La Haye, il y suivit l'enseignement de Willem Doudijns (1630-1697) et d'Arnoldus van Ravestyn (1615-1690). En 1676, il s'installa en Angleterre, où il étudia auprès de Peter Lely et devint son assistant. Après la mort de Lely en 1680, Wissing s'imposa comme son élève le plus éminent. Godfrey Kneller fut le seul portraitiste contemporain en Angleterre à pouvoir rivaliser avec lui. Parmi les modèles royaux de Wissing figurent Charles II d'Angleterre, Catherine de Bragance, Georges de Danemark et James Scott, 1er duc de Monmouth. En 1685, Jacques II d'Angleterre envoya Wissing aux Pays-Bas pour peindre les portraits de son gendre et de sa fille néerlandais, les futurs Guillaume III et Marie II d'Angleterre. Ces portraits furent souvent reproduits ; certaines versions sont exposées dans le grand hall du bâtiment Wren, au College of William and Mary de Williamsburg, en Virginie. Wissing mourut en 1687, au sommet de sa gloire de portraitiste, à Burghley House, la demeure de John Cecil, 5e comte d'Exeter, près de Stamford dans le Lincolnshire. Certains soupçonnèrent un empoisonnement motivé par la jalousie face à son succès. Selon Arnold Houbraken, son épitaphe était *Immodicis brevis est aetas*, signifiant « Brève est la vie des êtres d'exception ». Il fut inhumé en l'église Saint-Martin de Stamford, dans le Lincolnshire. Son compatriote néerlandais Jan van der Vaart travailla dans son atelier, réalisant les draperies et les paysages des portraits peints par Wissing. Après la mort de Wissing en 1687, van der Vaart reprit son atelier. De nombreux portraits de personnalités réalisés par Wissing, ainsi que son autoportrait, furent diffusés sous forme de mezzotintes.
19 200 €
Epoque : 17ème siècle
Style : Autre style
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur toile
Largeur : 64cm
Hauteur : 77cm
Référence (ID) : 1818474
Disponibilité : En stock
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