Madone Conestabile – D'après Raphaël (XVIe siècle)
Artiste : D'après Raphaël (xvie Siècle)
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Cette œuvre, dont la composition rappelle celle de la *Madone Conestabile* — ultime tableau de Raphaël aujourd'hui conservé au musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg — fut initialement peinte pour la famille Conestabile Della Staffa de Pérouse avant d'être offerte à la tsarine russe Maria Alexandrovna en 1871. Ce *tondo* (tableau de forme circulaire) à sujet religieux dépeint un moment d'intimité entre la Vierge et l'Enfant. La Vierge arbore une expression pensive tout en tenant l'Enfant Jésus, curieux, qui s'intéresse au livre qu'elle tient en main. Vêtue d'une robe rouge et drapée dans son manteau bleu caractéristique, Marie se détache sur un paysage vaste et paisible, dont les sommets enneigés s'étendent à l'arrière-plan. En 1881, lors du transfert de l'œuvre sur toile, on découvrit que, dans la version originale, la Madone contemplait une grenade plutôt qu'un livre ; ce fruit — symbole de la Passion, de la période précédant la mort de Jésus, ainsi que de la résurrection et de la vie éternelle — figure souvent dans les représentations de dévotion de la Vierge à l'Enfant. La verticalité des figures de la Madone et de l'Enfant, contrastant avec les lignes horizontales du paysage, confère une certaine stabilité à la composition circulaire. Parallèlement, l'inclinaison douce de la tête de la Madone et la courbe de sa main, alors qu'elle soutient l'Enfant Jésus dans une posture en torsion, viennent harmonieusement compléter cette forme ronde.
Raphaël Sanzio d'Urbino, plus connu sous le nom de Raphaël, était un peintre et architecte italien de la Haute Renaissance, actif à la même époque que des maîtres tels que Léonard de Vinci et Michel-Ange. Raphaël a grandi au contact de cet art, son père Giovanni Santi étant peintre à la cour de Frédéric III de Montefeltro, duc d'Urbino — une petite ville perchée très raffinée de la région italienne des Marches. À la mort de son père, alors qu'il n'avait que onze ans, Raphaël reprit l'atelier familial tout en se formant simultanément auprès du Pérugin ; il devint maître à part entière dès l'an 1500, à l'âge de dix-sept ans. Après avoir travaillé dans plusieurs villes du nord de l'Italie, Raphaël s'installa à Rome en 1508 à l'invitation du pape Jules II pour œuvrer au palais apostolique du Vatican. C'est à Rome qu'il débuta sa carrière d'architecte, recevant la commande de la nouvelle basilique Saint-Pierre après le décès de Bramante. Raphaël était au sommet de sa gloire lorsqu'il mourut en 1520, à l'âge de 37 ans. Son œuvre est admirée pour la clarté de ses formes, la fluidité de ses compositions et sa traduction visuelle de l'idéal néoplatonicien de la grandeur humaine, hérité de l'Antiquité classique. Comme l'a décrit le biographe Giorgio Vasari, son parcours se divise en trois phases stylistiques successives : ses années en Ombrie ; une brève période de quatre ans durant laquelle il s'imprégna du style et de la tradition florentins ; et enfin douze années triomphales à Rome, au service de deux papes et de leur entourage. Raphaël exerça une influence considérable de son vivant, bien qu'en dehors de Rome, il fût surtout connu pour ses estampes réalisées en collaboration avec d'autres artistes.
Musées : National Gallery (Londres), musée du Louvre (Paris), galerie des Offices (Florence), Metropolitan Museum (New York), Rijksmuseum (Amsterdam), palais Pitti (Florence).
Cette œuvre, dont la composition rappelle celle de la *Madone Conestabile* — ultime tableau de Raphaël aujourd'hui conservé au musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg — fut initialement peinte pour la famille Conestabile Della Staffa de Pérouse avant d'être offerte à la tsarine russe Maria Alexandrovna en 1871. Ce *tondo* (tableau de forme circulaire) à sujet religieux dépeint un moment d'intimité entre la Vierge et l'Enfant. La Vierge arbore une expression pensive tout en tenant l'Enfant Jésus, curieux, qui s'intéresse au livre qu'elle tient en main. Vêtue d'une robe rouge et drapée dans son manteau bleu caractéristique, Marie se détache sur un paysage vaste et paisible, dont les sommets enneigés s'étendent à l'arrière-plan. En 1881, lors du transfert de l'œuvre sur toile, on découvrit que, dans la version originale, la Madone contemplait une grenade plutôt qu'un livre ; ce fruit — symbole de la Passion, de la période précédant la mort de Jésus, ainsi que de la résurrection et de la vie éternelle — figure souvent dans les représentations de dévotion de la Vierge à l'Enfant. La verticalité des figures de la Madone et de l'Enfant, contrastant avec les lignes horizontales du paysage, confère une certaine stabilité à la composition circulaire. Parallèlement, l'inclinaison douce de la tête de la Madone et la courbe de sa main, alors qu'elle soutient l'Enfant Jésus dans une posture en torsion, viennent harmonieusement compléter cette forme ronde.
Raphaël Sanzio d'Urbino, plus connu sous le nom de Raphaël, était un peintre et architecte italien de la Haute Renaissance, actif à la même époque que des maîtres tels que Léonard de Vinci et Michel-Ange. Raphaël a grandi au contact de cet art, son père Giovanni Santi étant peintre à la cour de Frédéric III de Montefeltro, duc d'Urbino — une petite ville perchée très raffinée de la région italienne des Marches. À la mort de son père, alors qu'il n'avait que onze ans, Raphaël reprit l'atelier familial tout en se formant simultanément auprès du Pérugin ; il devint maître à part entière dès l'an 1500, à l'âge de dix-sept ans. Après avoir travaillé dans plusieurs villes du nord de l'Italie, Raphaël s'installa à Rome en 1508 à l'invitation du pape Jules II pour œuvrer au palais apostolique du Vatican. C'est à Rome qu'il débuta sa carrière d'architecte, recevant la commande de la nouvelle basilique Saint-Pierre après le décès de Bramante. Raphaël était au sommet de sa gloire lorsqu'il mourut en 1520, à l'âge de 37 ans. Son œuvre est admirée pour la clarté de ses formes, la fluidité de ses compositions et sa traduction visuelle de l'idéal néoplatonicien de la grandeur humaine, hérité de l'Antiquité classique. Comme l'a décrit le biographe Giorgio Vasari, son parcours se divise en trois phases stylistiques successives : ses années en Ombrie ; une brève période de quatre ans durant laquelle il s'imprégna du style et de la tradition florentins ; et enfin douze années triomphales à Rome, au service de deux papes et de leur entourage. Raphaël exerça une influence considérable de son vivant, bien qu'en dehors de Rome, il fût surtout connu pour ses estampes réalisées en collaboration avec d'autres artistes.
Musées : National Gallery (Londres), musée du Louvre (Paris), galerie des Offices (Florence), Metropolitan Museum (New York), Rijksmuseum (Amsterdam), palais Pitti (Florence).
9 000 €
Epoque : 16ème siècle
Style : Haute époque-Renaissance-Louis XIII
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur bois
Diamètre : 20.5cm
Référence (ID) : 1805434
Disponibilité : En stock
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