École Réaliste Sociale Française (c. 1870) - Le Dipsomane
Huile sur toile. Toile originale.
Dans le sillage des portraits sublimes et troublants de Théodore Géricault, représentant le monomaniaque et l'aliéné, cette effigie austère et implacable d'un ouvrier marqué par l'alcoolisme transcende la simple pathologie individuelle pour acquérir une dimension de témoignage sociologique et naturaliste profond. L'œuvre dénonce, avec une force picturale implacable, non seulement l'aliénation sociale abjecte et la dégradation physique inéluctable auxquelles conduit l'abus d'alcool, mais aussi la structure économique défaillante qui alimente et perpétue la misère des masses laborieuses.
Cet homme, dont le visage reflète le désespoir existentiel, semble tout droit sorti des pages d'Émile Zola, incarnant le fatalisme biologique et social que le naturalisme littéraire dénonçait avec une honnêteté brutale. Le tableau devient un écho visuel des théories d'Hippolyte Taine sur le déterminisme de l'environnement et de la race, et fait écho aux études d'Émile Durkheim sur l'anomie sociale. En représentant l'ouvrier irrésistiblement attiré par le seul « antidote » précaire à la souffrance de classe, l'œuvre s'inscrit dans la critique sociologique qui voyait dans l'alcoolisme une conséquence directe de l'exploitation industrielle et de la déshumanisation. Ce portrait constitue ainsi une dénonciation sociale aussi éloquente que n'importe quel traité naturaliste ou roman, et un chef-d'œuvre du réalisme social de la fin du XIXe siècle.
- Dimensions de l'image sans cadre : 36 x 48 cm / 54,5 x 64 cm avec un magnifique cadre français sur mesure de la fin du XIXe siècle, en bois stuqué et doré.
Dans le sillage des portraits sublimes et troublants de Théodore Géricault, représentant le monomaniaque et l'aliéné, cette effigie austère et implacable d'un ouvrier marqué par l'alcoolisme transcende la simple pathologie individuelle pour acquérir une dimension de témoignage sociologique et naturaliste profond. L'œuvre dénonce, avec une force picturale implacable, non seulement l'aliénation sociale abjecte et la dégradation physique inéluctable auxquelles conduit l'abus d'alcool, mais aussi la structure économique défaillante qui alimente et perpétue la misère des masses laborieuses.
Cet homme, dont le visage reflète le désespoir existentiel, semble tout droit sorti des pages d'Émile Zola, incarnant le fatalisme biologique et social que le naturalisme littéraire dénonçait avec une honnêteté brutale. Le tableau devient un écho visuel des théories d'Hippolyte Taine sur le déterminisme de l'environnement et de la race, et fait écho aux études d'Émile Durkheim sur l'anomie sociale. En représentant l'ouvrier irrésistiblement attiré par le seul « antidote » précaire à la souffrance de classe, l'œuvre s'inscrit dans la critique sociologique qui voyait dans l'alcoolisme une conséquence directe de l'exploitation industrielle et de la déshumanisation. Ce portrait constitue ainsi une dénonciation sociale aussi éloquente que n'importe quel traité naturaliste ou roman, et un chef-d'œuvre du réalisme social de la fin du XIXe siècle.
- Dimensions de l'image sans cadre : 36 x 48 cm / 54,5 x 64 cm avec un magnifique cadre français sur mesure de la fin du XIXe siècle, en bois stuqué et doré.
1 400 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Autre style
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur toile
Référence (ID) : 1647565
Disponibilité : En stock
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