Pousse de héron dans un paysage - Joris Abrahamsz van der Haagen (1615-1669)
Artiste : Joris Abrahamsz Van Der Haagen (1615-1669)
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Dans ce paysage, une scène de chasse au héron se déroule. Parmi les personnages, on distingue un couple fortuné, vêtu d’élégants drapés, observant un chasseur qui ajuste son tir sur un héron tout juste effrayé. Un chien rapporteur s’élance vers l’oiseau, attendant avec impatience de pouvoir rapporter la proie au chasseur. Le couple est entouré de sa suite, tandis qu’à l’arrière-plan, on aperçoit des fermiers accompagnés de leur bétail. Toutefois, cette scène de chasse ne constitue qu’un détail infime du tableau, qui met avant tout en avant un paysage fluvial saisissant. L’œuvre dépeint, en réalité, de multiples facettes de la nature. La rivière y occupe une place centrale ; ses eaux argentées sont bordées de nénuphars et de roseaux, rendus avec une grande finesse. Le talent de Van der Haagen éclate dans sa manière magistrale de peindre les reflets, à la surface de l’eau, des arbres qui composent le petit bosquet voisin. Chaque feuille est représentée avec un souci du détail remarquable, déclinant une palette allant des verts luxuriants aux teintes orangées de l’automne. Un troisième élément vient compléter ce paysage : le vaste ciel, gris et couvert, où des nuages plus sombres, au premier plan, laissent présager une averse. La maîtrise artistique de Van der Haagen est indéniable : il a su réunir trois composantes naturelles pourtant très distinctes au sein d’une œuvre d’une grande beauté. Si la scène de chasse, au premier plan, confère au tableau une dimension narrative, c’est la nature qui domine l’ensemble, s’imposant presque comme un rappel de sa beauté absolue et de sa puissance, face auxquelles les caprices et les divertissements humains paraissent bien dérisoires.
Joris Abrahamsz van der Haagen est né à Arnhem en 1615 et a reçu une formation en peinture auprès de son père, Abraham van der Haagen, lui-même artiste. La carrière de Joris a débuté dans un atelier à Arnhem ; toutefois, après le décès de son père en 1639, il s'est installé à La Haye, où il a fini par devenir citoyen honoraire. À La Haye, Joris a cherché à tirer parti du mécénat émanant des cours qui y siégeaient, et est devenu membre de la Guilde de Saint-Luc en 1643. Cependant, des dissensions sont apparues au sein de la Guilde entre artisans de différentes spécialités, ce qui a conduit Joris à devenir l'un des membres fondateurs de la « Confrerie Pictura », une corporation exclusivement réservée aux artistes peintres. Joris est décédé à La Haye en 1669 ; deux de ses fils ont perpétué son héritage artistique. Il est reconnu pour ses paysages — tel que celui qui sert de décor à cette scène de chasse aux canards — ainsi que pour ses dessins topographiques représentant diverses villes des Pays-Bas. Joris collaborait avec le peintre Ludolf de Jongh, spécialisé dans l'ajout de personnages (le « staffage »), car il ne peignait jamais lui-même de figures humaines. Il est donc fort probable que les chasseurs figurant dans ce tableau aient été peints par de Jongh, ce qui confère une dimension singulière à l'histoire de la création de cette œuvre.
Dans ce paysage, une scène de chasse au héron se déroule. Parmi les personnages, on distingue un couple fortuné, vêtu d’élégants drapés, observant un chasseur qui ajuste son tir sur un héron tout juste effrayé. Un chien rapporteur s’élance vers l’oiseau, attendant avec impatience de pouvoir rapporter la proie au chasseur. Le couple est entouré de sa suite, tandis qu’à l’arrière-plan, on aperçoit des fermiers accompagnés de leur bétail. Toutefois, cette scène de chasse ne constitue qu’un détail infime du tableau, qui met avant tout en avant un paysage fluvial saisissant. L’œuvre dépeint, en réalité, de multiples facettes de la nature. La rivière y occupe une place centrale ; ses eaux argentées sont bordées de nénuphars et de roseaux, rendus avec une grande finesse. Le talent de Van der Haagen éclate dans sa manière magistrale de peindre les reflets, à la surface de l’eau, des arbres qui composent le petit bosquet voisin. Chaque feuille est représentée avec un souci du détail remarquable, déclinant une palette allant des verts luxuriants aux teintes orangées de l’automne. Un troisième élément vient compléter ce paysage : le vaste ciel, gris et couvert, où des nuages plus sombres, au premier plan, laissent présager une averse. La maîtrise artistique de Van der Haagen est indéniable : il a su réunir trois composantes naturelles pourtant très distinctes au sein d’une œuvre d’une grande beauté. Si la scène de chasse, au premier plan, confère au tableau une dimension narrative, c’est la nature qui domine l’ensemble, s’imposant presque comme un rappel de sa beauté absolue et de sa puissance, face auxquelles les caprices et les divertissements humains paraissent bien dérisoires.
Joris Abrahamsz van der Haagen est né à Arnhem en 1615 et a reçu une formation en peinture auprès de son père, Abraham van der Haagen, lui-même artiste. La carrière de Joris a débuté dans un atelier à Arnhem ; toutefois, après le décès de son père en 1639, il s'est installé à La Haye, où il a fini par devenir citoyen honoraire. À La Haye, Joris a cherché à tirer parti du mécénat émanant des cours qui y siégeaient, et est devenu membre de la Guilde de Saint-Luc en 1643. Cependant, des dissensions sont apparues au sein de la Guilde entre artisans de différentes spécialités, ce qui a conduit Joris à devenir l'un des membres fondateurs de la « Confrerie Pictura », une corporation exclusivement réservée aux artistes peintres. Joris est décédé à La Haye en 1669 ; deux de ses fils ont perpétué son héritage artistique. Il est reconnu pour ses paysages — tel que celui qui sert de décor à cette scène de chasse aux canards — ainsi que pour ses dessins topographiques représentant diverses villes des Pays-Bas. Joris collaborait avec le peintre Ludolf de Jongh, spécialisé dans l'ajout de personnages (le « staffage »), car il ne peignait jamais lui-même de figures humaines. Il est donc fort probable que les chasseurs figurant dans ce tableau aient été peints par de Jongh, ce qui confère une dimension singulière à l'histoire de la création de cette œuvre.
18 000 €
Epoque : 17ème siècle
Style : Autre style
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur bois
Largeur : 53cm
Hauteur : 41cm
Référence (ID) : 1849749
Disponibilité : En stock
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