Vierge du Rosaire. Huile sur toile. École mexicaine. XVIIIe siècle
Dimensions avec cadre : 53,5 cm de haut x 45 cm de large
L'œuvre représente la Vierge du Rosaire, accompagnée de
saint Dominique de Guzmán et de saint François d'Assise, dans une composition
se déroulant sur un fond de nuages qui renforce le caractère céleste de la
scène. La Vierge occupe le centre de la composition et tourne son regard vers
les saints agenouillés à ses pieds. De la main droite, elle tient le chapelet
qu’elle tend à saint Dominique, tandis que de la main gauche, elle tient
l’Enfant Jésus. Celui-ci tourne son corps vers la droite et tend la main pour
remettre le chapelet à saint François, établissant ainsi un dialogue visuel
entre les trois personnages.
La présence de saint Dominique de Guzmán s’inscrit dans la
tradition selon laquelle la Vierge lui serait apparue à Toulouse en 1214 et lui
aurait confié la diffusion de la dévotion au Rosaire. C’est pourquoi le saint
est généralement représenté recevant le Rosaire des mains de la Vierge. À ses
côtés se trouve saint François d’Assise, dont la présence dans la scène revêt
une signification symbolique : la représentation conjointe des deux saints fait
allusion à l’union des deux grands ordres mendiants, dominicain et franciscain,
dans la défense, la transmission et la pratique de la foi chrétienne.
La Vierge apparaît richement parée d’une tunique bleue
brodée de brocart, tandis que différents éléments de la composition sont mis en
valeur par l’utilisation de feuilles d’or. On remarque tout particulièrement
les auréoles des saints, la couronne de la Vierge, le chapelet et les
nombreuses étoiles qui rayonnent autour de sa silhouette, autant d’éléments qui
contribuent à souligner son caractère sacré et céleste.
L’iconographie de la Vierge du Rosaire a acquis une
importance particulière à partir de la bataille de Lépante, livrée le 7 octobre
1571 entre la flotte de la Sainte Ligue et l’Empire ottoman. Avant
l’affrontement, les troupes chrétiennes s’étaient recommandées à la Vierge et
avaient prié le Rosaire ; la victoire fut donc interprétée comme le fruit de
son intercession. En conséquence, le pape Pie V institua la fête de la Vierge
des Victoires, qui fut par la suite associée au titre de Notre-Dame du Rosaire
par Grégoire XIII. Au fil du temps, cette célébration et cette dévotion se
répandirent dans toute l’Église occidentale, et le 7 octobre fut fixé comme
date de sa fête.
Le culte de la Vierge du Rosaire s'est largement répandu
dans les territoires hispaniques, et plus particulièrement en Amérique. Au
Pérou, cette dévotion a pris une importance particulière dès les premières
années de la période vice-royale. La tradition veut que la première image ait
été offerte par le roi Charles Quint et qu'en 1643, le vice-roi Pedro de Toledo
y Leiva l'ait proclamée patronne et protectrice du royaume du Pérou. Cette
large diffusion explique la présence fréquente de cette iconographie dans la
production artistique religieuse des territoires américains, où la Vierge du
Rosaire est devenue l'une des invocations mariales les plus ancrées.
2 300 €
Epoque : 18ème siècle
Style : Autre style
Etat : Etat d'usage
Matière : Huile sur toile
Largeur : 45
Hauteur : 53,5
Référence (ID) : 1823231
Disponibilité : En stock
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