Relief l'imposition des stigmates du Christ à saint François école andalouse XVIIe siècle
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Relief l'imposition des stigmates du Christ à saint François école andalouse XVIIe siècle

Dimensions : 200 cm de haut x 161 cm de large x 19 cm de profondeur
L'imposition des stigmates à saint François d'Assise est l'un des épisodes les plus importants de la tradition franciscaine. Elle eut lieu le 17 septembre 1224 en Italie, sur le mont Alverna, une montagne isolée et rocheuse des Apennins que saint François avait choisie pour sa solitude et sa nature.
Selon la tradition, saint François s’était retiré sur le mont Alverna pour y observer un jeûne de quarante jours en préparation de la fête de saint Michel Archange. Il cherchait à s’unir pleinement à la douleur de la Passion du Christ et à ressentir un amour extrême pour Dieu.
Au cours d’une de ses prières intenses, saint François eut une vision dans laquelle un séraphin, l’esprit céleste le plus élevé connu pour entourer le trône de Dieu, soutenait un homme crucifié. Lors de cette apparition, les rayons de lumière émanant du séraphin marquèrent le corps de saint François.
Frère Léon se trouvait sur le mont Alverne à cette époque et fut témoin non seulement de la prière, mais aussi des traces des blessures de François; il prit alors soin du saint. Frère Léon est le plus célèbre des frères de saint François. Il était prêtre et, en raison de la pureté de son âme et de sa simplicité, saint François le choisit comme compagnon et confident. Il lui attribua également le nom de «brebis de Dieu ».
Cet événement fit de François le premier saint stigmatisé reconnu dans l’histoire de l’Église, recevant les cinq plaies du Christ (mains, pieds et côté).
Dans l’œuvre que nous avons sous les yeux, les personnages mentionnés, saint François et frère Léon, sont représentés dans un paysage rocheux qui fait référence au mont Alverne. Ce lieu, caractérisé par sa solitude et ses rochers escarpés, est l’illustration parfaite de l’endroit où s’est déroulé cet événement mystique.
On y retrouve également les rayons de lumière qui ont marqué le saint. Ils jaillissent du nuage dans lequel apparaît le séraphin à six ailes, conférant mouvement et éclat à la composition. S’agissant des figures les plus élevées de la hiérarchie céleste, celui-ci est représenté avec une polychromie caractéristique sur ses ailes, dans des tons de jaune, de rouge et de bleu.
Aux côtés du séraphin, un haut-relief majestueux de saint François, réalisé avec un réalisme minutieux, dans lequel même ses mains, marquées par les stigmates de cette tradition franciscaine, semblent vouloir sortir de l’image. Le visage du saint, représentatif de l’école andalouse du XVIIe siècle, est sculpté avec un souci minutieux du détail et une grande expressivité.
La tension de la scène transparaît pleinement dans les veines saillantes du cou du saint, la tension des muscles de son poignet et sa posture, qui concentre toute son attention sur l’ange.
Saint François porte une tunique aux décorations délicates, polychromes et dorées, caractérisée par de larges manches qui, selon le récit du frère Léon, lui serviront par la suite à couvrir les blessures qui lui causent d’intenses douleurs.
Le vêtement du saint est en outre une représentation évidente de la polychromie andalouse du XVIIe siècle, puisqu’on y retrouve les «roleos », un élément décoratif en forme de spirale ou de volute, ainsi que les motifs de feuillage polychrome et doré, caractéristiques de la sculpture andalouse du XVIIe siècle.
Toute cette vision, comme le veut la tradition, est attestée par frère Léon, aux pieds de saint François, qui soignera plus tard ses blessures et racontera cette apparition mystique.
La sculpture espagnole du XVIIe siècle réunissait, dans la plupart de ses iconographies, l’imagerie religieuse, en recherchant toujours un maximum de réalisme, de dramatisme et d’émotion afin de promouvoir la dévotion qui régnait à cette époque.
Cette œuvre illustre de manière exceptionnelle le réalisme et l’expressivité caractéristiques de cette époque. Le visage du saint transmet avec ferveur et dévouement la dévotion et l’expressivité qui lui sont propres. De plus, la taille du relief rend la réalisation de cette pièce d’autant plus laborieuse.
12 000 €

Epoque : 17ème siècle

Style : Autre style

Etat : En l'etat

Matière : Bois peint

Largeur : 161

Hauteur : 200

Profondeur : 19

Référence (ID) : 1799024

Disponibilité : En stock

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Calle Conde de Aranda, 20, bajo derecha A
Madrid 28001, Espagne

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