Saint François d'Assise, huile sur cuivre, école espagnole, XVIIe siècle
Dimensions avec cadre : 16 cm de haut x 20 cm de large
Dimensions sans cadre : 11,5 cm de haut x 15 cm de large
Cette œuvre constitue un exemple intéressant de peinture dévotionnelle espagnole sur cuivre, technique particulièrement appréciée aux XVIe et XVIIe siècles pour la précision du dessin, la richesse chromatique et l’excellent état de conservation que garantissait ce support métallique. La scène représente saint François d’Assise lors d’une de ses retraites pénitentielles, retiré du monde dans une humble cabane ou cellule d’ermite consacrée à la prière, à la méditation et au jeûne, épisode qui trouve ses racines dans les sources hagiographiques franciscaines et qui a connu une certaine diffusion dans la spiritualité baroque.
La composition montre le saint allongé sur un simple lit de bois dans une pièce austère, à peine meublée et conçue comme le reflet matériel de la pauvreté volontaire qui a caractérisé sa vie. Sa silhouette semble envahie par une intense émotion spirituelle tandis qu’il tourne son regard vers une manifestation surnaturelle qui descend du ciel au milieu de nuages lumineux. Bien qu’à première vue, on puisse y voir une apparition angélique, la scène semble correspondre plus précisément au récit de la mystérieuse sphère ou du globe de feu céleste qui, selon la tradition franciscaine, rendit visite à plusieurs reprises au saint au cours d’une de ses périodes de retraite et de pénitence.
Les sources racontent comment une boule de feu lumineuse est descendue du ciel jusqu’à l’humble cabane de François à trois reprises, inondant les lieux d’une clarté surnaturelle et procurant au saint un profond réconfort spirituel. Cet événement fut interprété par ses contemporains comme un signe de la grâce divine particulière qui accompagnait le fondateur de l’Ordre.
La présence du frère qui apparaît à la porte revêt ainsi une importance narrative fondamentale. Loin d’être un personnage secondaire, il représente le frère chargé d’assister François pendant sa retraite, en lui apportant la seule nourriture qu’il acceptait durant ces jours de pénitence : du pain et de l’eau. Le plateau qu’il tient, sur lequel on distingue clairement les aliments, sert à souligner l’extrême austérité de la vie du saint et renforce le contraste entre la pauvreté matérielle du cadre et la richesse spirituelle de l’expérience mystique qui se déroule.
L’inclusion des deux oiseaux blancs situés au premier plan revêt un intérêt particulier. Bien que discrets, ils constituent ce qui pourrait être une référence à l’un des épisodes les plus connus de la vie de saint François : la prédication aux oiseaux.
D'un point de vue stylistique, l'œuvre s'inscrit pleinement dans les canons de la peinture religieuse espagnole de la seconde moitié du XVIIe siècle. La composition s'articule autour d'un récit clair et facilement compréhensible pour le fidèle, structurant l'espace en trois domaines distincts : le monde surnaturel, la vie quotidienne et la sphère intime.
La palette chromatique est dominée par des ocres, des tons terreux, des bruns et des verts ternes, des nuances qui contribuent à créer une atmosphère de recueillement et de silence.
Dans l’ensemble, nous sommes en présence d’une œuvre d’un intérêt historique et dévotionnel remarquable qui transcende les représentations les plus courantes du saint pour illustrer un épisode mystique moins habituel.
Dimensions sans cadre : 11,5 cm de haut x 15 cm de large
Cette œuvre constitue un exemple intéressant de peinture dévotionnelle espagnole sur cuivre, technique particulièrement appréciée aux XVIe et XVIIe siècles pour la précision du dessin, la richesse chromatique et l’excellent état de conservation que garantissait ce support métallique. La scène représente saint François d’Assise lors d’une de ses retraites pénitentielles, retiré du monde dans une humble cabane ou cellule d’ermite consacrée à la prière, à la méditation et au jeûne, épisode qui trouve ses racines dans les sources hagiographiques franciscaines et qui a connu une certaine diffusion dans la spiritualité baroque.
La composition montre le saint allongé sur un simple lit de bois dans une pièce austère, à peine meublée et conçue comme le reflet matériel de la pauvreté volontaire qui a caractérisé sa vie. Sa silhouette semble envahie par une intense émotion spirituelle tandis qu’il tourne son regard vers une manifestation surnaturelle qui descend du ciel au milieu de nuages lumineux. Bien qu’à première vue, on puisse y voir une apparition angélique, la scène semble correspondre plus précisément au récit de la mystérieuse sphère ou du globe de feu céleste qui, selon la tradition franciscaine, rendit visite à plusieurs reprises au saint au cours d’une de ses périodes de retraite et de pénitence.
Les sources racontent comment une boule de feu lumineuse est descendue du ciel jusqu’à l’humble cabane de François à trois reprises, inondant les lieux d’une clarté surnaturelle et procurant au saint un profond réconfort spirituel. Cet événement fut interprété par ses contemporains comme un signe de la grâce divine particulière qui accompagnait le fondateur de l’Ordre.
La présence du frère qui apparaît à la porte revêt ainsi une importance narrative fondamentale. Loin d’être un personnage secondaire, il représente le frère chargé d’assister François pendant sa retraite, en lui apportant la seule nourriture qu’il acceptait durant ces jours de pénitence : du pain et de l’eau. Le plateau qu’il tient, sur lequel on distingue clairement les aliments, sert à souligner l’extrême austérité de la vie du saint et renforce le contraste entre la pauvreté matérielle du cadre et la richesse spirituelle de l’expérience mystique qui se déroule.
L’inclusion des deux oiseaux blancs situés au premier plan revêt un intérêt particulier. Bien que discrets, ils constituent ce qui pourrait être une référence à l’un des épisodes les plus connus de la vie de saint François : la prédication aux oiseaux.
D'un point de vue stylistique, l'œuvre s'inscrit pleinement dans les canons de la peinture religieuse espagnole de la seconde moitié du XVIIe siècle. La composition s'articule autour d'un récit clair et facilement compréhensible pour le fidèle, structurant l'espace en trois domaines distincts : le monde surnaturel, la vie quotidienne et la sphère intime.
La palette chromatique est dominée par des ocres, des tons terreux, des bruns et des verts ternes, des nuances qui contribuent à créer une atmosphère de recueillement et de silence.
Dans l’ensemble, nous sommes en présence d’une œuvre d’un intérêt historique et dévotionnel remarquable qui transcende les représentations les plus courantes du saint pour illustrer un épisode mystique moins habituel.
900 €
Epoque : 17ème siècle
Style : Autre style
Etat : Bon état
Matière : Huile sur cuivre
Largeur : 15
Hauteur : 11,5
Référence (ID) : 1787024
Disponibilité : En stock
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