Sainte Sculpture en bois sculpté, doré et polychromé école espagnole, XVIIe siècle.
Dimensions :
90 cm de hauteur x 32 cm de largeur x 14 cm de profondeur
Cette sculpture en bois, identifiée comme représentant une sainte, est dépourvue de ses attributs habituels, tels que la palme ou l'instrument de son martyre. Elle porte toutefois une couronne retenant un large voile ; celui-ci retombe sur ses épaules et se déploie derrière sa silhouette. En raison de cette couronne sculptée, la figure pourrait représenter sainte Eulalie de Mérida — une jeune chrétienne issue d'une famille noble, martyrisée après avoir professé publiquement sa foi — ou peut-être sainte Élisabeth de Hongrie ou sainte Élisabeth de Portugal, toutes deux invariablement représentées coiffées d'une couronne.
La sculpture espagnole polychrome du XVIIe siècle visait à offrir une apparence aussi réaliste que possible. Par rapport aux œuvres en bronze ou en marbre, les figures en bois sculpté et peint — souvent dotées d'yeux en verre et de perruques — atteignaient un degré de réalisme remarquable. C'est assurément le cas pour cette statue de sainte : l'artiste a cherché à créer un effet de vérité en ajoutant des yeux en verre, conférant ainsi au visage une plus grande expressivité. De plus, les longs cils peints renforcent encore le caractère vivant et immédiat de l'œuvre.
Un autre détail saisissant réside dans la manière inhabituelle dont la chemise est attachée autour du cou, formant de petits plis ondulés. La chevelure sculptée est également élégamment relevée pour soutenir la couronne et rehaussée de touches de polychromie.
La réalisation de telles sculptures impliquait souvent deux artisans distincts : l'« estofador » (spécialiste du décor dit « estofado ») et le sculpteur sur bois. Chacun maîtrisait des techniques spécifiques de la polychromie espagnole : l'« estofado » (méthode de décoration consistant à appliquer une base de feuilles d'or puis à peindre par-dessus à la détrempe pour imiter de riches étoffes de soie à motifs) et les « carnaciones » (application de peinture à l'huile sur les mains, les pieds et le visage, ainsi que sur les lèvres, la chevelure et les carnations). La sculpture présente un décor d'« estofado » (doré et peint) et une polychromie sur les vêtements de la sainte, tandis que le visage arbore des tons nacrés et des traces de pigments rosés sur les lèvres. L'or domine la palette chromatique de la robe, notamment au niveau des manches, où le drapé est magnifiquement rendu par de larges plis.
L'anatomie du corps est dissimulée par un corsage boutonné et ajusté — également doré — qui souligne sa féminité.
La pièce est en bon état et ne présente que l'usure propre au passage du temps, à l'exception des mains qui sont manquantes (voir photographies).
Cette sculpture en bois, identifiée comme représentant une sainte, est dépourvue de ses attributs habituels, tels que la palme ou l'instrument de son martyre. Elle porte toutefois une couronne retenant un large voile ; celui-ci retombe sur ses épaules et se déploie derrière sa silhouette. En raison de cette couronne sculptée, la figure pourrait représenter sainte Eulalie de Mérida — une jeune chrétienne issue d'une famille noble, martyrisée après avoir professé publiquement sa foi — ou peut-être sainte Élisabeth de Hongrie ou sainte Élisabeth de Portugal, toutes deux invariablement représentées coiffées d'une couronne.
La sculpture espagnole polychrome du XVIIe siècle visait à offrir une apparence aussi réaliste que possible. Par rapport aux œuvres en bronze ou en marbre, les figures en bois sculpté et peint — souvent dotées d'yeux en verre et de perruques — atteignaient un degré de réalisme remarquable. C'est assurément le cas pour cette statue de sainte : l'artiste a cherché à créer un effet de vérité en ajoutant des yeux en verre, conférant ainsi au visage une plus grande expressivité. De plus, les longs cils peints renforcent encore le caractère vivant et immédiat de l'œuvre.
Un autre détail saisissant réside dans la manière inhabituelle dont la chemise est attachée autour du cou, formant de petits plis ondulés. La chevelure sculptée est également élégamment relevée pour soutenir la couronne et rehaussée de touches de polychromie.
La réalisation de telles sculptures impliquait souvent deux artisans distincts : l'« estofador » (spécialiste du décor dit « estofado ») et le sculpteur sur bois. Chacun maîtrisait des techniques spécifiques de la polychromie espagnole : l'« estofado » (méthode de décoration consistant à appliquer une base de feuilles d'or puis à peindre par-dessus à la détrempe pour imiter de riches étoffes de soie à motifs) et les « carnaciones » (application de peinture à l'huile sur les mains, les pieds et le visage, ainsi que sur les lèvres, la chevelure et les carnations). La sculpture présente un décor d'« estofado » (doré et peint) et une polychromie sur les vêtements de la sainte, tandis que le visage arbore des tons nacrés et des traces de pigments rosés sur les lèvres. L'or domine la palette chromatique de la robe, notamment au niveau des manches, où le drapé est magnifiquement rendu par de larges plis.
L'anatomie du corps est dissimulée par un corsage boutonné et ajusté — également doré — qui souligne sa féminité.
La pièce est en bon état et ne présente que l'usure propre au passage du temps, à l'exception des mains qui sont manquantes (voir photographies).
2 000 €
Epoque : 17ème siècle
Style : Autre style
Etat : Etat d'usage
Matière : Bois doré
Largeur : 32
Hauteur : 90
Profondeur : 14
Référence (ID) : 1788106
Disponibilité : En stock
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