Madeleine pénitente, huile sur toile, école italienne, XVIIIe siècle.
Dimensions :
115 cm de hauteur x 112 cm de largeur
140 cm de hauteur x 137 cm de largeur (cadre inclus)
Huile sur toile
École italienne, XVIIIe siècle
La scène se déroule sans paysage ouvert — contrairement à de nombreuses autres représentations — et s'inscrit au contraire sur un fond sombre évoquant l'obscurité de la grotte où Marie-Madeleine vécut ses derniers jours. Cet espace d'ombre profonde crée un jeu de lumière dramatique, baignant la silhouette de la protagoniste de clarté au milieu des ténèbres.
Son visage et ses mains se distinguent par leur expressivité et leur ferveur, ainsi que par leur résonance émotionnelle et la richesse de leur coloris. Un contraste saisissant s'établit entre son visage empreint de dévotion — tourné vers le crucifix — et la présence charnelle et imposante de son corps. Dans son regard, l'utilisation de quelques touches de pigment blanc — une technique souvent employée par Le Greco — accomplit ce que beaucoup considèrent comme un miracle artistique : conférer à la Madeleine une profonde dimension spirituelle. Ses yeux expriment non seulement la douleur et la souffrance, mais aussi un lien émotionnel intense qui invite le spectateur à porter son regard au-delà du monde visible.
Le visage de la Madeleine est d'une beauté saisissante ; ses lèvres rouges et closes se détachent sur son teint doré.
Sa longue chevelure dissimule sa poitrine ; l'artiste évoque la douleur et le repentir, une atmosphère accentuée par la nudité de ses épaules. Elle est vêtue de soies magnifiques, rendues grâce à un jeu de courbes et de mouvement dans la composition. La beauté de l'étoffe évoque la peinture italienne — en particulier l'école vénitienne — tant par ses teintes à dominante dorée que par le caractère somptueux et volumineux de la matière. Plusieurs objets permettent d'identifier le personnage : un simple crucifix en bois ; ses mains allongées et expressives reposant sur un crâne ; et un livre ouvert posé sur une table qui, malgré la pénombre, semble être une console baroque.
Au fil de l'histoire, Marie-Madeleine a été principalement représentée de cette manière, en particulier au XVIIe siècle, époque où les catholiques étaient fascinés par la vie des mystiques et des saints vivant dans la solitude et le désert, voués à la prière et à la pénitence. Marie-Madeleine est mentionnée dans le Nouveau Testament comme disciple du Christ. Selon les Évangiles, elle a offert le gîte et un soutien matériel à Jésus et à ses disciples durant leur séjour en Galilée et a assisté à la Crucifixion. Témoin de la Résurrection, c'est elle qui en a annoncé la nouvelle aux Apôtres. Elle est également assimilée à la femme qui a oint les pieds de Jésus de parfum avant son arrivée à Jérusalem ; par conséquent, son principal attribut iconographique est le vase à onguent — bien que celui-ci n'apparaisse pas dans le tableau en question.
Par son histoire et ses attributs physiques, Marie-Madeleine offrait aux artistes de belles occasions de représenter une femme séduisante, qu'elle soit richement vêtue ou figurée en pénitente. Malgré des variations limitées, les artistes ont su créer un corpus d'œuvres diversifié, partageant des dénominateurs communs : sa beauté, sa nudité et ses attributs habituels — le vase de parfum, le crucifix, le crâne et le livre de dévotion.
Tous ces éléments rattachent le tableau au style de l'école italienne du XVIIIe siècle, s'inscrivant plus précisément dans la lignée des modèles établis par Titien
Huile sur toile
École italienne, XVIIIe siècle
La scène se déroule sans paysage ouvert — contrairement à de nombreuses autres représentations — et s'inscrit au contraire sur un fond sombre évoquant l'obscurité de la grotte où Marie-Madeleine vécut ses derniers jours. Cet espace d'ombre profonde crée un jeu de lumière dramatique, baignant la silhouette de la protagoniste de clarté au milieu des ténèbres.
Son visage et ses mains se distinguent par leur expressivité et leur ferveur, ainsi que par leur résonance émotionnelle et la richesse de leur coloris. Un contraste saisissant s'établit entre son visage empreint de dévotion — tourné vers le crucifix — et la présence charnelle et imposante de son corps. Dans son regard, l'utilisation de quelques touches de pigment blanc — une technique souvent employée par Le Greco — accomplit ce que beaucoup considèrent comme un miracle artistique : conférer à la Madeleine une profonde dimension spirituelle. Ses yeux expriment non seulement la douleur et la souffrance, mais aussi un lien émotionnel intense qui invite le spectateur à porter son regard au-delà du monde visible.
Le visage de la Madeleine est d'une beauté saisissante ; ses lèvres rouges et closes se détachent sur son teint doré.
Sa longue chevelure dissimule sa poitrine ; l'artiste évoque la douleur et le repentir, une atmosphère accentuée par la nudité de ses épaules. Elle est vêtue de soies magnifiques, rendues grâce à un jeu de courbes et de mouvement dans la composition. La beauté de l'étoffe évoque la peinture italienne — en particulier l'école vénitienne — tant par ses teintes à dominante dorée que par le caractère somptueux et volumineux de la matière. Plusieurs objets permettent d'identifier le personnage : un simple crucifix en bois ; ses mains allongées et expressives reposant sur un crâne ; et un livre ouvert posé sur une table qui, malgré la pénombre, semble être une console baroque.
Au fil de l'histoire, Marie-Madeleine a été principalement représentée de cette manière, en particulier au XVIIe siècle, époque où les catholiques étaient fascinés par la vie des mystiques et des saints vivant dans la solitude et le désert, voués à la prière et à la pénitence. Marie-Madeleine est mentionnée dans le Nouveau Testament comme disciple du Christ. Selon les Évangiles, elle a offert le gîte et un soutien matériel à Jésus et à ses disciples durant leur séjour en Galilée et a assisté à la Crucifixion. Témoin de la Résurrection, c'est elle qui en a annoncé la nouvelle aux Apôtres. Elle est également assimilée à la femme qui a oint les pieds de Jésus de parfum avant son arrivée à Jérusalem ; par conséquent, son principal attribut iconographique est le vase à onguent — bien que celui-ci n'apparaisse pas dans le tableau en question.
Par son histoire et ses attributs physiques, Marie-Madeleine offrait aux artistes de belles occasions de représenter une femme séduisante, qu'elle soit richement vêtue ou figurée en pénitente. Malgré des variations limitées, les artistes ont su créer un corpus d'œuvres diversifié, partageant des dénominateurs communs : sa beauté, sa nudité et ses attributs habituels — le vase de parfum, le crucifix, le crâne et le livre de dévotion.
Tous ces éléments rattachent le tableau au style de l'école italienne du XVIIIe siècle, s'inscrivant plus précisément dans la lignée des modèles établis par Titien
3 500 €
Epoque : 18ème siècle
Style : Autre style
Etat : Bon état
Matière : Huile sur toile
Largeur : 112
Hauteur : 115
Référence (ID) : 1787871
Disponibilité : En stock
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