Paire de miroirs péruviens en bois sculpté, doré et polychrome, XVIIIe siècle
Nous avons ici devant nous un intéressant ensemble de deux miroirs péruviens de l'époque vice-royale du XVIIIe siècle, réalisés en bois sculpté et doré, dont la conception ornementale s'inscrit pleinement dans le goût baroque tardif qui s'est développé dans les territoires de la vice-royauté du Pérou.
La structure des deux miroirs présente une composition verticale et symétrique articulée autour d'une petite lunette rectangulaire. Le cadre est conçu comme une véritable œuvre sculpturale en bois sculpté, où l’aspect fonctionnel est subordonné au caractère décoratif. L’exubérance ornementale constitue l’une des caractéristiques les plus marquantes du baroque hispano-américain, qui a développé un langage propre à partir des modèles européens, enrichi par une plus grande liberté de composition et une tendance marquée à l’horror vacui.
L'ensemble est orné d'une profusion de volutes végétales, de feuilles stylisées, de fleurs et de motifs curvilignes très animés, formant un réseau complexe de formes entrelacées qui créent de profonds effets de clair-obscur. Ce répertoire ornemental s’inspire de la tradition baroque espagnole, bien qu’il ait été réinterprété par les ateliers américains à travers une sculpture plus expressive et dynamique. Le couronnement supérieur, dominé par une figure de chérubin émergeant d’une grande coquille Saint-Jacques ou d’un éventail radial, revêt une importance particulière.
La présence de ce motif revêt une symbolique religieuse et décorative évidente ; il est courant dans la production artistique de l'époque vice-royale, où les anges et les chérubins jouaient un rôle prépondérant tant dans l'imagerie que dans les arts décoratifs.
La sculpture présente une qualité technique remarquable. Les éléments ornementaux se caractérisent par un modelé vigoureux et une alternance judicieuse entre volumes massifs et espaces ajourés, un procédé qui allège visuellement la composition et crée un effet de richesse extraordinaire.
La dorure constitue un autre aspect fondamental de l’œuvre. Bien que l’on puisse observer des traces d’usure et des pertes dues au passage du temps, elle conserve une grande partie de sa richesse d’origine. Le vieillissement naturel a généré une patine qui accentue les contrastes entre les zones les plus brillantes et celles où affleure la préparation sous-jacente, conférant une qualité esthétique remarquable à l’ensemble.
D’un point de vue stylistique, ces pièces s’inscrivent dans le courant dit du baroque tardif ou baroque rococo hispano-américain. Bien qu’elles conservent la monumentalité et l’exubérance ornementale propres au baroque à son apogée, elles intègrent une plus grande légèreté décorative et un mouvement plus fluide dans les éléments végétaux.
L'abondance de courbes, de contre-courbes et de motifs asymétriques annonce déjà la sensibilité rococo qui s'est répandue dans les territoires américains au cours du XVIIIe siècle.
La fonction de ces miroirs dépassait la simple utilité domestique. Dans le contexte de la vice-royauté, les miroirs constituaient des objets de prestige associés aux élites urbaines, aux institutions religieuses et aux lieux représentatifs. Leur acquisition impliquait un coût économique élevé, dû tant au travail de sculpture et de dorure qu’à la valeur du verre lui-même. Par conséquent, ces pièces jouaient un rôle symbolique important en tant que manifestation de richesse, de raffinement culturel et d’adhésion aux modèles artistiques venus d’Europe.
En définitive, cette paire de miroirs constitue un excellent exemple des arts décoratifs de la vice-royauté du Pérou au XVIIIe siècle. Leur extraordinaire richesse ornementale, la qualité de la sculpture, l’utilisation de la dorure et la présence d’éléments iconographiques caractéristiques du baroque hispano-américain en font des pièces représentatives du raffinement atteint par les ateliers de la vice-royauté. Au-delà de leur fonction pratique, ils doivent être considérés comme des objets de prestige destinés à embellir et à ennoblir les espaces intérieurs, reflétant le goût artistique et la culture visuelle des élites péruviennes de l’époque.
Le miroir de droite présente un défaut visible sur les images
La structure des deux miroirs présente une composition verticale et symétrique articulée autour d'une petite lunette rectangulaire. Le cadre est conçu comme une véritable œuvre sculpturale en bois sculpté, où l’aspect fonctionnel est subordonné au caractère décoratif. L’exubérance ornementale constitue l’une des caractéristiques les plus marquantes du baroque hispano-américain, qui a développé un langage propre à partir des modèles européens, enrichi par une plus grande liberté de composition et une tendance marquée à l’horror vacui.
L'ensemble est orné d'une profusion de volutes végétales, de feuilles stylisées, de fleurs et de motifs curvilignes très animés, formant un réseau complexe de formes entrelacées qui créent de profonds effets de clair-obscur. Ce répertoire ornemental s’inspire de la tradition baroque espagnole, bien qu’il ait été réinterprété par les ateliers américains à travers une sculpture plus expressive et dynamique. Le couronnement supérieur, dominé par une figure de chérubin émergeant d’une grande coquille Saint-Jacques ou d’un éventail radial, revêt une importance particulière.
La présence de ce motif revêt une symbolique religieuse et décorative évidente ; il est courant dans la production artistique de l'époque vice-royale, où les anges et les chérubins jouaient un rôle prépondérant tant dans l'imagerie que dans les arts décoratifs.
La sculpture présente une qualité technique remarquable. Les éléments ornementaux se caractérisent par un modelé vigoureux et une alternance judicieuse entre volumes massifs et espaces ajourés, un procédé qui allège visuellement la composition et crée un effet de richesse extraordinaire.
La dorure constitue un autre aspect fondamental de l’œuvre. Bien que l’on puisse observer des traces d’usure et des pertes dues au passage du temps, elle conserve une grande partie de sa richesse d’origine. Le vieillissement naturel a généré une patine qui accentue les contrastes entre les zones les plus brillantes et celles où affleure la préparation sous-jacente, conférant une qualité esthétique remarquable à l’ensemble.
D’un point de vue stylistique, ces pièces s’inscrivent dans le courant dit du baroque tardif ou baroque rococo hispano-américain. Bien qu’elles conservent la monumentalité et l’exubérance ornementale propres au baroque à son apogée, elles intègrent une plus grande légèreté décorative et un mouvement plus fluide dans les éléments végétaux.
L'abondance de courbes, de contre-courbes et de motifs asymétriques annonce déjà la sensibilité rococo qui s'est répandue dans les territoires américains au cours du XVIIIe siècle.
La fonction de ces miroirs dépassait la simple utilité domestique. Dans le contexte de la vice-royauté, les miroirs constituaient des objets de prestige associés aux élites urbaines, aux institutions religieuses et aux lieux représentatifs. Leur acquisition impliquait un coût économique élevé, dû tant au travail de sculpture et de dorure qu’à la valeur du verre lui-même. Par conséquent, ces pièces jouaient un rôle symbolique important en tant que manifestation de richesse, de raffinement culturel et d’adhésion aux modèles artistiques venus d’Europe.
En définitive, cette paire de miroirs constitue un excellent exemple des arts décoratifs de la vice-royauté du Pérou au XVIIIe siècle. Leur extraordinaire richesse ornementale, la qualité de la sculpture, l’utilisation de la dorure et la présence d’éléments iconographiques caractéristiques du baroque hispano-américain en font des pièces représentatives du raffinement atteint par les ateliers de la vice-royauté. Au-delà de leur fonction pratique, ils doivent être considérés comme des objets de prestige destinés à embellir et à ennoblir les espaces intérieurs, reflétant le goût artistique et la culture visuelle des élites péruviennes de l’époque.
Le miroir de droite présente un défaut visible sur les images
3 250 €
Epoque : 18ème siècle
Style : Autre style
Etat : Prévoir restauration
Matière : Cristal
Largeur : 58
Hauteur : 77
Référence (ID) : 1784888
Disponibilité : En stock
Imprimer fiche
























