L'invité d'honneur - Clemente Pujol de Guastavino (1850-1905)
Artiste : Clemente Pujol De Guastavino (1850-1905)
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Cette magnifique peinture met en scène le Sultan accueillant un hôte de marque — peut-être un *ağa* — à sa cour. Les *ağalar* étaient des nobles, des officiers militaires de haut rang et des dignitaires de la cour ; certains jouissaient d'un tel prestige qu'ils pouvaient obtenir des audiences privées avec le Sultan en personne. Le Sultan est flanqué de ses janissaires, qui montent la garde armés de leurs emblématiques fusils *shishana* à long canon. À l'arrière-plan, un serviteur porte un grand coffre vers le groupe ; celui-ci contient probablement un présent destiné à l'illustre visiteur du Sultan. Pujol de Guastavino a instauré une narration singulière au sein de cette œuvre, témoignant de l'influence de l'école française de peinture orientaliste et de son goût pour la mise en scène théâtrale. Comme dans ses autres créations, l'artiste dépeint l'architecture palatiale de l'arrière-plan avec une précision extrême, s'attardant tout particulièrement sur les ornements et les reliefs sculptés dans la pierre. Les costumes de chaque personnage sont distincts ; Pujol de Guastavino étant connu pour collectionner des objets du Proche-Orient et d'Afrique du Nord afin d'enrichir son travail, il est fort probable que ces tenues aient été des accessoires conservés dans son atelier. Il en va de même pour le somptueux tapis qui se déploie vers le fond de la composition. En conservant de tels objets dans son atelier, Pujol de Guastavino pouvait en restituer les moindres détails en s'appuyant sur des modèles réels, plutôt que de devoir se fier à sa mémoire ou à des croquis préparatoires. Ce souci du détail confère à l'œuvre un réalisme qui a indubitablement séduit les collectionneurs d'art orientaliste au fil des époques.
Pujol de Guastavino était un artiste espagnol né en 1850 ; il a débuté sa formation artistique à l'École des beaux-arts de Barcelone. En 1876, il est devenu l'élève de Louis Cabat et de Jean-Léon Gérôme à l'École des beaux-arts de Paris. Pujol de Guastavino a noué des liens avec plusieurs peintres orientalistes français, ce qui a indéniablement influencé son œuvre. Bien qu'il ait également peint des scènes de genre, il est surtout connu pour ses œuvres orientalistes. Il a rassemblé une collection d'antiquités et d'objets issus des cultures du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, ce qui lui a permis d'approfondir ses recherches artistiques pour nourrir ses compositions orientalistes. Pujol de Guastavino a exposé régulièrement au Salon entre 1876 et 1905 et a reçu une médaille d'honneur lors de l'Exposition universelle de 1889. Il a exposé dans la section espagnole des Expositions universelles de 1889 et de 1900. Il était également lié au célèbre marchand d'art Adolphe Goupil. Pujol de Guastavino est décédé en 1905, à l'âge de 55 ans.
Cette magnifique peinture met en scène le Sultan accueillant un hôte de marque — peut-être un *ağa* — à sa cour. Les *ağalar* étaient des nobles, des officiers militaires de haut rang et des dignitaires de la cour ; certains jouissaient d'un tel prestige qu'ils pouvaient obtenir des audiences privées avec le Sultan en personne. Le Sultan est flanqué de ses janissaires, qui montent la garde armés de leurs emblématiques fusils *shishana* à long canon. À l'arrière-plan, un serviteur porte un grand coffre vers le groupe ; celui-ci contient probablement un présent destiné à l'illustre visiteur du Sultan. Pujol de Guastavino a instauré une narration singulière au sein de cette œuvre, témoignant de l'influence de l'école française de peinture orientaliste et de son goût pour la mise en scène théâtrale. Comme dans ses autres créations, l'artiste dépeint l'architecture palatiale de l'arrière-plan avec une précision extrême, s'attardant tout particulièrement sur les ornements et les reliefs sculptés dans la pierre. Les costumes de chaque personnage sont distincts ; Pujol de Guastavino étant connu pour collectionner des objets du Proche-Orient et d'Afrique du Nord afin d'enrichir son travail, il est fort probable que ces tenues aient été des accessoires conservés dans son atelier. Il en va de même pour le somptueux tapis qui se déploie vers le fond de la composition. En conservant de tels objets dans son atelier, Pujol de Guastavino pouvait en restituer les moindres détails en s'appuyant sur des modèles réels, plutôt que de devoir se fier à sa mémoire ou à des croquis préparatoires. Ce souci du détail confère à l'œuvre un réalisme qui a indubitablement séduit les collectionneurs d'art orientaliste au fil des époques.
Pujol de Guastavino était un artiste espagnol né en 1850 ; il a débuté sa formation artistique à l'École des beaux-arts de Barcelone. En 1876, il est devenu l'élève de Louis Cabat et de Jean-Léon Gérôme à l'École des beaux-arts de Paris. Pujol de Guastavino a noué des liens avec plusieurs peintres orientalistes français, ce qui a indéniablement influencé son œuvre. Bien qu'il ait également peint des scènes de genre, il est surtout connu pour ses œuvres orientalistes. Il a rassemblé une collection d'antiquités et d'objets issus des cultures du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, ce qui lui a permis d'approfondir ses recherches artistiques pour nourrir ses compositions orientalistes. Pujol de Guastavino a exposé régulièrement au Salon entre 1876 et 1905 et a reçu une médaille d'honneur lors de l'Exposition universelle de 1889. Il a exposé dans la section espagnole des Expositions universelles de 1889 et de 1900. Il était également lié au célèbre marchand d'art Adolphe Goupil. Pujol de Guastavino est décédé en 1905, à l'âge de 55 ans.
84 000 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Orientaliste
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur bois
Largeur : 90.8cm
Hauteur : 67cm
Référence (ID) : 1818388
Disponibilité : En stock
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