Une miniature double face décorée de cheveux
Artiste : French School (18th Century)
Les ornements en cheveux, souvent tressés, soigneusement déployés ou bouclés au dos des miniatures de portraits, constituaient un gage important d'amitié ou d'amour aux XVIIIe et XIXe siècles. Ce travail particulier, d'une extrême finesse, est réalisé à partir de mèches de cheveux individuelles qui, du fait de leur inaltérabilité, sont restées intactes depuis leur création. Du fait de la nature immortelle du matériau utilisé, offrir ses cheveux sous cette forme à un être cher était considéré comme un symbole d'amour ou d'affection éternel.
Les mots formés par les cheveux dans ces deux scènes viennent confirmer cette interprétation. Sur le devant du pendentif, où un homme et une femme se tiennent la main entourés de plantes, on peut lire, sur un piédestal, la phrase « Je me souille ou je meurs ». Sur le même piédestal, on trouve un cupidon, son arc et ses flèches posés à terre, et une paire de cœurs enflammés, sans doute destinés à symboliser ceux du couple. De l’autre côté du pendentif, une femme, probablement la même femme, s’enfuit d’un temple¹ avec une couronne à la main. Dans cette scène, ses cheveux sont découverts et flottent derrière elle ; elle court vers un piédestal où est inscrit le mot « Amitié ». L'urne posée sur ce piédestal suggère qu'il s'agit d'un mémorial à l'amitié, plutôt que d'un symbole de la femme courant vers l'amitié. Ainsi, l'histoire racontée par cette miniature est celle d'un amour indéfectible, au prix du sacrifice de l'amitié de cette femme avec les autres.
Ceci contraste fortement avec l'histoire de Marie-Antoinette, dont la vie dépendait presque entièrement de ses amitiés avec les femmes de sa cour. Néanmoins, la symbolique des cheveux restait importante pour elle. Durant son règne en tant que dauphine, elle fut reconnue pour ses coiffures, notamment celle où une maquette réaliste d'une galère française était intégrée à sa perruque. Après sa mort, ses cheveux devinrent également un symbole fort de sa personnalité. Un médaillon conservé au British Museum² contiendrait, selon la légende, une mèche de cheveux de Marie-Antoinette. Toutefois, aucune preuve concrète ne vient étayer cette hypothèse. Néanmoins, le fait que ce médaillon contienne une note datée de 1853 témoigne de l'importance que revêtait cet élément de la tenue de Marie-Antoinette, non seulement à l'époque de son règne, mais aussi au cours des siècles suivants.
1. Le style de ce temple rappelle celui du Temple de l'Amour du Petit Trianon.
2. Numéro de collection : 1978,1002.1202
Les mots formés par les cheveux dans ces deux scènes viennent confirmer cette interprétation. Sur le devant du pendentif, où un homme et une femme se tiennent la main entourés de plantes, on peut lire, sur un piédestal, la phrase « Je me souille ou je meurs ». Sur le même piédestal, on trouve un cupidon, son arc et ses flèches posés à terre, et une paire de cœurs enflammés, sans doute destinés à symboliser ceux du couple. De l’autre côté du pendentif, une femme, probablement la même femme, s’enfuit d’un temple¹ avec une couronne à la main. Dans cette scène, ses cheveux sont découverts et flottent derrière elle ; elle court vers un piédestal où est inscrit le mot « Amitié ». L'urne posée sur ce piédestal suggère qu'il s'agit d'un mémorial à l'amitié, plutôt que d'un symbole de la femme courant vers l'amitié. Ainsi, l'histoire racontée par cette miniature est celle d'un amour indéfectible, au prix du sacrifice de l'amitié de cette femme avec les autres.
Ceci contraste fortement avec l'histoire de Marie-Antoinette, dont la vie dépendait presque entièrement de ses amitiés avec les femmes de sa cour. Néanmoins, la symbolique des cheveux restait importante pour elle. Durant son règne en tant que dauphine, elle fut reconnue pour ses coiffures, notamment celle où une maquette réaliste d'une galère française était intégrée à sa perruque. Après sa mort, ses cheveux devinrent également un symbole fort de sa personnalité. Un médaillon conservé au British Museum² contiendrait, selon la légende, une mèche de cheveux de Marie-Antoinette. Toutefois, aucune preuve concrète ne vient étayer cette hypothèse. Néanmoins, le fait que ce médaillon contienne une note datée de 1853 témoigne de l'importance que revêtait cet élément de la tenue de Marie-Antoinette, non seulement à l'époque de son règne, mais aussi au cours des siècles suivants.
1. Le style de ce temple rappelle celui du Temple de l'Amour du Petit Trianon.
2. Numéro de collection : 1978,1002.1202
1 990 €
Epoque : 18ème siècle
Style : Louis XVI - Directoire
Etat : En l'etat
Hauteur : 7.8
Référence (ID) : 1654959
Disponibilité : En stock
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