Le salon des porcelaines du Château de Schönbrunn

Le Château de Schönbrunn est un élément significatif de la culture autrichienne. Depuis les années 1960, c’est l’un des sites touristiques les plus visités de Vienne. Le palais de Schönbrunn a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1996.

Au 17e siècle, les Habsbourg possédaient déjà à Hietzing , à l’ouest du centre-ville de Vienne, un château d’agrément qui fut toutefois détruit en 1683 lors du deuxième siège de Vienne par les Turcs. Après la victoire sur les Ottomans, l’empereur Léopold Ier chargea alors le maître du baroque, l’architecte autrichien Fischer von Erlach, d’ériger un pavillon de chasse sur les ruines du château détruit.

Le Château de Schönbrunn, Autriche

Un demi-siècle plus tard, Marie-Thérèse fit transformer Schönbrunn dans le style rococo par Nicolas Pacassi, architecte de la Cour et en fit sa résidence d’été officielle. C’est ici que Marie-Thérèse passait les mois d’été avec sa Cour qui, toujours est-il, ne comptait pas moins de 1500 personnes. La famille impériale contribua activement à l’aménagement intérieur du château qui témoigne aujourd’hui encore de la vie quotidienne des Habsbourg, de leurs habitudes et de l’histoire de Schönbrunn, restée bien vivante.

Les transformations réalisées par Parcassi ont donné naissance à la salle la plus impressionnante de l’époque de Marie-Thérèse: la grande galerie, de 40 m de long et 10 m de large, est un des fleurons de la culture baroque.

Les anciens appartements des familles impériales sont une antithèse  au faste et à la splendeur. Les appartements privés expriment avec infiniment de délicatesse et de goût l’aspiration à une vie quelque peu différent.

Le salon des porcelaines du Château de Schönbrunn
Le salon des porcelaines du Château de Schönbrunn

Le salon des porcelaines du Château de Schönbrunn

La salle appelée « Salon des porcelaines » servait de salon de jeu et  de cabinet de travail à Marie-Thérèse ; aménagée vers 1763, elle a gardé jusqu’à ce jour son aspect d’origine. Les lambris de bois ainsi que les boiseries sculptées, laqués bleu et blanc, devaient imiter la porcelaine, très prisée au XVIIIe siècle.

Le salon des porcelaines du Château de Schönbrunn
Le salon des porcelaines du Château de Schönbrunn

Dans les lambris sont insérés 213 dessins à l’encre de Chine, réalisés d’après des modèles des artistes français François Boucher et  Jean Pillement par les enfants du couple impérial, François Ier de Lorraine et Marie-Thérèse.

En savoir plus:

http://www.schoenbrunn.at/