A. GODIEN - Chargement de sable sur les quais du Rhône, à la tombée du jour - Signé
A. GODIEN - Chargement de sable sur les quais du Rhône, à la tombée du jour - Signé-photo-2
A. GODIEN - Chargement de sable sur les quais du Rhône, à la tombée du jour - Signé-photo-3
A. GODIEN - Chargement de sable sur les quais du Rhône, à la tombée du jour - Signé-photo-4
A. GODIEN - Chargement de sable sur les quais du Rhône, à la tombée du jour - Signé-photo-1
A. GODIEN - Chargement de sable sur les quais du Rhône, à la tombée du jour - Signé-photo-2
A. GODIEN - Chargement de sable sur les quais du Rhône, à la tombée du jour - Signé-photo-3
A. GODIEN - Chargement de sable sur les quais du Rhône, à la tombée du jour - Signé-photo-4
A. GODIEN - Chargement de sable sur les quais du Rhône, à la tombée du jour - Signé-photo-5
A. GODIEN - Chargement de sable sur les quais du Rhône, à la tombée du jour - Signé-photo-6

A. GODIEN - Chargement de sable sur les quais du Rhône, à la tombée du jour - Signé

Artiste : Godien Adrien (1873 – 1949)
Adrien GODIEN (1873 – 1949)
Chargement de sable sur les quais du Rhône, à la tombée du jour
Huile sur toile
109 × 50 cm — 121 × 63 cm (encadré)
Signature en bas à droite
1 réparation visible à l’arrière
Cadre du temps, dans son jus

Le ciel brûle encore d'un dernier orange quand les hommes chargent la barque. Sur la berge, la pelle plonge dans le tas sombre ; sur l'eau, le Rhône renvoie en taches vertes et dorées les dernières lueurs du couchant. Au loin, à peine esquissées, les coupoles de l'Hôtel-Dieu et les arches du pont Wilson — inauguré en 1918, ce qui situe la scène dans l'immédiat après-guerre. Un tamis traîne au sol : ces hommes ne pêchent pas, ils extraient le sable du fleuve, matériau de construction pour une ville qui se reconstruit.

Huile sur toile, signée en bas à droite. Dimensions : 109 x 50 cm (121 x 63 cm avec le cadre). Cadre de l'époque, dans son jus, à la dorure usée par le temps — jamais restauré, jamais requinqué, et c'est tant mieux : il porte l'âge du tableau sans le trahir. Une réparation ancienne est visible au dos de la toile, sans incidence sur la lecture de la composition côté face.

Un tableau qui n'a rien d'académique
Godien est sorti des Beaux-Arts de Lyon, formé par Tollet, Carrand et Vernay — une école exigeante, tournée vers le dessin et le portrait de tradition. Rien de tout cela ici. Le ciel est construit par larges balayages de brosse, presque en éventail, qui cherchent le mouvement de la lumière plus que sa description exacte. Le premier plan, lui, est presque monochrome, terreux, griffé de rehauts rapides : il faut aller vite pour saisir les gestes des travailleurs.

Et puis il y a ce format, deux fois plus long que haut. Godien nous donne littéralement à voir un panorama : le travail des hommes s'étale sur toute la largeur du premier plan, pendant que le regard file jusqu'à l'horizon, vers la ville qui se devine à peine. Le cadrage épouse la géographie du fleuve — on est moins face à un tableau composé qu'à une vue prise depuis la berge même, l'œil balayant le quai comme on balaierait un paysage réel du regard.

C'est une peinture de plein air, pensée dans l'instant, et un sujet rare chez Godien : lui qu'on associe surtout aux scènes de théâtre, de music-hall et aux portraits mondains choisit ici les gestes du travail — des ouvriers du fleuve, anonymes, saisis dans l'effort. On pourrait le rapprocher de la veine naturaliste d'un Lhermitte ou d'un Raffaëlli, peintres du travail urbain, mais avec une touche plus libre, plus vibrante, qui doit autant à l'impressionnisme qu'à l'observation sociale. Ni scène de genre polie, ni pur exercice de lumière : quelque chose entre les deux, et c'est précisément ce qui rend la toile attachante.

L'artiste
Adrien Godien naît le 14 mai 1873 à Sathonay-Village, près de Lyon, et meurt à Lyon le 28 juillet 1949. Entré à quinze ans à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Lyon, il y reçoit une formation classique auprès de Tony Tollet, Carrand et Vernay. Il expose dès 1896 à la Société lyonnaise des Beaux-Arts, puis à Paris, au Salon de la Société nationale des Beaux-Arts, de 1899 à 1903 — années où il côtoie, parmi d'autres jeunes artistes de passage, un certain Pablo Picasso.

Portraitiste, aquarelliste, pastelliste, mais aussi céramiste et graveur, Godien s'illustre surtout dans la peinture de scènes de théâtre et de music-hall, qui feront sa réputation dans la presse lyonnaise de l'époque. Il réalise également des vitraux pour la chapelle de l'hôpital Édouard-Herriot, et une œuvre lui est commandée pour la Bourse du Travail de Lyon. Deux de ses tableaux sont conservés au musée des Beaux-Arts de Lyon. Il passe ses dernières années quai de la Boucle, dans le 4e arrondissement — un quai qui porte aujourd'hui son nom, en bordure du fleuve qu'il a peint ici.

Œuvre visible à la galerie (07240)
Expédition : nous consulter pour les frais d’expédition en France et à l’étranger.

600 €

Epoque : 20ème siècle

Style : Art Déco

Etat : Très bon état

Matière : Huile sur toile

Largeur : 109 cm / 121 cm encadré

Hauteur : 50 cm / 63 cm encadré

Référence (ID) : 1796343

Disponibilité : En stock

Imprimer fiche

85 rue royale
Chalencon 07240, France

0633900520

Suivre l'antiquaire

CONTACTER

Recevez notre newsletter

facebook
instagram

La galerie ardéchoise
A. GODIEN - Chargement de sable sur les quais du Rhône, à la tombée du jour - Signé
1796343-main-6a5bbe2a45d5f.jpg

0633900520



Un message de confirmation vous sera envoyé par info@proantic.com.
Vérifiez votre messagerie, y compris le "courrrier Indésirable".