Boîte en Bronze et émail Cloisonné Champlevé

Boîte en bronze doré et émail champlevé signé «F. Barbedienne», circa 1880. Le décor émaillé dit «persan » d’après la technique du champlevé, est orné de motifs floraux stylisés polychromes sur un fond jaune. La boîte repose sur quatre pieds à têtes de félins stylisés, aux corps feuillagés et se prolongeant par des pattes.

Boîte en bronze et émail champlevé signé «F. Barbedienne». (c) Galerie N°4, Proantic

Avec cette technique du champlevé, le champ à décorer sur le métal est creusé au burin en épargnant les cloisons qui limitent les alvéoles. L’émail est placé dans les cavités, puis cuit et poncé. Cette technique, dérivée du cloisonné, produit un travail plus fin.

Boîte en bronze et émail champlevé signé «F. Barbedienne». (c) Galerie N°4, Proantic

Biographie
Né en 1810, mort à Paris en 1892, Ferdinand Barbedienne a créé et dirigé au n°30 boulevard Poissonnière à Paris, l’une des plus importantes fonderies d’art pendant la seconde moitié du XIXème siècle. En plus de sa propre production, Barbedienne travaille pour les sculpteurs les plus renommés comme Barrias, Clésinger ou encore Carrier-Belleuse.

Boîte en bronze et émail champlevé signé «F. Barbedienne». (c) Galerie N°4, Proantic

A l’Exposition Universelle de Londres en 1862, Barbedienne expose des «émaux opaques cloisonnés», dont la plupart sont dessinés par Constant Sévin, et remporte des médailles dans trois classes différentes : meubles d’art, orfèvrerie et bronzes d’art, notamment pour l’heureuse combinaison du bronze et de l’émail (Coupe de style oriental, Château de Compiègne, Inv. C 71-122). Nommé Officier de la Légion d’Honneur, il est fait Commandeur en 1878, suite à l’Exposition Universelle où le jury le compare à «un prince de l’Industrie et au roi du bronze».