Large Painting By Nicolas Sicard (1846-1920) Gypsy Encampment
Il connut son premier succès en 1861, remportant le premier prix de lithographie et de peinture à la Société des Amis des Arts de Lyon.
De 1865 à 1868, Sicard réalisa des illustrations pour des livres d'art. Afin de perfectionner son art, il travailla comme décorateur pour Antoine Sublet, participant à de nombreux projets. En 1869, à seulement 23 ans, il présenta sa première œuvre au Salon de Paris. Cependant, en 1870, la guerre éclata et il s'engagea dans un bataillon d'artillerie, servant comme sergent dans la défense de Paris. Cette expérience influença profondément son œuvre ; il peignit des scènes de guerre et des champs de bataille avec un grand réalisme.
Carrière
Sicard ne reprit ses expositions qu'en 1872 à Paris et Lyon, puis en 1874 en province. Ses œuvres rencontrèrent un vif succès et le musée de Béziers acquit son tableau *Un chasseur malheureux* en 1874. Les critiques furent très favorables et il fut considéré comme un futur chef de file potentiel de l'école lyonnaise. Ses œuvres se vendirent bien et plusieurs furent acquises par des personnalités influentes comme Bernard Aynard, riche banquier et collectionneur de renom. Il entreprit ensuite un voyage en Espagne, qui lui révéla de nouvelles sources artistiques et des inspirations qu'il n'oublierait jamais. Il exposa abondamment et la qualité de son travail commença à être reconnue et saluée par la critique.
En 1881, après le décès de son père, il s'installa dans le 5e arrondissement de Lyon, où il vécut jusqu'à la fin de sa vie. Il épousa Caroline Garbit en 1882, à l'âge de 36 ans, et ils eurent sept enfants. Il fut admis à l'Académie des Sciences, des Beaux-Arts et des Lettres de Lyon[1] grâce à son tableau « Un Accident » en 1886. Il adhéra à la nouvelle Société des Beaux-Arts de Lyon en 1888, qui remplaça la Société des Amis des Arts de Lyon. La même année, il reçut la médaille d'or régionale « Grand Format » et fut nommé, le 4 décembre, au comité consultatif des musées, chargé de décider des nouvelles acquisitions pour le Musée des Beaux-Arts de Lyon, succédant ainsi à Danguin, son ancien professeur. En 1889, il remporta la troisième médaille à l'Exposition universelle pour son tableau « Après le duel ». Il fut élu président de la Société des Beaux-Arts de Lyon. Nommé Officier de l'Académie pour services rendus à l'éducation publique en 1894, il marqua un tournant dans sa carrière. Nommé professeur par décret ministériel la même année, il prit également la direction de l'École des Beaux-Arts de Lyon, la deuxième plus importante de France, succédant à M. Hédin, poste qu'il occupa pendant 24 ans. Il insista particulièrement sur l'importance du travail acharné dans le métier d'artiste, citant Millet et Ernest Meissonier en exemple. Ainsi, en 1900, sous la direction de Nicolas Sicard, l'École de Lyon remporta le premier Grand Prix à l'Exposition universelle, et quatre de ses élèves obtinrent le Prix de Rome. Finalement, de nombreux élèves remportèrent le Prix de Paris Raoul Servant (1912), faisant de Sicard un directeur prestigieux et renommé.
Il fut nommé Officier d'Instruction Publique et fait Chevalier de la Légion d'Honneur en 1900. Il quitta l'Académie des Sciences, des Beaux-Arts et des Lettres pour rejoindre le comité d'organisation de la rétrospective des artistes lyonnais de 1904.
Il prit sa retraite en 1918, à l'âge de 72 ans, épuisé par sa vie sociale, ses fonctions à l'Académie des Beaux-Arts et son travail créatif, sa vue déclinant. Il mourut le 1er janvier 1920 et fut inhumé au cimetière de la Loyasse.
La Chasse au Faucon.
La Chasse au Faucon.
L'Entrée du Pont Guillotière par temps de pluie, Musée des Beaux-Arts de Lyon.
L'Entrée du Pont Guillotière par temps de pluie, Musée des Beaux-Arts de Lyon.
Héritage
On peut encore admirer son œuvre à la cathédrale de Belley, à la chartreuse et à l'église des Sœurs de Saint-Joseph, où il travailla pour Sublet. Il fut le sujet de la rétrospective Nicolas Sicard à la Maison de Pays de Mornant, du 13 septembre au 12 octobre 1997. Son tableau *Le Repos de Diane*, peint en 1893, est toujours visible à la Préfecture du Rhône. Plusieurs de ses scènes de genre ont été acquises par l'État et reproduites sous forme de gravures. Une rue proche de son atelier (rue Dusquesne) porte son nom.
De 1865 à 1868, Sicard réalisa des illustrations pour des livres d'art. Afin de perfectionner son art, il travailla comme décorateur pour Antoine Sublet, participant à de nombreux projets. En 1869, à seulement 23 ans, il présenta sa première œuvre au Salon de Paris. Cependant, en 1870, la guerre éclata et il s'engagea dans un bataillon d'artillerie, servant comme sergent dans la défense de Paris. Cette expérience influença profondément son œuvre ; il peignit des scènes de guerre et des champs de bataille avec un grand réalisme.
Carrière
Sicard ne reprit ses expositions qu'en 1872 à Paris et Lyon, puis en 1874 en province. Ses œuvres rencontrèrent un vif succès et le musée de Béziers acquit son tableau *Un chasseur malheureux* en 1874. Les critiques furent très favorables et il fut considéré comme un futur chef de file potentiel de l'école lyonnaise. Ses œuvres se vendirent bien et plusieurs furent acquises par des personnalités influentes comme Bernard Aynard, riche banquier et collectionneur de renom. Il entreprit ensuite un voyage en Espagne, qui lui révéla de nouvelles sources artistiques et des inspirations qu'il n'oublierait jamais. Il exposa abondamment et la qualité de son travail commença à être reconnue et saluée par la critique.
En 1881, après le décès de son père, il s'installa dans le 5e arrondissement de Lyon, où il vécut jusqu'à la fin de sa vie. Il épousa Caroline Garbit en 1882, à l'âge de 36 ans, et ils eurent sept enfants. Il fut admis à l'Académie des Sciences, des Beaux-Arts et des Lettres de Lyon[1] grâce à son tableau « Un Accident » en 1886. Il adhéra à la nouvelle Société des Beaux-Arts de Lyon en 1888, qui remplaça la Société des Amis des Arts de Lyon. La même année, il reçut la médaille d'or régionale « Grand Format » et fut nommé, le 4 décembre, au comité consultatif des musées, chargé de décider des nouvelles acquisitions pour le Musée des Beaux-Arts de Lyon, succédant ainsi à Danguin, son ancien professeur. En 1889, il remporta la troisième médaille à l'Exposition universelle pour son tableau « Après le duel ». Il fut élu président de la Société des Beaux-Arts de Lyon. Nommé Officier de l'Académie pour services rendus à l'éducation publique en 1894, il marqua un tournant dans sa carrière. Nommé professeur par décret ministériel la même année, il prit également la direction de l'École des Beaux-Arts de Lyon, la deuxième plus importante de France, succédant à M. Hédin, poste qu'il occupa pendant 24 ans. Il insista particulièrement sur l'importance du travail acharné dans le métier d'artiste, citant Millet et Ernest Meissonier en exemple. Ainsi, en 1900, sous la direction de Nicolas Sicard, l'École de Lyon remporta le premier Grand Prix à l'Exposition universelle, et quatre de ses élèves obtinrent le Prix de Rome. Finalement, de nombreux élèves remportèrent le Prix de Paris Raoul Servant (1912), faisant de Sicard un directeur prestigieux et renommé.
Il fut nommé Officier d'Instruction Publique et fait Chevalier de la Légion d'Honneur en 1900. Il quitta l'Académie des Sciences, des Beaux-Arts et des Lettres pour rejoindre le comité d'organisation de la rétrospective des artistes lyonnais de 1904.
Il prit sa retraite en 1918, à l'âge de 72 ans, épuisé par sa vie sociale, ses fonctions à l'Académie des Beaux-Arts et son travail créatif, sa vue déclinant. Il mourut le 1er janvier 1920 et fut inhumé au cimetière de la Loyasse.
La Chasse au Faucon.
La Chasse au Faucon.
L'Entrée du Pont Guillotière par temps de pluie, Musée des Beaux-Arts de Lyon.
L'Entrée du Pont Guillotière par temps de pluie, Musée des Beaux-Arts de Lyon.
Héritage
On peut encore admirer son œuvre à la cathédrale de Belley, à la chartreuse et à l'église des Sœurs de Saint-Joseph, où il travailla pour Sublet. Il fut le sujet de la rétrospective Nicolas Sicard à la Maison de Pays de Mornant, du 13 septembre au 12 octobre 1997. Son tableau *Le Repos de Diane*, peint en 1893, est toujours visible à la Préfecture du Rhône. Plusieurs de ses scènes de genre ont été acquises par l'État et reproduites sous forme de gravures. Une rue proche de son atelier (rue Dusquesne) porte son nom.
22 000 €
Period: 19th century
Style: Napoleon 3rd
Condition: Perfect condition
Material: Oil painting
Width: 1,85 m avec cadre et 1,48 m sans cadre
Height: 1,45 m avec cadre et 1,03 m sans cadre
Reference (ID): 1727737
Availability: In stock
Print































