Bague en or fin XIXe/début XXe s sertie d'une intaille romaine sur sardoine. Isis et Sérapis.
Bague en or fin XIXe/début XXe s sertie d'une intaille romaine sur sardoine. Isis et Sérapis.-photo-2
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Bague en or fin XIXe/début XXe s sertie d'une intaille romaine sur sardoine. Isis et Sérapis.

Intaille 13 × 15 mm 
Monture or 18k - US 7 · UK N½ · EU 54 
Intaille: art romain, IIe-IIIe siècle
Monture : fin XIXe - début XXe siècle

Bague chevalière en or jaune ciselé, aux épaules ornées de rinceaux gravés, sertie à griffes d'une intaille ovale sur sardoine d'un brun profond. La pierre, gravée en creux, présente deux bustes divins affrontés, séparés par une inscription grecque disposée verticalement. À droite, une divinité au profil fin, la chevelure retenue par un diadème et retombant en boucles sur la nuque ; à gauche, une seconde figure coiffée d'un haut attribut, calathos ou modius. L'ensemble est identifié comme le couple de Sérapis et d'Isis, les grandes divinités du panthéon gréco-égyptien.
Sérapis, dieu syncrétique créé à l'époque lagide, associe Osiris et Apis aux traits d'un Zeus-Hadès ; coiffé du modius, mesure à grain, il préside à la fertilité, à la guérison et au monde souterrain. Isis, sa parèdre, déesse de la magie et de la protection universelle, règne sur un culte qui, aux deux premiers siècles de notre ère, se répand dans tout l'Empire romain, de l'Égypte à la Bretagne. Réunis en bustes affrontés, ils figurent le couple protecteur, dispensateur de prospérité et de salut — thème fréquent sur les intailles et les monnaies alexandrines.
Entre les deux profils court une inscription grecque en capitales, ΚΟΙΝΤΟΥ, gravée en rétrograde afin d'apparaître à l'endroit dans l'empreinte de cire. C'est le génitif de Κόιντος, transcription grecque du prénom latin Quintus : « (sceau) de Quintus ». Dans l'Orient romain, les porteurs de noms latins les écrivaient ainsi en caractères grecs. La pierre servait donc de sceau personnel à un certain Quintus, tout en le plaçant sous la protection du couple divin.

Sur les gemmes sérapiaques, la légende habituelle est une acclamation dévotionnelle — ΕΙΣ ΖΕΥΣ ΣΑΡΑΠΙΣ (« Un seul Zeus-Sarapis ») ou Ἵλεως τῷ φοροῦντι (« propice à celui qui la porte »). Ici, l'inscription est au contraire un nom propre au génitif : la pierre relève du sceau personnel placé sous la protection du couple divin, plutôt que de l'amulette votive pure.

Sans rapport avec la pierre : ce même nom, hellénisé en Κόιντος, est celui du poète Quintus de Smyrne, auteur des Posthomerica (IIIᵉ s. apr. J.-C.). Simple homonymie.
 

3 600 €

Epoque : 19ème siècle

Style : Rome et Grèce Antique

Etat : Très bon état

Matière : Or

Référence (ID) : 1802732

Disponibilité : En stock

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