Cachet-breloque français du XIXe siècle en métal doré, serti d'une intaille.
Intaille en cornaline 13 × 16 mm
Cachet en métal doré à bélière
Hauteur totale 26 mm ; poids brut 5,15 g.
France, deuxième quart du XIXe siècle (v. 1825–1850).
Cachet-breloque en métal doré, le manche en forme de Chat botté debout sur une base ovale : le chat porte un habit aux manches retroussées et de hautes bottes à revers, une gibecière en bandoulière, et serre sa prise contre lui ; une bélière s'élève de la tête. La base est sertie d'une cornaline ovale, à table plate et biseau, gravée en creux pour sceller (l'inscription se lit à l'endroit sur l'empreinte de cire).
La pierre montre un diable marchant vers la droite, cornu, aux jambes velues de bouc et à la queue bouclée terminée en pointe, appuyé sur une longue fourche à deux dents. Sur ses épaules il porte un Amour ailé, accroché à son cou. En bordure, le motto : LE DIABLE EMPORTE L'AMOUR. Ligne de base.
Contexte historique
Le cachet-breloque et le cachet à devise suspendu à la chaîne de montre, le cachet-breloque fut l'instrument quotidien de la correspondance privée jusqu'à ce que l'enveloppe et le timbre gommé rendent la cire inutile vers 1850. Sous la Restauration et la monarchie de Juillet, Paris en produisit en quantité : manches fondus en bronze doré ou en pomponne, et matrices de cornaline gravées de devises — mots d'esprit ou galanteries plutôt qu'armoiries. Le lettrage et l'humour de cette pierre appartiennent à ce moment. Le Maître Chat, ou le Chat botté de Perrault (1697) était devenu, par les images d'Épinal et les éditions illustrées, l'une des figures les plus familières de l'imagerie populaire française, bien avant les planches de Gustave Doré (1862).
Iconographie et symbolique
La devise joue sur une malédiction et une image. « Que le diable emporte l'amour », dit celui qui y renonce ; le graveur prend le mot au pied de la lettre et montre le diable enlevant Cupidon. Ce diable est un satyre en tout sauf le nom — cornes, jambes de bouc, le corps de Pan — et les Anciens avaient déjà opposé Pan à Éros : le groupe d'Aphrodite, Pan et Éros de Délos (v. 100 av. J.-C., Athènes, Musée national archéologique) et les nombreux marbres romains de Pan et Éros luttant, où l'Amour l'emporte toujours, comme le promet l'omnia vincit Amor de Virgile. Ici l'issue est renversée, et l'Amour chevauche le dos de la bête. Le chat du manche, le rusé de Perrault qui fait un marquis du fils d'un meunier, ajoute un second serviteur madré : deux figures qui emportent ce qu'on ne leur a jamais donné.
Cachet en métal doré à bélière
Hauteur totale 26 mm ; poids brut 5,15 g.
France, deuxième quart du XIXe siècle (v. 1825–1850).
Cachet-breloque en métal doré, le manche en forme de Chat botté debout sur une base ovale : le chat porte un habit aux manches retroussées et de hautes bottes à revers, une gibecière en bandoulière, et serre sa prise contre lui ; une bélière s'élève de la tête. La base est sertie d'une cornaline ovale, à table plate et biseau, gravée en creux pour sceller (l'inscription se lit à l'endroit sur l'empreinte de cire).
La pierre montre un diable marchant vers la droite, cornu, aux jambes velues de bouc et à la queue bouclée terminée en pointe, appuyé sur une longue fourche à deux dents. Sur ses épaules il porte un Amour ailé, accroché à son cou. En bordure, le motto : LE DIABLE EMPORTE L'AMOUR. Ligne de base.
Contexte historique
Le cachet-breloque et le cachet à devise suspendu à la chaîne de montre, le cachet-breloque fut l'instrument quotidien de la correspondance privée jusqu'à ce que l'enveloppe et le timbre gommé rendent la cire inutile vers 1850. Sous la Restauration et la monarchie de Juillet, Paris en produisit en quantité : manches fondus en bronze doré ou en pomponne, et matrices de cornaline gravées de devises — mots d'esprit ou galanteries plutôt qu'armoiries. Le lettrage et l'humour de cette pierre appartiennent à ce moment. Le Maître Chat, ou le Chat botté de Perrault (1697) était devenu, par les images d'Épinal et les éditions illustrées, l'une des figures les plus familières de l'imagerie populaire française, bien avant les planches de Gustave Doré (1862).
Iconographie et symbolique
La devise joue sur une malédiction et une image. « Que le diable emporte l'amour », dit celui qui y renonce ; le graveur prend le mot au pied de la lettre et montre le diable enlevant Cupidon. Ce diable est un satyre en tout sauf le nom — cornes, jambes de bouc, le corps de Pan — et les Anciens avaient déjà opposé Pan à Éros : le groupe d'Aphrodite, Pan et Éros de Délos (v. 100 av. J.-C., Athènes, Musée national archéologique) et les nombreux marbres romains de Pan et Éros luttant, où l'Amour l'emporte toujours, comme le promet l'omnia vincit Amor de Virgile. Ici l'issue est renversée, et l'Amour chevauche le dos de la bête. Le chat du manche, le rusé de Perrault qui fait un marquis du fils d'un meunier, ajoute un second serviteur madré : deux figures qui emportent ce qu'on ne leur a jamais donné.
1 250 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Napoleon III
Etat : Très bon état
Matière : Métal
Référence (ID) : 1819824
Disponibilité : En stock
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