Importante paire de flambeaux néoclassiques en bronze ciselé et doré. Époque Restauration
Cette importante paire de flambeaux en bronze ciselé et doré illustre le renouveau du langage classique qui caractérise les premières décennies du XIXᵉ siècle. Leur composition ne cherche pas à reproduire un style de règne particulier ; elle s'inscrit dans le vaste courant néoclassique qui puise son inspiration dans l'architecture et l'ornementation de l'Antiquité, réinterprétées par les architectes, ornemanistes et bronziers français à partir du XVIIIᵉ siècle et renouvelées sous la Restauration.
D'une présence remarquable, ils reposent sur de larges bases à contour découpé dont les proportions contribuent à l'équilibre monumental de l'ensemble. Leur architecture, soigneusement construite, évoque de véritables petits monuments, où chaque élément participe à une composition d'une grande cohérence.
Le décor, particulièrement riche, développe tout le vocabulaire du classicisme néoclassique. Les bases sont animées de frises de canaux, de rangs de godrons, d'un chapelet de culots de feuilles d'acanthe, de cartouches à fonds striés renfermant des pots à feu stylisés, de rosaces, de quatre-feuilles ainsi que de piastres finement ciselées. L'alternance des surfaces brunies, des fonds amatis et des reliefs confère profondeur et lisibilité à l'ensemble.
Le fût constitue sans doute l'élément le plus remarquable de cette paire. D'une conception particulièrement architecturée, il est rythmé par de puissants enroulements prenant naissance dans la partie inférieure et accompagnant son élancement jusqu'à la partie supérieure, où ils évoquent la stylisation de chapiteaux. Cette construction confère aux flambeaux une silhouette dynamique et parfaitement équilibrée, renforçant leur caractère monumental.
Le binet polygonal reprend cette même richesse décorative au moyen de rosaces, de quatre-feuilles, de canaux et de godrons, assurant une parfaite continuité avec l'ensemble de la composition.
Par son vocabulaire décoratif et sa construction, cette paire s'inscrit dans la continuité des grands modèles néoclassiques diffusés à la fin du XVIIIᵉ siècle par les architectes et ornemanistes. Sans reprendre un modèle identifié, elle témoigne de cette volonté, caractéristique de la période Restauration, de renouer avec les principes du grand classicisme français et avec les formes héritées de l'Antiquité.
Les deux flambeaux conservent leur dorure d'origine, présentant une usure naturelle conforme à leur ancienneté. L'un d'eux est demeuré dans son état de montage d'origine et conserve sa tige d'acier filetée aux deux extrémités, système d'assemblage traditionnel permettant de maintenir les différents éléments du bronze. Le second a été transformé en lampe au cours du XIXᵉ ou du XXᵉ siècle. À cette occasion, la tige d'origine a été remplacée par une tige creuse destinée au passage du fil électrique, et un percement a été pratiqué dans la plinthe de la base pour permettre la sortie du câble. Cette ancienne transformation n'affecte pas l'aspect général du flambeau, dont l'architecture et l'ensemble du décor sont demeurés intacts.
Dimensions :
Hauteur : 29 cm
Diamètre de la base : 16,2 cm
D'une présence remarquable, ils reposent sur de larges bases à contour découpé dont les proportions contribuent à l'équilibre monumental de l'ensemble. Leur architecture, soigneusement construite, évoque de véritables petits monuments, où chaque élément participe à une composition d'une grande cohérence.
Le décor, particulièrement riche, développe tout le vocabulaire du classicisme néoclassique. Les bases sont animées de frises de canaux, de rangs de godrons, d'un chapelet de culots de feuilles d'acanthe, de cartouches à fonds striés renfermant des pots à feu stylisés, de rosaces, de quatre-feuilles ainsi que de piastres finement ciselées. L'alternance des surfaces brunies, des fonds amatis et des reliefs confère profondeur et lisibilité à l'ensemble.
Le fût constitue sans doute l'élément le plus remarquable de cette paire. D'une conception particulièrement architecturée, il est rythmé par de puissants enroulements prenant naissance dans la partie inférieure et accompagnant son élancement jusqu'à la partie supérieure, où ils évoquent la stylisation de chapiteaux. Cette construction confère aux flambeaux une silhouette dynamique et parfaitement équilibrée, renforçant leur caractère monumental.
Le binet polygonal reprend cette même richesse décorative au moyen de rosaces, de quatre-feuilles, de canaux et de godrons, assurant une parfaite continuité avec l'ensemble de la composition.
Par son vocabulaire décoratif et sa construction, cette paire s'inscrit dans la continuité des grands modèles néoclassiques diffusés à la fin du XVIIIᵉ siècle par les architectes et ornemanistes. Sans reprendre un modèle identifié, elle témoigne de cette volonté, caractéristique de la période Restauration, de renouer avec les principes du grand classicisme français et avec les formes héritées de l'Antiquité.
Les deux flambeaux conservent leur dorure d'origine, présentant une usure naturelle conforme à leur ancienneté. L'un d'eux est demeuré dans son état de montage d'origine et conserve sa tige d'acier filetée aux deux extrémités, système d'assemblage traditionnel permettant de maintenir les différents éléments du bronze. Le second a été transformé en lampe au cours du XIXᵉ ou du XXᵉ siècle. À cette occasion, la tige d'origine a été remplacée par une tige creuse destinée au passage du fil électrique, et un percement a été pratiqué dans la plinthe de la base pour permettre la sortie du câble. Cette ancienne transformation n'affecte pas l'aspect général du flambeau, dont l'architecture et l'ensemble du décor sont demeurés intacts.
Dimensions :
Hauteur : 29 cm
Diamètre de la base : 16,2 cm
950 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Louis XVI - Directoire
Etat : Bon état
Matière : Bronze
Référence (ID) : 1797743
Disponibilité : En stock
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