Paire de candélabres, d’après Clodion, Époque Restauration,
Paire de candélabres à deux lumières en bronze patiné, bronze ciselé et doré et marbre blanc, représentant en pendant un jeune satyre et une jeune figure féminine appartenant à l’univers bachique.
Le jeune satyre est représenté debout dans une attitude animée, le corps légèrement déhanché. Sa physionomie enfantine contraste avec ses jambes velues terminées par des sabots fendus. Couronné de feuillages et de fruits, il porte autour des reins une peau de bête nouée. Son pendant féminin est représenté assis sur une souche, une jambe relevée, le corps partiellement enveloppé d’une légère draperie. Également couronnée de feuillages et de fruits, elle peut être rapprochée des jeunes bacchantes et nymphes qui peuplent l’œuvre de Clodion et de ses contemporains.
Chaque figure porte deux branches de lumière en bronze ciselé et doré. Traitées sous la forme de rameaux sinueux, elles se développent de part et d’autre des personnages parmi des feuillages et des fruits et se terminent par des bobèches et binets en forme de calice. Le contraste entre la patine brun-noir des figures et la dorure des branchages accentue le caractère sculptural de l’ensemble.
Les groupes reposent sur des terrasses naturalistes en bronze patiné disposées sur des bases cylindriques en marbre blanc. Celles-ci sont ceinturées d’un rang de perles et d’une frise ajourée en bronze ciselé et doré associant guirlandes, couronnes et ornements végétaux. Une moulure inférieure à feuilles d’eau précède une plinthe carrée en marbre blanc aux angles rentrants, reposant sur de petits pieds en bronze doré conservés d’origine.
La composition s’inscrit directement dans une famille de candélabres créée sous Louis XVI autour des figures bachiques de Claude Michel, dit Clodion (1738-1814) et de Louis-Félix Delarue (1730/31-1765/77).
Le musée du Louvre conserve une paire particulièrement significative, datée vers 1775 (OA 5207 et OA 5208). Elle associe déjà un jeune satyre et une jeune fille en bronze patiné portant chacun deux branches de lumière et reposant sur un socle rond à moulures et rang de perles. Le jeune satyre est donné d’après un modèle de Clodion, tandis que son pendant féminin est attribué à Louis-Félix Delarue. Cette paire constitue un précieux témoignage de l’origine, dès le XVIIIᵉ siècle, de la formule dont dérivent les présents candélabres.
Le goût de Clodion pour les satyres, bacchantes et scènes bachiques, développé dès les années 1760-1770, connut une importante postérité dans les arts décoratifs. Ses compositions furent adaptées par les bronziers et continuèrent d’être reprises et interprétées au début du XIXᵉ siècle.
La présente paire paraît appartenir à cette continuité. Son exécution générale permet de la situer sous la Restauration, vers 1820-1830, mais son démontage à l’occasion du nettoyage a révélé la présence de plusieurs filetages anciens irréguliers, descendus et repris à la lime, caractéristiques de montages du XVIIIᵉ siècle.
Ces éléments pourraient témoigner du remploi de composants provenant de candélabres du XVIIIᵉ siècle, remontés ou adaptés au début du XIXᵉ siècle. Il demeure également possible que certaines parties de l’ensemble soient plus anciennes que ne le suggère son montage actuel. Cette particularité est particulièrement intéressante au regard de la proximité de la composition avec les modèles créés vers 1775.
Les bronzes patinés conservent une belle patine ancienne brun-noir présentant quelques usures. La dorure ancienne est également bien conservée, avec quelques usures ponctuelles. Une branche en bronze doré présente une ancienne réparation.
Quelques petits éclats et accidents aux bases en marbre blanc, principalement aux arêtes. Usures et petits accidents d’usage.
Comparatif : musée du Louvre, département des Objets d’art, paire de petits candélabres à deux lumières, vers 1775, OA 5207, d’après Claude Michel dit Clodion, et OA 5208, Louis-Félix Delarue.
Dimensions: Hauteur: 46 cm
Bibliographie : Daniel Alcouffe, Anne Dion et Gérard Mabille, Les bronzes d’ameublement du Louvre, Dijon, Faton, 2004, p. 107, n° 48.
Le jeune satyre est représenté debout dans une attitude animée, le corps légèrement déhanché. Sa physionomie enfantine contraste avec ses jambes velues terminées par des sabots fendus. Couronné de feuillages et de fruits, il porte autour des reins une peau de bête nouée. Son pendant féminin est représenté assis sur une souche, une jambe relevée, le corps partiellement enveloppé d’une légère draperie. Également couronnée de feuillages et de fruits, elle peut être rapprochée des jeunes bacchantes et nymphes qui peuplent l’œuvre de Clodion et de ses contemporains.
Chaque figure porte deux branches de lumière en bronze ciselé et doré. Traitées sous la forme de rameaux sinueux, elles se développent de part et d’autre des personnages parmi des feuillages et des fruits et se terminent par des bobèches et binets en forme de calice. Le contraste entre la patine brun-noir des figures et la dorure des branchages accentue le caractère sculptural de l’ensemble.
Les groupes reposent sur des terrasses naturalistes en bronze patiné disposées sur des bases cylindriques en marbre blanc. Celles-ci sont ceinturées d’un rang de perles et d’une frise ajourée en bronze ciselé et doré associant guirlandes, couronnes et ornements végétaux. Une moulure inférieure à feuilles d’eau précède une plinthe carrée en marbre blanc aux angles rentrants, reposant sur de petits pieds en bronze doré conservés d’origine.
La composition s’inscrit directement dans une famille de candélabres créée sous Louis XVI autour des figures bachiques de Claude Michel, dit Clodion (1738-1814) et de Louis-Félix Delarue (1730/31-1765/77).
Le musée du Louvre conserve une paire particulièrement significative, datée vers 1775 (OA 5207 et OA 5208). Elle associe déjà un jeune satyre et une jeune fille en bronze patiné portant chacun deux branches de lumière et reposant sur un socle rond à moulures et rang de perles. Le jeune satyre est donné d’après un modèle de Clodion, tandis que son pendant féminin est attribué à Louis-Félix Delarue. Cette paire constitue un précieux témoignage de l’origine, dès le XVIIIᵉ siècle, de la formule dont dérivent les présents candélabres.
Le goût de Clodion pour les satyres, bacchantes et scènes bachiques, développé dès les années 1760-1770, connut une importante postérité dans les arts décoratifs. Ses compositions furent adaptées par les bronziers et continuèrent d’être reprises et interprétées au début du XIXᵉ siècle.
La présente paire paraît appartenir à cette continuité. Son exécution générale permet de la situer sous la Restauration, vers 1820-1830, mais son démontage à l’occasion du nettoyage a révélé la présence de plusieurs filetages anciens irréguliers, descendus et repris à la lime, caractéristiques de montages du XVIIIᵉ siècle.
Ces éléments pourraient témoigner du remploi de composants provenant de candélabres du XVIIIᵉ siècle, remontés ou adaptés au début du XIXᵉ siècle. Il demeure également possible que certaines parties de l’ensemble soient plus anciennes que ne le suggère son montage actuel. Cette particularité est particulièrement intéressante au regard de la proximité de la composition avec les modèles créés vers 1775.
Les bronzes patinés conservent une belle patine ancienne brun-noir présentant quelques usures. La dorure ancienne est également bien conservée, avec quelques usures ponctuelles. Une branche en bronze doré présente une ancienne réparation.
Quelques petits éclats et accidents aux bases en marbre blanc, principalement aux arêtes. Usures et petits accidents d’usage.
Comparatif : musée du Louvre, département des Objets d’art, paire de petits candélabres à deux lumières, vers 1775, OA 5207, d’après Claude Michel dit Clodion, et OA 5208, Louis-Félix Delarue.
Dimensions: Hauteur: 46 cm
Bibliographie : Daniel Alcouffe, Anne Dion et Gérard Mabille, Les bronzes d’ameublement du Louvre, Dijon, Faton, 2004, p. 107, n° 48.
1 800 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Louis XVI - Directoire
Etat : Etat d'usage
Matière : Bronze
Référence (ID) : 1813171
Disponibilité : En stock
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