Table de salon en marqueterie cubes, de style Transition Louis XV – Louis XVI.
Élégante table de salon dite table à écrire, de forme ovale, reposant sur quatre pieds galbés élancés, directement inspirés des modèles de la fin du règne de Louis XV, à la charnière du style Transition.
La ceinture, de forme ovale régulière, ouvre par un tiroir en façade. Celui-ci dissimule une tirette écritoire ainsi qu’un aménagement intérieur compartimenté, comprenant de petits casiers destinés à recevoir le nécessaire d’écriture. Ce dispositif rappelle l’usage intime de ces petits meubles de salon, conçus pour accompagner les activités quotidiennes dans les intérieurs raffinés du XVIIIe siècle.
Le plateau est ceint d’une élégante galerie ajourée en bronze, d’époque XVIIIe siècle, ici réemployée. Ce type de réutilisation d’éléments anciens, loin d’être anecdotique, s’inscrit dans une pratique bien attestée des ateliers de la fin du XIXe siècle, soucieux de renforcer l’authenticité visuelle de leurs productions de style en intégrant des pièces anciennes soigneusement sélectionnées.
L’ensemble du meuble est orné d’une marqueterie dite « à cubes sans fond », déployée avec une grande cohérence sur le plateau, la ceinture ainsi que la tablette d’entrejambe. Ce décor en trompe-l’œil, composé d’un assemblage précis de losanges formant un cube en perspective, repose sur un jeu d’optique subtil où la rigueur d’exécution conditionne entièrement l’effet de relief.
Particulièrement en vogue dans les années 1760–1780, ce type de frisage s’inscrit dans le goût pour les compositions géométriques et les effets visuels savants. Il est largement diffusé dans les ateliers parisiens dans l’entourage de Jean-François Oeben, dont les recherches décoratives ont contribué à en populariser l’usage.
L’examen de la construction révèle une volonté manifeste de reproduire les techniques traditionnelles du XVIIIe siècle : tiroir monté à larges queues d’aronde, fonds assemblés selon des procédés anciens, emploi combiné de bois de hêtre et de résineux pour le bâti et les parties secondaires, traits de sciages manuel a l'interieur de la ceinture.... Ces caractéristiques, associées à une patine travaillée, traduisent une recherche d’authenticité dans la mise en œuvre.
Il s’agit d’un travail de style réalisé à la fin du XIXe siècle, dans un esprit historiciste particulièrement abouti. Cette production s’inscrit dans une tradition d’ateliers cherchant à recréer fidèlement le mobilier du XVIIIe siècle, tant dans les formes que dans les techniques, à destination d’une clientèle désireuse d’aménager des intérieurs dans un goût ancien.
On peut rapprocher cette démarche de celle développée dans la lignée d’André Mailfert, où l’usage de bois anciens, de techniques traditionnelles et de patines étudiées participe à une relecture convaincante du mobilier ancien.
Dans ce contexte, cette table séduit par la qualité de son exécution, la cohérence de son décor et la justesse de son interprétation stylistique, offrant un équilibre réussi entre fidélité historique et esthétique décorative.
Dimensions : Hauteur : 74 cm Largeur : 48 cm Profondeur : 35 cm
État : Le meuble a fait l’objet d’un nettoyage et d’un revernis, redonnant toute sa lisibilité au décor et mettant en valeur la richesse des contrastes de la marqueterie. Il se présente aujourd’hui en très bel état.
La ceinture, de forme ovale régulière, ouvre par un tiroir en façade. Celui-ci dissimule une tirette écritoire ainsi qu’un aménagement intérieur compartimenté, comprenant de petits casiers destinés à recevoir le nécessaire d’écriture. Ce dispositif rappelle l’usage intime de ces petits meubles de salon, conçus pour accompagner les activités quotidiennes dans les intérieurs raffinés du XVIIIe siècle.
Le plateau est ceint d’une élégante galerie ajourée en bronze, d’époque XVIIIe siècle, ici réemployée. Ce type de réutilisation d’éléments anciens, loin d’être anecdotique, s’inscrit dans une pratique bien attestée des ateliers de la fin du XIXe siècle, soucieux de renforcer l’authenticité visuelle de leurs productions de style en intégrant des pièces anciennes soigneusement sélectionnées.
L’ensemble du meuble est orné d’une marqueterie dite « à cubes sans fond », déployée avec une grande cohérence sur le plateau, la ceinture ainsi que la tablette d’entrejambe. Ce décor en trompe-l’œil, composé d’un assemblage précis de losanges formant un cube en perspective, repose sur un jeu d’optique subtil où la rigueur d’exécution conditionne entièrement l’effet de relief.
Particulièrement en vogue dans les années 1760–1780, ce type de frisage s’inscrit dans le goût pour les compositions géométriques et les effets visuels savants. Il est largement diffusé dans les ateliers parisiens dans l’entourage de Jean-François Oeben, dont les recherches décoratives ont contribué à en populariser l’usage.
L’examen de la construction révèle une volonté manifeste de reproduire les techniques traditionnelles du XVIIIe siècle : tiroir monté à larges queues d’aronde, fonds assemblés selon des procédés anciens, emploi combiné de bois de hêtre et de résineux pour le bâti et les parties secondaires, traits de sciages manuel a l'interieur de la ceinture.... Ces caractéristiques, associées à une patine travaillée, traduisent une recherche d’authenticité dans la mise en œuvre.
Il s’agit d’un travail de style réalisé à la fin du XIXe siècle, dans un esprit historiciste particulièrement abouti. Cette production s’inscrit dans une tradition d’ateliers cherchant à recréer fidèlement le mobilier du XVIIIe siècle, tant dans les formes que dans les techniques, à destination d’une clientèle désireuse d’aménager des intérieurs dans un goût ancien.
On peut rapprocher cette démarche de celle développée dans la lignée d’André Mailfert, où l’usage de bois anciens, de techniques traditionnelles et de patines étudiées participe à une relecture convaincante du mobilier ancien.
Dans ce contexte, cette table séduit par la qualité de son exécution, la cohérence de son décor et la justesse de son interprétation stylistique, offrant un équilibre réussi entre fidélité historique et esthétique décorative.
Dimensions : Hauteur : 74 cm Largeur : 48 cm Profondeur : 35 cm
État : Le meuble a fait l’objet d’un nettoyage et d’un revernis, redonnant toute sa lisibilité au décor et mettant en valeur la richesse des contrastes de la marqueterie. Il se présente aujourd’hui en très bel état.
1 200 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Louis XV - Transition
Etat : Bon état
Matière : Bois marqueterie
Référence (ID) : 1753706
Disponibilité : En stock
Imprimer fiche






































