Nature morte au bouquet de fleurs dans un vase de faïence. Signée Jules Ragot (1835–1912).
Nature morte au bouquet de fleurs dans un vase de faïence. Signée Jules Ragot (1835–1912). -photo-2
Nature morte au bouquet de fleurs dans un vase de faïence. Signée Jules Ragot (1835–1912). -photo-3
Nature morte au bouquet de fleurs dans un vase de faïence. Signée Jules Ragot (1835–1912). -photo-4
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Nature morte au bouquet de fleurs dans un vase de faïence. Signée Jules Ragot (1835–1912).

Artiste : Jules Ragot
Cette élégante nature morte s’inscrit dans une tradition picturale riche, mêlant héritage ancien et sensibilité du XIXe siècle, où l’étude du vivant se conjugue à une véritable recherche décorative.

Au centre de la composition, un vase de faïence à décor blanc et bleu, posé sur un large plat assorti, attire immédiatement le regard. Par ses tonalités et son esprit, cet ensemble évoque les faïences de Delft, très appréciées au XIXe siècle pour leur lien avec la grande tradition hollandaise du XVIIe siècle. 
Cette référence n’est pas anodine : elle inscrit l’œuvre dans une filiation artistique où la nature morte devient à la fois hommage et réinterprétation.

Le bouquet, ample et savamment orchestré, déploie une riche variété florale. On y distingue de larges roses aux tonalités rouges et rosées, des fleurs blanches aux pétales délicatement modelés évoquant pivoines ou églantines, ainsi que de fines branches fleuries qui viennent alléger la composition. Quelques touches jaunes apportent un contraste lumineux, tandis que les feuillages, traités avec souplesse, créent un jeu subtil de profondeur et de transparence.

Les quelques fleurs délicatement tombées au premier plan, certaines déjà légèrement fanées, ne sont pas sans évoquer la tradition des natures mortes hollandaises du XVIIe siècle, où elles symbolisent discrètement le passage du temps et la fragilité du vivant. À cette époque, les peintres développent le thème des vanités florales, rappelant l’éphémère, la beauté fragile et le caractère transitoire de toute chose. Jules Ragot en propose ici une lecture plus douce, presque poétique, où cette symbolique se devine sans jamais s’imposer.

La composition repose sur un subtil équilibre entre liberté et rigueur. À l’arrière-plan, un angle de mur marqué par une cimaise introduit une structure architecturée, apportant un ancrage spatial et une certaine discipline classique. Cette construction contraste avec la vitalité organique du bouquet, créant un dialogue harmonieux entre ordre et spontanéité.

Dans le traitement même de la peinture, une certaine liberté dans les branchages et les espaces se fait sentir. Par touches discrètes, elle n’est pas sans évoquer la sensibilité japonisante alors en vogue à la fin du XIXe siècle : certaines tiges s’élancent avec légèreté, les vides respirent, et la composition gagne en élégance et en modernité.

La touche est souple et nuancée, alternant précision dans le rendu des fleurs et passages plus fondus dans les fonds. La lumière, douce et enveloppante, met en valeur les matières — éclat satiné de la faïence, velouté des pétales, profondeur des ombres — conférant à l’ensemble une atmosphère intime et raffinée.

L’œuvre est signée en bas à gauche. Jules Ragot (1835–1912) Peintre français formé auprès de Jean Murat et de François-Édouard Picot, Jules Ragot s’inscrit dans la tradition académique du XIXe siècle. Il expose régulièrement au Salon de Paris à partir de 1867, où il présente notamment des natures mortes, portraits et scènes de genre. Sa peinture se distingue par une grande sensibilité dans le rendu des matières et une attention particulière portée aux compositions florales. Installé en Belgique, il y rencontre un succès notable : ses œuvres sont acquises par le roi Léopold II, et il enseigne la peinture à la reine Marie-Henriette, témoignant de la reconnaissance dont il jouit de son vivant.

État de conservation: Toile et châssis d’origine. Œuvre récemment restaurée par une professionnelle : reprise d’une ancienne petite perforation, nettoyage et allègement du vernis.

Ces interventions ont permis de redonner toute sa lisibilité à la composition ainsi que la fraîcheur de sa palette. Cadre en bois et stuc doré d’époque fin XIXe siècle, possiblement d’origine, présentant une belle patine en harmonie avec l’œuvre. L’ensemble est aujourd’hui en excellent état de présentation.

Dimensions:  
a vue: 80 x 59,5 cm
Au cadre: 100,5 x 79,5 cm
1 600 €

Epoque : 19ème siècle

Style : Napoleon III

Etat : Restauré

Matière : Huile sur toile

Référence (ID) : 1733507

Disponibilité : En stock

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3 grande rue
La Chapelle-sur-Oreuse 89260, France

06 64 02 14 84

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