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Portrait présumé de Jeanne Victoire de Crespy, Dame de Chauvigné, école française, vers 1755
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Description de l’antiquite :

"Portrait présumé de Jeanne Victoire de Crespy, Dame de Chauvigné, école française, vers 1755"
Ce délicat portrait du milieu du XVIIIᵉ siècle représente une dame de qualité tenant une tabatière ouverte, tandis qu’une montre dorée repose sur sa robe aux somptueux ramages floraux.

Le modèle, saisi avec une douceur teintée de retenue, incarne toute l’élégance féminine du règne de Louis XV, où la grâce des gestes et la perfection de la toilette traduisent à la fois statut social et raffinement moral.

Le traitement pictural, précis et lumineux, évoque la main d’un artiste proche de François-Hubert Drouais ou de Jean-Baptiste Perronneau : la carnation diaphane, les étoffes vibrantes et la subtilité du regard s’inscrivent dans cette même recherche d’un réalisme délicat, propre au portrait français des années 1750–1760.
L’arrière-plan paysager, sobre et vaporeux, renforce la présence du visage et des mains, magnifiquement modelés.

Analyse textile et décorative:
La robe, peinte avec minutie, évoque un taffetas ou une mousseline de soie brodée, décorée de grands motifs floraux – pivoines, anémones, myosotis – dans une gamme de teintes pastel, rose, bleue et vert céladon.
Le rendu des dentelles d’organdi et des rubans de satin témoigne d’une parfaite connaissance des tissus contemporains, probablement inspirés des soieries lyonnaises et des dessins de Jean Pillement, dont les compositions florales furent largement diffusées dans les ateliers de tisserands et les recueils de modèles de mode.

Cette élégance vestimentaire traduit le goût des élites provinciales éclairées pour la mode parisienne, tout en restant fidèle à une certaine sobriété aristocratique de province. Le vêtement devient ici une métaphore de l’harmonie entre nature et culture, chère à l’esthétique du siècle des Lumières.

Lecture symbolique : la montre et la tabatière
Les objets tenus par la dame participent pleinement à la lecture morale du portrait.
La montre, suspendue à une chaînette dorée, évoque la fugacité du temps et la méditation sur la brièveté de la vie – un discret memento mori empreint d’élégance.
La tabatière, symbole de civilité raffinée et d’esprit mondain, renvoie au plaisir policé de la conversation et à la maîtrise de soi.
En réunissant ces deux attributs, l’artiste compose un discours subtil sur la mesure et la tempérance, vertus féminines valorisées dans la société du XVIIIᵉ siècle.

Provenance et identification:
L’œuvre provient de l’ancienne collection d'un château , près du Lion-d’Angers (Maine-et-Loire). Selon la tradition familiale transmise avec le tableau, le modèle serait Jeanne Victoire de Crespy, Dame de Chauvigné, fille de François Julien de Crespy, seigneur de la Guerche, et de Catherine de La Mothe.
Mariée le 9 novembre 1728 à Jules Constantin de La Lorie, seigneur de Marans et du Planty, elle appartient à une ancienne lignée de la noblesse angevine, dont les alliances et possessions sont attestées dans les archives régionales.

Le style vestimentaire, la coiffure poudrée et les accessoires situent parfaitement le portrait dans la décennie 1750–1760, période correspondant à la maturité de Jeanne Victoire de Crespy, confirmant ainsi la pertinence de cette identification.

État et présentation:
Huile sur toile dans son cadre d’origine en chêne sculpté et doré, typique du milieu du XVIIIᵉ siècle. La toile esr en très bel état de conservation général, surface stable et non restaurée, avec châssis d'origine. Belle fraîcheur de matière et lisibilité intacte du modelé et des détails textiles.

Œuvre d’une rare élégance, alliant précision naturaliste, symbolisme discret et mémoire aristocratique, témoignage éloquent du raffinement français sous le règne de Louis XV.

Dimensions: À vue : 79,5 × 63 cm – Au cadre : 93 × 76 cm
Prix: 3 200 €
Epoque: 18ème siècle
Style: Louis XV - Transition
Etat: Bon état

Matière: Huile sur toile

Référence (ID): 1645349
Disponibilité: En stock
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