Manuel Ortiz de Zarate (1886-1947) :huile double face: Femme au foulard+panier de pommes
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Manuel Ortiz de Zarate (1886-1947) :huile double face: Femme au foulard+panier de pommes


Manuel Ortiz de Zarate ( Come1886-Los Angeles1947) 

naît en Italie, dans une famille d’artistes — père compositeur chilien, frère peintre. Il retourne au Chili dès l’enfance, où il perd sa mère très tôt et apprend la peinture auprès de Pedro Lira avant d’entrer aux Beaux-Arts de Santiago.

À quinze ans, cap sur l’Europe. À Rome, il survit en copiant les maîtres anciens — surtout Guido Reni — pour des commanditaires ecclésiastiques, après avoir été « repéré » en train de peindre dans un musée par un évêque providentiel. Débrouillard et déjà cosmopolite, il multiplie les séjours à Paris.

En 1904, à Venise, il rencontre Amedeo Modigliani — une rencontre décisive. Ortiz de Zárate lui parle de Cézanne et, surtout, de Paris, qu’il connaît déjà. Il joue en quelque sorte le rôle de passeur : il contribue à orienter Modigliani vers la capitale française, où tout va se jouer.

Installé à Paris en 1906 avec Édwige Piechowska, il s’ancre à Montparnasse, notamment à La Ruche. Il y retrouve Modigliani, et leur relation se transforme en camaraderie d’atelier typique de l’époque : discussions passionnées, influences croisées, vie de bohème. Tous deux partagent une même précarité, une santé fragile et une ambition farouche. Mais là où Modigliani creuse obstinément son style personnel, Ortiz de Zárate explore davantage — notamment le cubisme — et s’insère dans les circuits marchands, signant avec Léonce Rosenberg.

Leur proximité est aussi humaine : en 1914, ils tentent ensemble de s’engager dans l’armée — refusés pour raisons de santé. Ce détail dit bien leur lien : une fraternité d’exilés, d’artistes étrangers à Paris, pris dans la même époque.

Apollinaire le surnomme « l’unique Patagon de Paris », preuve de sa singularité dans le paysage montparnassien. Moins mythifié que Modigliani, Ortiz de Zárate reste pourtant une figure bien intégrée du milieu.

Il traverse la guerre, reste en France durant l’Occupation, puis part aux États-Unis après 1945. Il meurt à Los Angeles en 1946 — loin de Montparnasse, mais avec un parcours profondément lié à l’un de ses mythes : Modigliani, qu’il aura contribué, modestement mais réellement, à orienter vers Paris.
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Dans cette toile, Ortiz de Zárate travaille en masses amples, presque sculpturales, laissant la pâte vibrer plutôt que de lisser la surface. Les tons sourds, brun-vert et bleu gris, enveloppent la figure dans une pénombre qui fait ressortir l’éclat chaud du visage et du cou. Le modelé est obtenu par de larges reprises au pinceau, comme si le peintre hésitait puis confirmait chaque contour, donnant à la figure une présence à la fois fragile et intensément concentrée.

D’après la matière assez libre, les tons sourds et cette monumentalité un peu synthétique, on est plus proche d’une période de maturité que des années de formation. Ce type de traitement, encore marqué par une culture des maîtres anciens mais déjà très personnelle, évoque plutôt les années 1910–1920 qu’une période tardive ou strictement cubiste.



3 200 €
credit

Epoque : 20ème siècle

Style : Art moderne

Etat : Parfait état

Longueur : 45

Largeur : 37

Référence (ID) : 1762146

Disponibilité : En stock

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138 avenue de Suffren
Paris 75015, France

0646150386

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