Trésors de l’orfèvrerie allemande du XVIe siècle

Véritable événement, pour la première fois en France, laFONDATION BEMBERG. a le rare privilège de présenter des chefs–d’œuvre de l’orfèvrerie allemande issus de l’exceptionnelle collection de Rudolf-August Oetker.
Cette collection n’a été montrée que deux fois en Allemagne et a alors été reconnue comme une des plus belles dans son genre.

Coupes de Mariage, Nicaulos Hemmerling, Nurember, 1593- 1602
Coupes de Mariage,
Nicaulos Hemmerling,
Nurember, 1593- 1602

Les pièces présentées ont été réalisées par les plus grands maîtres orfèvres de Nuremberg, Augsbourg, Hambourg, Dresde et Berlin, Elles laissent entrevoir la splendeur de l’art de vivre dans la noblesse et la haute bourgeoisie allemandes du XVIe siècle et la demande de fantaisie et de faste des princes allemands désireux d’éblouir leurs hôtes .
Cette production de grand luxe, tournée vers les objets de décoration, mêlait volontiers le métal aux matériaux les plus variés Dans les « Chambres aux merveilles », les « Wunderkammer », les princes allemands dépensaient des fortunes pour rassembler des raretés venues de lointaines contrées : ivoires, noix de coco, perles, nacre, coraux et coquillages qui, embellis par de précieuses montures représentaient la synthèse de l’art et de la Nature.

 

Pokal en forme d'ancolie. Hans Weber, Nuremberg, autour 1593-1602
Pokal en forme d’ancolie.
Hans Weber, Nuremberg, autour 1593-1602

Ainsi, les coupes déclinées sous forme de navires, de moulins à vent ou même de personnages, en une incroyable combinaison d’ivoire, de nacre ou d’autres matériaux naturels présentaient, aux yeux de leurs commanditaires, la parfaite synthèse de la nature et du talent des hommes.

Les œuvres présentées appartiennent à l’admirable collection de Rudolf-August Oetker (1916-2007), collection comprenant aussi bien des tableaux, des tapisseries que des porcelaines allemandes. Le Groupe Oetker est une multinationale qui travaille dans divers domaines d’activités. Tout commença en 1891 en Allemagne dans une pharmacie de Bielefeld. C’est là qu’un jeune pharmacien du nom d’August Oetker développa une levure en poudre prête à l’emploi et posa ainsi les fondations d’une des marques les plus anciennes et reconnues en Allemagne.

Nautile monté en hanap. Peter Bohrs Berlin, vers 1660 (c) Collection Rudolf-August Oetker
Nautile monté en hanap. Peter Bohrs Berlin, vers 1660
(c) Collection Rudolf-August Oetker

En parfait écho à la période de la Renaissance qu’affectionnait tant Georges Bemberg, cette exposition s’inscrit en harmonie avec la collection d’orfèvrerie de la Fondation, celle des bronzes ou encore avec les tableaux signés Clouet, Cranach…

Cette exposition est présentée sous les voûtes du plus bel hôtel pastelier Renaissance de la ville, l’Hôtel d’Assézat qui sert d’écrin à la collection constituée par Georges Bemberg.

<p »>Collectionneur infatigable, Georges Bemberg a eu à cœur sa vie durant d’acquérir des œuvres allant du XVIe au milieu du XX- avec une prédilection pour Bonnard – collection qui allait constituer l’ensemble présenté en sa Fondation. C’est en 1995, alors qu’il cherchait un lieu pour servir d’écrin à sa collection, que la ville de Toulouse mit à sa disposition le plus bel hôtel pastelier Renaissance de la ville, l’Hôtel d’Assézat.

Aujourd’hui, sous la présidence de Guillermo de Osma, la Fondation continue de s’enrichir avec de nouvelles acquisitions, comme celles du somptueux meuble de Thomas Hache ou des deux tableaux de Nicolas Tournier disputés à la National Gallery de Washington. Quant à cette deuxième exposition d’été sur le thème des prestigieuses collections privées, elle est en parfaite conformité avec la volonté de Georges Bemberg de faire partager sa passion de la collection et l’excellence de l’art.

En savoir plus:

Fondation Bemberg

Exposition jusqu’au 25 septembre 2016

http://www.fondation-bemberg.fr/

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