Sagemono avec Inro

Sagemono complet avec inro en bois sculpté avec un grand arbre japonais Matsu d’un côté et un aigle de l’autre qui voit un petit oiseau voler parmi les branches. Ojime en corne de cerf comme le netsuke de type sashi, où l’obi se glissait au centre des deux crochets. Japon, Edo, XIXème siècle. Signé Tozan avec kao avec gravure sur bois.

Sagemono avec Inro. (c) Mastromauro, Proantic

Le terme Sagemono peut se traduire par « chose suspendue ». Ce terme reste général et désigne les objets suspendus à la ceinture (obi) à l’aide d’un netsuke.
Les Japonais, jusqu’à la fin de l’époque Edo (1868), avaient besoin des sagemono pour une simple et unique raison : leur kimono ne possédait pas de poche.
Les Japonais suspendaient leur boîte, bourse (kinchaku), boîte à tabac (tonkotsu), étui à pipe (Kiseru Zutsu) écritoire portatif et autres effets personnels, au bout d’un cordon de soie. La boîte était ainsi reliée et bloquée par un netsuke à l’extrémité du cordon de soie. 

Sagemono avec Inro. (c) Mastromauro, Proantic

Les sagemonos pouvaient également être des objets moins communs comme des chapelles portatives (zushi), des livres, des ustensiles pour chanoyu (la cérémonie du thé), ou encore des petits sacs contenant des coupes à sake. Les sagemonos sont avant tout des objets utilitaires.

Sagemono avec Inro. (c) Mastromauro, Proantic

Ces objets suspendus prennent donc des formes différentes selon leur utilité. L’objet le plus connu reste la boîte à compartiments, inro, qui est très souvent fabriquée en bambou ou en bois mais dont le raffinement esthétique par le travail de sculpture, de la laque, de la feuille d’or ou de l’ivoire lui donne aujourd’hui un statut d’objet d’art. Les décors religieux, végétaux et animaliers, les divinités, esprits ou démons présents sur ces boîtes ajoutent un contenu symbolique, artistique et esthétique à ces objets.