Ruine de temple Guiseppe ou Luigi Valadier

Ruine De Temple Guiseppe Ou Luigi Valadier . Marbres giallo antico, africano, rose phocéen et bronze doré. Rome, vers 1780.

Cette colonnade, probablement partie d’un surtout, a pu être attribuée aux Valadier grâce à une paire de ruines similaires conservées au musée Mario Praz de Rome.

Ruine de Temple Guiseppe ou Luigi Valadier – Vers 1780. (c) Galerie Lamy Chabolle, Proantic

Chefs-d’œuvre de l’art à Rome des années 1770-1780, les surtouts de table des Valadier n’ont pas survécu dans leur intégralité aux outrages du temps et des ventes successives. Ceux de Luigi Braschi Onesti, duc de Nemi, conservé au musée du Louvre et du Bailli de Breteuil, conservé au musée archéologique de Madrid, sont incomplets.

Néanmoins, les dessins réalisés par Guiseppe Valadier, donnent des indications sur certaines pièces qui ont été réalisées par l’atelier Valadier. En effet, une feuille portant la représentation d’une paire de portiques similaires est conservée au sein d’un ensemble au musée napoléonien de Rome, comprenant divers projets pour des éléments de centre de table. Les deux portiques représentés font aujourd’hui partie des collections du musée Mario Praz à Rome.

Luigi Valadier (1726-1785) Surtout de table du Bailli de Breteuil, vers 1778

LA FAMILLE VALADIER

Cette célèbre dynastie de « fondatori di metalli » débute avec l’œuvre d’Andrea Valadier mais c’est avec son fils Luigi que la production d’objets en marbres polychromes montés en bronze atteint son apogée. Parmi ses clients, les grandes familles de la haute aristocratie romaine telles que les Chigi, les Braschi, les Borghese, les Odelaschi ainsi que la Cour Papale. A la mort de Luigi en 1785, l’atelier est repris par son fils Giuseppe. Son œuvre témoigne d’un savoir-faire acquis dans la production d’objets d’art lié à un goût pour l’architecture et les fastes de la Rome antique. Pour cette raison, il participa au projet de construction de la Piazza del Popolo et du Pincio à Rome. Sous sa direction, l’atelier réalisa des objets magnifiques sans jamais rencontrer la gloire du temps de Luigi Valadier.