Paire de fauteuils de Jean Baptiste Bernard Demay.

Paire de fauteuils d’époque Empire Consulat , en acajou et placage d’acajou à dossier légèrement incurvé.
Les accotoirs se terminant par des mufles de lion (ou léopard égyptien selon certains ) finement sculptés, caractéristiques du travail de Jean Baptiste Bernard Demay.

J.b.b Demay: Paire De Fauteuils d’époque Empire-consulat, 1800-1805. (c) Mon antiquaire: Géraldine Buisson, Proantic.

Ceux-ci sont absolument remarquables dans leur exécution. Les supports d’accotoirs en consoles « à l’officier » reculées rejoignent un dé de raccordement en lotus.
Les pieds avant en gaine concluent l’ensemble par des pieds griffes, autre signature de Demay (ceux de François Honoré Jacob Desmalter ont une forme plutôt carrée, là où Demay les triangulise légèrement). Pieds postérieurs en sabre.

J.b.b Demay: Paire De Fauteuils d’époque Empire-consulat, 1800-1805. (c) Mon antiquaire: Géraldine Buisson, Proantic.

Je vous propose ici un des modèles de fauteuil les plus reconnus de Jean Baptiste Bernard Demay ; et bien que la ceinture en grande partie recouverte n’ait pu être examinée, plusieurs modèles identiques sont connus:

– Versailles, le 16 novembre 1975, lot 157 ;
– Le mobilier de salon illustré dans L’Estampille/L’objet d’art, n°136, août 1981
-Drouot, Me de Ricqlès, le 23 mars 1994, lot 129.
-Léon de Groër « Les Arts Décoratifs de 1790-1850 » illustre un fauteuil identique.

DEMAY Jean-Baptiste-Bernard :
Jean-Baptiste-Bernard Demay (1759 – 14 mars 1848) – Menuisier-ébéniste. Paris Maître le 4 février 1784. Il exerça une trentaine d’années rue de Cléry. Sa marque figure sur les jolies chaises volantes, ornées du chiffre de Marie-Antoinette, qui se trouvent au Petit-Trianon.

J.b.b Demay: Paire De Fauteuils d’époque Empire-consulat, 1800-1805. (c) Mon antiquaire: Géraldine Buisson, Proantic.


Dès le début de sa carrière, il obtint des commandes pour le mobilier de la Reine. On connaît beaucoup d’ouvrages frappés de la même empreinte, entre autres un gracieux fauteuil que possède le musée des Arts décoratifs de Paris et deux chaises à la Montgolfière exposées au musée Carnavalet.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Jean Baptiste Bernard Demay fut le précurseur de ces modèles aux muffles de lion et non Jacob.
Il sera le beau-fils de Jean-Baptiste Claude SÉNÉ (ah cette manie chez les ébénistes et autres bronziers d’épouser la fille du patron pour faciliter l’accès au « trône ». Heureusement que cela ne se fait plus….).