Coupe à Offrandes Nazca, Pérou, 200 à 600 après Jc

Grande coupe cérémoniale présentant sur la paroi externe un large bandeau divisé en plusieurs registres, à décor d’orques gladiateurs bondissants et d’échassiers marins aux becs plongeants. 

Cette œuvre évoque la symbiose de ce peuple avec le monde marin nourricier, divinisé et sacralisé. 

Terre cuite polychrome, ayant conservé en partie le bel éclat de ses couleurs d’origine.

Coupe à Offrandes Nazca. (c) GALERIE OCARINA, Proantic

« De nombreux peuples à travers le monde entretenaient une relation d’admiration et de fascination avec le monde marin. Tel fut le cas pour l’Amérique précolombienne et en particulier le Pérou.
Mère aquatique nourricière par excellence, elle était vénérée par les populations côtières et andines telle une déesse prolifique et bienfaitrice, source de vie et d’énergie.
Très tôt, des Chavin aux Incas, de nombreux rituels, cérémonies, et cultes sacrés virent le jour et rythmèrent la vie magico religieuse de ce nouveau monde. Chaque espèce animale jouait en son sein un rôle de la plus grande importance, assurant la survie de la communauté et la continuité d’un cycle naturel immuable.

Coupe à Offrandes Nazca. (c) GALERIE OCARINA, Proantic

Au cours des cérémonies, les chefs se parent et arborent symboliquement les traits de ces mêmes animaux. Les prêtres et les chamans invoquent ces forces marines pour qu’elles interfèrent et contribuent positivement au bien-être de la communauté. Leurs clans combattent sous une bannière à l’image d’un animal totem.
Grâce à l’élément aquatique, l’esprit des ancêtres prend son envol vers le cosmos, en voyageant symboliquement vers des mondes invisibles à bord des barques andines, véhicules des hommes mais aussi des dieux qui les utilisent dans leurs voyages homériques
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Coupe à Offrandes Nazca. (c) GALERIE OCARINA, Proantic

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