Broche or, émail et micro-mosaïque. Circa 1830.

Broche ornée d’une micro mosaique sertie dans une monture en or et or émaillé bleu-roi. La micro-mosaique de forme rectangulaire sur onyx noir représentant un épagneul couché dans l’herbe.

Ce motif de l’épagneul a été créé par Antonio Aguatti et à influencé de nombreux mosaïstes. Par la forme en virgule et de en demi-cercle des tesselles cette micro-mosaique date des années 1830-1840.

On désigne par le terme « micro-mosaïque » une mosaïque dont les fragments d’émail coloré (smalti filati), constituant son décor, sont de très petites dimensions. C’est un véritable travail d’orfèvre, où s’illustrent de grands maîtres tels Giacomo Raffaelli dès la fin du XVIIIe siècle.

Les tesselles miniatures  sont obtenues au terme d’un processus complexe : fusion du verre, amalgamation de la pâte et transformation de l’amalgame en fils et en « baguettes ». Les baguettes sont ensuite découpées pour obtenir les tesselles.

L’utilisation de cette technique d’une extraordinaire virtuosité à une vaste échelle est à l’origine de la fondation en 1727 du Studio Vaticano del Mosaico qui est encore en activité aujourd’hui.

Pour les fixer sur le support encollé, le mosaïste doit utiliser des pincettes. À peine plus épais qu’un cheveu, ces smalti filati peuvent être plus de 800 au cm2 ! Plus leur nombre sera important, plus l’objet sera de qualité. C’est à Rome qu’est née la micro-mosaïque. La technique initiale veut qu’après l’assemblage et le collage, la surface soit cirée et polie à la différence des micro-mosaïques produites à Venise.