École émilienne, XVIIIe siècle, Allégories de la géométrie et de la poésie
École émilienne, XVIIIe siècle
Allégories de la géométrie et de la poésie
(2) Huile sur table, cm 65 x 89
Les deux tableaux, attribuables à l’école émilienne du XVIIIe siècle, montrent un style typique de l’époque, caractérisé par des compositions dynamiques, des figures féminines opulentes et une lumière qui met en valeur les paningues riches et les incarnations douces des chérubins. Il s’agit vraisemblablement de fragments de décorations plus larges, peut-être provenant d’une volte fresquée ou d’un retable d’autel, étant donné leur forme irrégulière et la représentation de figures suspendues dans les nuages. Les figures féminines centrales sont des représentations allégoriques, comme c’était la coutume dans la peinture célébrative et décorative du baroque et du rococo.
La première nous montre une Allégorie de la Géométrie ou, plus généralement, des Sciences Mathématiques présentée solennellement, sur son trône de nuages entourée de chérubins : l’attribut le plus distinctif est la grande équipe en forme de « L » que la femme tient dans sa main gauche posée sur son ventre, tandis qu’avec la droite il tient avec élégance un compas, symbole récurrent des Arts libéraux liés à la mesure et à l’ordre, comme l’astronomie et la géométrie elle-même. Le chérubin au premier plan sur la gauche tient un rouleau déroulé, sur lequel on ne voit pas de signes, mais qui suggère la présence de calculs, de dessins ou de formules.
La seconde table, quant à elle, représente l’Allégorie de la Poésie ou de l’Histoire : dans ce cas la femme, contrairement à l’autre, est dotée de grandes ailes blanches, qui contribuent à l’identifier comme une créature céleste ou une personnification liée à l’Inspiration, au Génie ou à la Célébrité ; porte sur la tête une couronne de laurier, symbole universel de gloire, d’honneur et, spécifiquement, de la Poésie et de la victoire intellectuelle. Dans sa main droite, il tient un stylo d’oie, tandis qu’à son cou, il porte un médaillon avec un masque, qui pourrait symboliser l’Histoire, rappelant le passé, ou le Théâtre. Les puts qui l’entourent renforcent, en fait, l’interprétation allégorique, immortalisés dans le but de tenir un livre ouvert, symbole de la connaissance et des disciplines intellectuelles et de jouer une trompette, principal attribut de la Célébrité, qui a pour tâche de diffuser et de célébrer les œuvres écrites.
Les deux planches sont caractérisées par des couleurs vives, avec une prédilection pour les rouges, les jaunes et les bleus changeant, et par un coup de pinceau doux et descriptif des panneggi. La composition aérienne, avec les figures qui occupent un coin du ciel, reflète l’influence du classicisme bolonais, comme les Carracci ou Guido Reni, filtrée à travers le goût plus décoratif et léger du XVIIIe siècle émilien, qui tend à une élégance presque rococo tout en conservant une certaine solidité structurelle des figures.
Allégories de la géométrie et de la poésie
(2) Huile sur table, cm 65 x 89
Les deux tableaux, attribuables à l’école émilienne du XVIIIe siècle, montrent un style typique de l’époque, caractérisé par des compositions dynamiques, des figures féminines opulentes et une lumière qui met en valeur les paningues riches et les incarnations douces des chérubins. Il s’agit vraisemblablement de fragments de décorations plus larges, peut-être provenant d’une volte fresquée ou d’un retable d’autel, étant donné leur forme irrégulière et la représentation de figures suspendues dans les nuages. Les figures féminines centrales sont des représentations allégoriques, comme c’était la coutume dans la peinture célébrative et décorative du baroque et du rococo.
La première nous montre une Allégorie de la Géométrie ou, plus généralement, des Sciences Mathématiques présentée solennellement, sur son trône de nuages entourée de chérubins : l’attribut le plus distinctif est la grande équipe en forme de « L » que la femme tient dans sa main gauche posée sur son ventre, tandis qu’avec la droite il tient avec élégance un compas, symbole récurrent des Arts libéraux liés à la mesure et à l’ordre, comme l’astronomie et la géométrie elle-même. Le chérubin au premier plan sur la gauche tient un rouleau déroulé, sur lequel on ne voit pas de signes, mais qui suggère la présence de calculs, de dessins ou de formules.
La seconde table, quant à elle, représente l’Allégorie de la Poésie ou de l’Histoire : dans ce cas la femme, contrairement à l’autre, est dotée de grandes ailes blanches, qui contribuent à l’identifier comme une créature céleste ou une personnification liée à l’Inspiration, au Génie ou à la Célébrité ; porte sur la tête une couronne de laurier, symbole universel de gloire, d’honneur et, spécifiquement, de la Poésie et de la victoire intellectuelle. Dans sa main droite, il tient un stylo d’oie, tandis qu’à son cou, il porte un médaillon avec un masque, qui pourrait symboliser l’Histoire, rappelant le passé, ou le Théâtre. Les puts qui l’entourent renforcent, en fait, l’interprétation allégorique, immortalisés dans le but de tenir un livre ouvert, symbole de la connaissance et des disciplines intellectuelles et de jouer une trompette, principal attribut de la Célébrité, qui a pour tâche de diffuser et de célébrer les œuvres écrites.
Les deux planches sont caractérisées par des couleurs vives, avec une prédilection pour les rouges, les jaunes et les bleus changeant, et par un coup de pinceau doux et descriptif des panneggi. La composition aérienne, avec les figures qui occupent un coin du ciel, reflète l’influence du classicisme bolonais, comme les Carracci ou Guido Reni, filtrée à travers le goût plus décoratif et léger du XVIIIe siècle émilien, qui tend à une élégance presque rococo tout en conservant une certaine solidité structurelle des figures.
9 000 €
Epoque : 18ème siècle
Style : Autre style
Etat : Bon état
Matière : Huile sur bois
Largeur : 89
Hauteur : 65
Référence (ID) : 1839078
Disponibilité : En stock
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