ROGER DESSERPRIT (1923-1985) / DESSIN PRÉPARATOIRE POUR SCULPTURE / 1971
Artiste : Roger Desserprit (1923-1985)
ROGER DESSERPRIT (1923-1985) 7
Dessin abstrait géométrique 1971
Composition - Étude de volumes pliés
1971 Dessin original à l'encre de Chine sur papier vélin
Dimensions : 21 x 31 cm à vue / 52 x 42 cm avec cadre
Signé "Desserprit" et daté "71" en bas à gauche à l'encre
Feuille d'une grande rigueur, absolument emblématique de la maturité de Desserprit. On y retrouve son langage de sculpteur transposé sur papier : deux volumes monumentaux, faits de plans anguleux et de plis nets comme de la tôle, qui s'imbriquent dans l'espace.
Le trait est à la plume, incisif, architectural. Les ombres sont rendues par un travail de hachures d'une extrême finesse au stylo-bille qui donne à ces formes abstraites une présence, un poids, une lumière rasante. C'est une sculpture sans socle. On pense à une maquette d'architecture, à un origami de béton. C'est tout l'esprit de l'abstraction concrète : l'oeuvre ne représente rien d'autre que son propre espace réel.
Roger Desserprit est né en 1923 à Buxy. Élève des Beaux-Arts de Paris dès 1941, il s'affranchit très tôt de l'académisme grâce à la lithographie. Repéré par Colette Allendy, la galeriste la plus avant-gardiste de Paris, il y expose dès 1950. Proche des artistes sud-américains Carmelo Arden-Quin et Gyula Kosice, il intègre le mouvement Madi et participe dès 1949 au Salon des Réalités Nouvelles aux côtés d'Arden Quin, Bresciani, Eielson, Vardanega.
Peintre et sculpteur à la fois, introduit par le poète André Frénaud auprès de Bazaine et Ubac, il développe une oeuvre cohérente entre peinture, dessin et ses célèbres sculptures en alliage repoussé martelé et soudé à l'étain.
Roger DESSERPRIT (1923-1985)
Peintre et sculpteur abstrait français. Né le 9 mars 1923 à Buxy (Saône-et-Loire). Il se passionne très tôt pour le dessin et entre à l'École des Beaux-Arts de Paris en 1941. Il y suit notamment l'enseignement de la lithographie avec Jaudon, qui l'éloigne de l'académisme. Au lendemain de la guerre, il fréquente le milieu artistique d'avant-garde parisien. Par l'intermédiaire du poète André Frénaud, il rencontre Bazaine, Ubac. Il se lie surtout avec les artistes sud-américains Carmelo Arden-Quin et Gyula Kosice, initiateurs du mouvement d'abstraction géométrique Madi. Remarqué par Colette Allendy, dont la galerie est alors le laboratoire de l'abstraction, il y expose pour la première fois en 1949-1950. La même année, il participe au Salon des Réalités Nouvelles, aux côtés d'Arden-Quin, Bresciani, Eielson, Vardanega, et à l'exposition Madi d'avril 1950 à la galerie Colette Allendy. Desserprit s'inscrit alors pleinement dans l'abstraction concrète. Peintre d'abord - compositions géométriques rigoureuses - il s'oriente dès la fin des années 50 vers la sculpture, qui fera sa renommée : des figures stylisées, des familles, des oiseaux, des porteurs, réalisés en alliage léger repoussé, martelé et soudé à l'étain, ensuite édités en bronze à 12 exemplaires. Les années 60-70 sont sa période de maturité. Peinture et sculpture dialoguent : mêmes volumes anguleux, mêmes plans pliés, même recherche d'un espace réel, construit. Ses dessins à l'encre, comme celui de 1971, sont le laboratoire direct de ses sculptures. Artiste discret, en marge du marché, mais parfaitement référencé dans l'histoire de l'abstraction géométrique française d'après-guerre.
Dessin abstrait géométrique 1971
Composition - Étude de volumes pliés
1971 Dessin original à l'encre de Chine sur papier vélin
Dimensions : 21 x 31 cm à vue / 52 x 42 cm avec cadre
Signé "Desserprit" et daté "71" en bas à gauche à l'encre
Feuille d'une grande rigueur, absolument emblématique de la maturité de Desserprit. On y retrouve son langage de sculpteur transposé sur papier : deux volumes monumentaux, faits de plans anguleux et de plis nets comme de la tôle, qui s'imbriquent dans l'espace.
Le trait est à la plume, incisif, architectural. Les ombres sont rendues par un travail de hachures d'une extrême finesse au stylo-bille qui donne à ces formes abstraites une présence, un poids, une lumière rasante. C'est une sculpture sans socle. On pense à une maquette d'architecture, à un origami de béton. C'est tout l'esprit de l'abstraction concrète : l'oeuvre ne représente rien d'autre que son propre espace réel.
Roger Desserprit est né en 1923 à Buxy. Élève des Beaux-Arts de Paris dès 1941, il s'affranchit très tôt de l'académisme grâce à la lithographie. Repéré par Colette Allendy, la galeriste la plus avant-gardiste de Paris, il y expose dès 1950. Proche des artistes sud-américains Carmelo Arden-Quin et Gyula Kosice, il intègre le mouvement Madi et participe dès 1949 au Salon des Réalités Nouvelles aux côtés d'Arden Quin, Bresciani, Eielson, Vardanega.
Peintre et sculpteur à la fois, introduit par le poète André Frénaud auprès de Bazaine et Ubac, il développe une oeuvre cohérente entre peinture, dessin et ses célèbres sculptures en alliage repoussé martelé et soudé à l'étain.
Roger DESSERPRIT (1923-1985)
Peintre et sculpteur abstrait français. Né le 9 mars 1923 à Buxy (Saône-et-Loire). Il se passionne très tôt pour le dessin et entre à l'École des Beaux-Arts de Paris en 1941. Il y suit notamment l'enseignement de la lithographie avec Jaudon, qui l'éloigne de l'académisme. Au lendemain de la guerre, il fréquente le milieu artistique d'avant-garde parisien. Par l'intermédiaire du poète André Frénaud, il rencontre Bazaine, Ubac. Il se lie surtout avec les artistes sud-américains Carmelo Arden-Quin et Gyula Kosice, initiateurs du mouvement d'abstraction géométrique Madi. Remarqué par Colette Allendy, dont la galerie est alors le laboratoire de l'abstraction, il y expose pour la première fois en 1949-1950. La même année, il participe au Salon des Réalités Nouvelles, aux côtés d'Arden-Quin, Bresciani, Eielson, Vardanega, et à l'exposition Madi d'avril 1950 à la galerie Colette Allendy. Desserprit s'inscrit alors pleinement dans l'abstraction concrète. Peintre d'abord - compositions géométriques rigoureuses - il s'oriente dès la fin des années 50 vers la sculpture, qui fera sa renommée : des figures stylisées, des familles, des oiseaux, des porteurs, réalisés en alliage léger repoussé, martelé et soudé à l'étain, ensuite édités en bronze à 12 exemplaires. Les années 60-70 sont sa période de maturité. Peinture et sculpture dialoguent : mêmes volumes anguleux, mêmes plans pliés, même recherche d'un espace réel, construit. Ses dessins à l'encre, comme celui de 1971, sont le laboratoire direct de ses sculptures. Artiste discret, en marge du marché, mais parfaitement référencé dans l'histoire de l'abstraction géométrique française d'après-guerre.
850 €
Epoque : 20ème siècle
Style : Art moderne
Etat : Parfait état
Matière : Papier
Référence (ID) : 1835552
Disponibilité : En stock
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