Gustav Bartsch (1821 - 1906), La mort de Cléopâtre
Gustav Bartsch (1821 - 1906)
La mort de Cléopâtre
Huile sur toile, cm 111 x 142
Signé au dos par Gustav Bartisch
Cléopâtre dispartie sans vie occupe le centre de la composition de Gustav Bartsch, prise dans l’instant qui suit immédiatement son suicide. La reine d’Égypte est allongée sur le lit, qui dans la tradition iconographique sert ensemble de tampon nuptial et de berceau funèbre, enveloppée dans des vêtements blancs vaporeux et ornée de bijoux royaux : le diadème entre les cheveux, le collier de pierres précieuses, les bracelets aux bras. Le bras droit abandonné, qui glisse vers le bas dans un geste désormais dépourvu de force, est le signe classique par lequel la peinture indique la mort survenue. Au pied du lit, une servante se désespère en cachant son visage entre ses mains. Devant le lit, une figure masculine enveloppée dans un large manteau rouge brodé d’or, probablement un dignitaire ou un mis. Sur la droite, la scène s’ouvre brusquement sur l’irruption de soldats romains en armure, menés par un officier dont le visage trahit le désarroi, la surprise et un respect involontaire pour la fermeté de la reine. Ces soldats représentent le pouvoir de Rome et d’Octavien, arrivé trop tard : la guerre a été gagnée sur le terrain, mais Cléopâtre, se suicidant, a volé au vainqueur le trophée le plus convoité, celui de l’emmener prisonnière à Rome.
Le tableau fait partie de la production de peinture d’histoire de Gustav Bartsch, peintre, portraitiste et illustrateur allemand né en 1821 à Gleiwitz et actif principalement dans la seconde moitié du XIXe siècle. Son talent s’est manifesté très tôt : dès 1836, à seulement quinze ans, il expose un dessin à la plume au Berliner Kunstausstellung, signe d’une formation graphique solide qui allait caractériser toute sa carrière. Marié à Clara Friederike Georgine von Strombeck, Bartsch s’installe dans le quartier de Blasewitz à Dresde, devenant une présence active dans le milieu artistique saxon de l’époque. Sa production se situe dans le sillage de l’art académique et de l’historicisme allemand, avec une évidente propension pour les sujets historiques et exotiques, nourris par un goût orientaliste très répandu dans la culture figurative du milieu du siècle. Dans des œuvres d’une même ampleur dramatique et un environnement ancien, souvent de sujet orientaliste, Bartsch montre le même soin dans la réalisation des tissus, des architectures et des ornements, ainsi que l’attention théâtrale à la composition des figures. La mort de Cléopâtre s’inscrit parfaitement dans cette veine, alliant le charme de l’Orient antique à la suggestion morale de la défaite d’un empire et du triomphe personnel d’une reine sur son destin. L’œuvre témoigne également de la façon dont Bartsch se mouvait naturellement entre l’illustration éditoriale de haute qualité et la peinture sur chevalet destinée au collectionnisme bourgeois et aux expositions du XIXe siècle, domaine dans lequel sa technique picturale et sa sensibilité narrative ont trouvé leur plein accomplissement.
La mort de Cléopâtre
Huile sur toile, cm 111 x 142
Signé au dos par Gustav Bartisch
Cléopâtre dispartie sans vie occupe le centre de la composition de Gustav Bartsch, prise dans l’instant qui suit immédiatement son suicide. La reine d’Égypte est allongée sur le lit, qui dans la tradition iconographique sert ensemble de tampon nuptial et de berceau funèbre, enveloppée dans des vêtements blancs vaporeux et ornée de bijoux royaux : le diadème entre les cheveux, le collier de pierres précieuses, les bracelets aux bras. Le bras droit abandonné, qui glisse vers le bas dans un geste désormais dépourvu de force, est le signe classique par lequel la peinture indique la mort survenue. Au pied du lit, une servante se désespère en cachant son visage entre ses mains. Devant le lit, une figure masculine enveloppée dans un large manteau rouge brodé d’or, probablement un dignitaire ou un mis. Sur la droite, la scène s’ouvre brusquement sur l’irruption de soldats romains en armure, menés par un officier dont le visage trahit le désarroi, la surprise et un respect involontaire pour la fermeté de la reine. Ces soldats représentent le pouvoir de Rome et d’Octavien, arrivé trop tard : la guerre a été gagnée sur le terrain, mais Cléopâtre, se suicidant, a volé au vainqueur le trophée le plus convoité, celui de l’emmener prisonnière à Rome.
Le tableau fait partie de la production de peinture d’histoire de Gustav Bartsch, peintre, portraitiste et illustrateur allemand né en 1821 à Gleiwitz et actif principalement dans la seconde moitié du XIXe siècle. Son talent s’est manifesté très tôt : dès 1836, à seulement quinze ans, il expose un dessin à la plume au Berliner Kunstausstellung, signe d’une formation graphique solide qui allait caractériser toute sa carrière. Marié à Clara Friederike Georgine von Strombeck, Bartsch s’installe dans le quartier de Blasewitz à Dresde, devenant une présence active dans le milieu artistique saxon de l’époque. Sa production se situe dans le sillage de l’art académique et de l’historicisme allemand, avec une évidente propension pour les sujets historiques et exotiques, nourris par un goût orientaliste très répandu dans la culture figurative du milieu du siècle. Dans des œuvres d’une même ampleur dramatique et un environnement ancien, souvent de sujet orientaliste, Bartsch montre le même soin dans la réalisation des tissus, des architectures et des ornements, ainsi que l’attention théâtrale à la composition des figures. La mort de Cléopâtre s’inscrit parfaitement dans cette veine, alliant le charme de l’Orient antique à la suggestion morale de la défaite d’un empire et du triomphe personnel d’une reine sur son destin. L’œuvre témoigne également de la façon dont Bartsch se mouvait naturellement entre l’illustration éditoriale de haute qualité et la peinture sur chevalet destinée au collectionnisme bourgeois et aux expositions du XIXe siècle, domaine dans lequel sa technique picturale et sa sensibilité narrative ont trouvé leur plein accomplissement.
2 600 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Autre style
Etat : Bon état
Matière : Huile sur toile
Largeur : 142
Hauteur : 111
Référence (ID) : 1826409
Disponibilité : En stock
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