CHARLES DESPIAU (1874-1946) - NU FÉMININ À LA SANGUINE
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CHARLES DESPIAU (1874-1946) - NU FÉMININ À LA SANGUINE

Artiste : Charles Despiau (1874-1946)
CHARLES DESPIAU (1874-1946) - Nu féminin à la sanguine
Sanguine sur papier - Signée en bas à droite "C Despiau"
à vue : 35,5 x 23 cm
avec cadre : 48 x 35,5 cm

Il s'agit d' une très belle feuille de Charles Despiau. On n'est pas sur une simple étude jetée, mais sur un nu d'atelier abouti. On sent immédiatement le sculpteur. Le trait est plein, soutenu, sans hésitation.
Il ne dessine pas un contour, il construit un volume. Il cherche le poids du corps, l'aplomb de la hanche, la lumière sur la chair, avec cette science de la sanguine qui lui est propre. Le lavis est léger, les hachures sont nerveuses, et l'ensemble dégage une vraie sensualité sans jamais tomber dans la facilité. C'est là toute la différence.
La feuille est très bien définie, complète du visage au genou, avec une présence rare. La plupart des sanguines de Despiau que l'on voit passer sont des croquis partiels ou brouillons. 

Charles Despiau (1874-1946) - Le Donatello moderne Charles Alfred Marie Despiau, dit Charles Despiau, est né le 4 novembre 1874 à Mont-de-Marsan et mort le 28 octobre 1946 à Paris. Sculpteur français, il est considéré de son vivant comme un nouveau Donatello et l'égal d'Aristide Maillol, l'un des plus grands sculpteurs de l'entre-deux-guerres.

Fils et petit-fils de maîtres plâtriers, élève au lycée Victor-Duruy à Mont-de-Marsan, il est remarqué par son professeur de dessin Louis Henri Ismaël Morin. Grâce à une bourse du département des Landes, il s'installe à Paris en 1891. Il entre à l'École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs chez Hector Lemaire, puis à l'École des Beaux-Arts dans l'atelier du sculpteur Louis-Ernest Barrias où il apprend la taille directe. Il débute au Salon en 1898 et est admis à la Société Nationale des Beaux-Arts en 1901, dont il devient sociétaire en 1904 avec Petite fille des Landes.
Il intègre la "Bande à Schnegg", groupe de sculpteurs qui ont tous été praticiens d'Auguste Rodin, surnommé "La bande à Rodin" par Camille Claudel. On y trouve Bourdelle, Pompon, Wlérick, Drivier, Halou... En 1907, après avoir vu sa sculpture Paulette, Rodin lui demande de travailler avec lui. Son activité de praticien dure jusqu'en 1914, date de sa mobilisation. Il abandonne alors la taille en marbre du Génie du repos éternel destiné au monument à Puvis de Chavannes. Démobilisé, Rodin étant mort en 1917, il refusera de le terminer sans la supervision du maître.
Despiau choisit le portrait, fruit d'un très long travail, remarqué pour sa puissance plastique et sa vérité psychologique. Ses bustes Paulette (1910, acheté par l'État), Cra-Cra (1917), Portrait d'Alice Derain (1922) témoignent de cette réaction contre le lyrisme de Rodin et l'académisme officiel. Son monument aux morts de Mont-de-Marsan (1918-1922) est exemplaire : deux femmes, la vieille mère et la jeune veuve avec son bébé, sans mouvement anecdotique ni invocation céleste. La retenue et la dignité. Professeur à l'Académie de la Grande Chaumière et à l'Académie Scandinave, cofondateur du Salon des Tuileries en 1923, il connaît ses premiers succès commerciaux dès 1927. Sa grande exposition à la galerie Brummer à New York en 1927 lui apporte gloire et fortune et fait de lui un sculpteur reconnu aux États-Unis.
À partir de 1932, sa rencontre avec Assia Granatouroff, modèle professionnel qui pose pour Soutine, Dora Maar, Krull, lui permet de sublimer le corps féminin. Assia (1937) devient sa Vénus moderne, aux lignes pures, aux proportions idéales, dépouillée de toute suggestion érotique. En 1937, il reçoit la commande d'une statue colossale de 6 mètres, Apollon, pour le parvis du futur Palais de Tokyo pour l'Exposition Universelle. Il y travaillera jusqu'à la fin de sa vie, sans jamais la livrer. Elle sera fondue en bronze après sa mort.
Le dessin à la sanguine est son laboratoire de sculpteur. Il cherche l'équilibre, le poids, la jambe porteuse. C'est pour cela que ses sanguines sont si recherchées : ce sont des sculptures sur papier.
Il meurt d'une congestion pulmonaire le 28 octobre 1946 au 49 rue Brillat-Savarin à Paris, après avoir été mis à l'index à la Libération pour son voyage en Allemagne en 1941 organisé par Arno Breker. Il est inhumé au cimetière du Centre de Mont-de-Marsan. Aujourd'hui son musée de référence est le Musée Despiau-Wlérick à Mont-de-Marsan, et ses œuvres sont à Orsay, au Musée d'Art Moderne de Paris, à New York et au Japon où il reste très admiré.
1 250 €

Epoque : 20ème siècle

Style : Autre style

Etat : Parfait état

Matière : Papier

Référence (ID) : 1824706

Disponibilité : En stock

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