Intaille néoclassique en cornaline montée sur une bague en or 18 carats. Zeus Labraundos
Intaille 15 × 21 mm ;
Monture en or 18 carats – tour de doigt 53 (US 6½ / UK M½) — anneau ouvert, ajustable ; poids brut 7,46 g.
Intaille néoclassique, fin XVIIIe – début XIXe siècle, d'après un type monétaire carien du IVe siècle av. J.-C.
Très bon état ; gravure nette ; anneau ouvert au dos pour ajustement ; petit poinçon sur l'anneau (tête d'aigle)
Bague en or 18 carats à chaton ovale serti clos, ornée d'une grande intaille en cornaline figurant Zeus Labraundos, le Zeus carien à la double hache.
Figure masculine barbue, debout sur une ligne de sol, vue de dos en léger trois-quarts, la tête tournée de profil vers la gauche. Elle est coiffée d'un bonnet ajusté ; le manteau ne passe pas par les épaules : retenu aux deux avant-bras, il court derrière les hanches et laisse le dos et le torse entièrement nus, ses pans retombant de part et d'autre jusqu'aux mollets. La main droite dresse une lance à pointe foliacée ; la main gauche tient, appuyée au sol, la double hache à long manche, la labrys. Gravure ample et sûre, modelé du dos musclé, drapé aux plis longs et souples : le vocabulaire des graveurs néoclassiques, ici mis au service d'une iconographie savante.
Contexte historique – Numismatique antique
Les tétradrachmes et didrachmes d'argent frappés à Halicarnasse par les dynastes hécatomnides de Carie — Maussolos (377–353 av. J.-C.), puis Pixodaros (341–336 av. J.-C.) — présentent au droit la tête d'Apollon de face et au revers Zeus Labraundos debout, drapé, la double hache sur l'épaule et le long sceptre en main.
Le graveur néoclassique a conservé les attributs et la stature du dieu, mais a inversé le point de vue (figure vue de dos), posé la hache au sol et dénudé le torse : la formule monétaire hiératique devient une étude de dos à l'antique. Ce dialogue entre la gemme et la monnaie est caractéristique des graveurs actifs à Rome et à Londres à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, nourris par les recueils numismatiques (Pellerin, Eckhel) qui firent connaître le « Jupiter Labrandeus » aux amateurs.
Iconographie et symbolique
Zeus Labraundos est le dieu du sanctuaire de Labraunda, dans la montagne au nord de Mylasa, patronné par les Hécatomnides. Sa double hache est l'un des plus anciens emblèmes du pouvoir en Anatolie : Plutarque rapporte qu'Héraclès la prit à la reine des Amazones Hippolyte et l'offrit à Omphale ; conservée par les rois de Lydie, elle fut emportée en Carie et placée dans la main de la statue du dieu, que l'on nomma Labraundos, « labrys » étant le mot lydien pour la hache (Questions grecques, 45). Hérodote et Strabon désignent le même dieu sous le nom de Zeus Stratios, le Zeus « des armées ». Lance et hache réunies font de lui un dieu souverain et guerrier, garant de la confédération carienne — un sujet rare en glyptique, qui trahit un commanditaire lettré.
Monture en or 18 carats – tour de doigt 53 (US 6½ / UK M½) — anneau ouvert, ajustable ; poids brut 7,46 g.
Intaille néoclassique, fin XVIIIe – début XIXe siècle, d'après un type monétaire carien du IVe siècle av. J.-C.
Très bon état ; gravure nette ; anneau ouvert au dos pour ajustement ; petit poinçon sur l'anneau (tête d'aigle)
Bague en or 18 carats à chaton ovale serti clos, ornée d'une grande intaille en cornaline figurant Zeus Labraundos, le Zeus carien à la double hache.
Figure masculine barbue, debout sur une ligne de sol, vue de dos en léger trois-quarts, la tête tournée de profil vers la gauche. Elle est coiffée d'un bonnet ajusté ; le manteau ne passe pas par les épaules : retenu aux deux avant-bras, il court derrière les hanches et laisse le dos et le torse entièrement nus, ses pans retombant de part et d'autre jusqu'aux mollets. La main droite dresse une lance à pointe foliacée ; la main gauche tient, appuyée au sol, la double hache à long manche, la labrys. Gravure ample et sûre, modelé du dos musclé, drapé aux plis longs et souples : le vocabulaire des graveurs néoclassiques, ici mis au service d'une iconographie savante.
Contexte historique – Numismatique antique
Les tétradrachmes et didrachmes d'argent frappés à Halicarnasse par les dynastes hécatomnides de Carie — Maussolos (377–353 av. J.-C.), puis Pixodaros (341–336 av. J.-C.) — présentent au droit la tête d'Apollon de face et au revers Zeus Labraundos debout, drapé, la double hache sur l'épaule et le long sceptre en main.
Le graveur néoclassique a conservé les attributs et la stature du dieu, mais a inversé le point de vue (figure vue de dos), posé la hache au sol et dénudé le torse : la formule monétaire hiératique devient une étude de dos à l'antique. Ce dialogue entre la gemme et la monnaie est caractéristique des graveurs actifs à Rome et à Londres à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, nourris par les recueils numismatiques (Pellerin, Eckhel) qui firent connaître le « Jupiter Labrandeus » aux amateurs.
Iconographie et symbolique
Zeus Labraundos est le dieu du sanctuaire de Labraunda, dans la montagne au nord de Mylasa, patronné par les Hécatomnides. Sa double hache est l'un des plus anciens emblèmes du pouvoir en Anatolie : Plutarque rapporte qu'Héraclès la prit à la reine des Amazones Hippolyte et l'offrit à Omphale ; conservée par les rois de Lydie, elle fut emportée en Carie et placée dans la main de la statue du dieu, que l'on nomma Labraundos, « labrys » étant le mot lydien pour la hache (Questions grecques, 45). Hérodote et Strabon désignent le même dieu sous le nom de Zeus Stratios, le Zeus « des armées ». Lance et hache réunies font de lui un dieu souverain et guerrier, garant de la confédération carienne — un sujet rare en glyptique, qui trahit un commanditaire lettré.
3 500 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Rome et Grèce Antique
Etat : Très bon état
Matière : Or
Référence (ID) : 1813951
Disponibilité : En stock
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