Louis-Alexandre CABIÉ – Le ruisseau au soleil couchant – Huile sur panneau – Signée
Artiste : Cabié Louis-alexandre (1853 – 1939)
Louis-Alexandre Cabié (1853-1939)
Le ruisseau au soleil couchant
Huile sur panneau
Signée en bas à gauche
Dimensions : 35 x 23 cm. Dimensions encadrée : 42 x 30,5 cm
Très bon état
Cadre en chêne, début XXe
Le jour s'en va. Derrière la ligne des collines, le soleil a laissé une traînée orangée qui monte doucement vers un ciel encore clair, presque blanc. En bas, le ruisseau file entre les pierres. Il attrape les dernières lueurs et devient, à lui seul, le point le plus lumineux du tableau.
C'est une petite huile peinte sur le motif, avec la rapidité de quelqu'un qui connaît son sujet. Les rochers sont posés en quelques touches épaisses, presque à la brosse sèche. L'eau, elle, est travaillée en pleine pâte : des blancs crémeux, appliqués franchement, qui donnent tout le mouvement du courant. À gauche, un bouquet d'arbres encore nus se découpe en silhouette. Quelques feuilles vertes ponctuent les branches — on est au tout début du printemps, ou à la fin de l'automne.
Un détail que les amateurs de Cabié reconnaîtront : le peintre laisse le bois du panneau apparent par endroits, notamment dans les berges et au premier plan. Cette teinte chaude, brun-roux, fait office de fond et réchauffe toute la partie basse de la composition. Rien n'est recouvert inutilement.
Signalons aussi que les ciels crépusculaires sont assez rares chez Cabié, qui travaille le plus souvent ses paysages en pleine lumière.
Le cadre : cadre du début du XXe siècle, en bois à profil large et plat. Les décors — la frise de perles intérieure et la bordure extérieure à volutes — ne sont pas sculptés dans le bois mais moulés en stuc, puis dorés. La dorure est irrégulière, dans son jus, ce qui s'accorde bien avec la tonalité sourde du tableau. Au dos, deux tasseaux de bois vissés font office de renforts et maintiennent l'ensemble, complétés par deux équerres métalliques aux angles.
État : bon état général. Le panneau est sain et la couche picturale est stable. Quelques reprises anciennes dans le ciel, ainsi que de légères usures et un encrassement de surface, normaux pour l'âge de l'œuvre. Le cadre présente les frottements d'usage et de petites reprises de dorure.
L'artiste
Louis-Alexandre Cabié naît à Dol-de-Bretagne en 1853 et meurt à Bordeaux en 1939. Il s'installe à Bordeaux vers 1873 et y passera l'essentiel de sa vie, après des débuts modestes comme peintre de décors.
Élève d'Hippolyte Pradelles puis d'Henri Harpignies, dont il devient l'ami fidèle, il est marqué par Corot et Théodore Rousseau. Il peint presque exclusivement en plein air et n'introduit que très rarement des personnages dans ses paysages. Ses terrains de prédilection sont la campagne girondine, la Saintonge et les bords de la Charente, l'estuaire de la Gironde et Royan. Mais c'est surtout la vallée de la Vézère, en Périgord, qui l'occupe : à partir de 1892, près d'un tiers de sa production y est réalisée, du côté des Eyzies.
Il expose au Salon des artistes français à partir de 1887 et tout au long de sa carrière, où il obtient plusieurs médailles. En 1908, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur, parrainé par son maître Harpignies. Une rue de Bordeaux porte aujourd'hui son nom.
Un critique de son temps résumait bien son affaire : Cabié est avant tout le peintre de l'arbre, de la rivière et de la lumière qui change d'heure en heure.
Œuvre visible à la galerie (07240)
Expédition : nous consulter pour les frais d’expédition en France et à l’étranger.
Le ruisseau au soleil couchant
Huile sur panneau
Signée en bas à gauche
Dimensions : 35 x 23 cm. Dimensions encadrée : 42 x 30,5 cm
Très bon état
Cadre en chêne, début XXe
Le jour s'en va. Derrière la ligne des collines, le soleil a laissé une traînée orangée qui monte doucement vers un ciel encore clair, presque blanc. En bas, le ruisseau file entre les pierres. Il attrape les dernières lueurs et devient, à lui seul, le point le plus lumineux du tableau.
C'est une petite huile peinte sur le motif, avec la rapidité de quelqu'un qui connaît son sujet. Les rochers sont posés en quelques touches épaisses, presque à la brosse sèche. L'eau, elle, est travaillée en pleine pâte : des blancs crémeux, appliqués franchement, qui donnent tout le mouvement du courant. À gauche, un bouquet d'arbres encore nus se découpe en silhouette. Quelques feuilles vertes ponctuent les branches — on est au tout début du printemps, ou à la fin de l'automne.
Un détail que les amateurs de Cabié reconnaîtront : le peintre laisse le bois du panneau apparent par endroits, notamment dans les berges et au premier plan. Cette teinte chaude, brun-roux, fait office de fond et réchauffe toute la partie basse de la composition. Rien n'est recouvert inutilement.
Signalons aussi que les ciels crépusculaires sont assez rares chez Cabié, qui travaille le plus souvent ses paysages en pleine lumière.
Le cadre : cadre du début du XXe siècle, en bois à profil large et plat. Les décors — la frise de perles intérieure et la bordure extérieure à volutes — ne sont pas sculptés dans le bois mais moulés en stuc, puis dorés. La dorure est irrégulière, dans son jus, ce qui s'accorde bien avec la tonalité sourde du tableau. Au dos, deux tasseaux de bois vissés font office de renforts et maintiennent l'ensemble, complétés par deux équerres métalliques aux angles.
État : bon état général. Le panneau est sain et la couche picturale est stable. Quelques reprises anciennes dans le ciel, ainsi que de légères usures et un encrassement de surface, normaux pour l'âge de l'œuvre. Le cadre présente les frottements d'usage et de petites reprises de dorure.
L'artiste
Louis-Alexandre Cabié naît à Dol-de-Bretagne en 1853 et meurt à Bordeaux en 1939. Il s'installe à Bordeaux vers 1873 et y passera l'essentiel de sa vie, après des débuts modestes comme peintre de décors.
Élève d'Hippolyte Pradelles puis d'Henri Harpignies, dont il devient l'ami fidèle, il est marqué par Corot et Théodore Rousseau. Il peint presque exclusivement en plein air et n'introduit que très rarement des personnages dans ses paysages. Ses terrains de prédilection sont la campagne girondine, la Saintonge et les bords de la Charente, l'estuaire de la Gironde et Royan. Mais c'est surtout la vallée de la Vézère, en Périgord, qui l'occupe : à partir de 1892, près d'un tiers de sa production y est réalisée, du côté des Eyzies.
Il expose au Salon des artistes français à partir de 1887 et tout au long de sa carrière, où il obtient plusieurs médailles. En 1908, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur, parrainé par son maître Harpignies. Une rue de Bordeaux porte aujourd'hui son nom.
Un critique de son temps résumait bien son affaire : Cabié est avant tout le peintre de l'arbre, de la rivière et de la lumière qui change d'heure en heure.
Œuvre visible à la galerie (07240)
Expédition : nous consulter pour les frais d’expédition en France et à l’étranger.
450 €
Epoque : 20ème siècle
Style : Art Nouveau
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur bois
Largeur : 35 cm / 42 cm encadré
Hauteur : 23 cm / 30,5 cm encadré
Référence (ID) : 1802640
Disponibilité : En stock
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